Décès de la chanteuse Dani: la nuit parisienne perd une de ses étoiles

Dani - également actrice et mannequin, entre autres - est décédée lundi dans la soirée des «suites d'un malaise» dans la région de Tours (centre) où elle résidait. (AFP).
Dani - également actrice et mannequin, entre autres - est décédée lundi dans la soirée des «suites d'un malaise» dans la région de Tours (centre) où elle résidait. (AFP).
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Publié le Mardi 19 juillet 2022

Décès de la chanteuse Dani: la nuit parisienne perd une de ses étoiles

  • Dani - également actrice et mannequin, entre autres - est décédée lundi dans la soirée des «suites d'un malaise» dans la région de Tours (centre) où elle résidait
  • «C'est un vrai personnage, elle a une vraie épaisseur, chez elle pas d'afféterie, elle ne joue pas un rôle, il y a un vrai désir de sculpter une trajectoire d'artiste»

PARIS : Voix envoûtante, physique androgyne, icône des nuits parisiennes revenue en grâce en 2001 avec "Comme un boomerang" en duo avec Etienne Daho, la chanteuse française Dani est décédée à 77 ans.

Dani - également actrice et mannequin, entre autres - est décédée lundi dans la soirée des "suites d'un malaise" dans la région de Tours (centre) où elle résidait, a indiqué mardi à l'AFP son manager Lambert Boudier.

L'artiste venait de finir la tournée de son dernier album "Horizons Dorés" et achevait déjà la préparation d'un nouvel album.

Dani (Danièle Graule à l'état civil) avait choisi d'appeler ce prochain album "Attention Départ". "Comme une prémonition. Je n'y voyais qu'un nouveau chapitre", a écrit dans son hommage sur Instagram Etienne Daho, qui confie lui avoir parlé lundi soir.

"Toi l'inclassable, libre, si jeune (...) tu as tout fait avec l'élégance des dilettantes", salue encore le chanteur. Avant de conclure "Si rock, mais toi pour de vrai".

"C'est un vrai personnage, elle a une vraie épaisseur, chez elle pas d'afféterie, elle ne joue pas un rôle, il y a un vrai désir de sculpter une trajectoire d'artiste", décrivait à l'AFP en 2020 Bertrand Dicale, spécialiste de la chanson française.

Chemin «chaotique»

Même si, comme Dani le disait il y a deux ans à l'AFP de sa voix aux délicates aspérités: "ce n'est pas toujours facile de prendre des chemins pas comme les autres". "C'est très chaotique, mais avec des belles rencontres".

Dani fut la reine du "Paris by night" des années 70, aux commandes alors de L'Aventure, night-club branché, version française du Studio 54 de New York. Son mode de vie sans carcan était résumé dans sa chanson "La vie à 25 ans (Y'a pas de d'mal à se faire du bien)".

François Truffaut la choisit pour le rôle de Liliane dans "La Nuit américaine", mise en abyme sur le monde du cinéma, Oscar 1974 du meilleur film étranger. Elle tourna aussi avec Roger Vadim, Claude Chabrol, Georges Lautner ou encore récemment Olivier Marchal.

Mais son parcours fut heurté. En 1987, l'ex-égérie yéyé avait raconté sa descente aux enfers dans "Drogue la galère".

Boudée par les maisons de disques à cause de sa fréquentation des paradis artificiels, elle était donc revenue sur le devant de la scène grâce à Etienne Daho en 2001.

Ce dernier lui avait proposé de chanter en duo "Comme un boomerang", titre composé pour elle par Serge Gainsbourg mais recalé pour l'Eurovision 1975 -- car jugé trop connoté sexuellement -- et oublié.

«Inconscience totale»

"Comme un boomerang" fut un grand succès. Pourtant, elle n'y croyait pas au départ.

"Etienne Daho m'avait dit 'Si tu veux t'en sortir, il faut rechanter'. Je lui avais répondu 't'es malade ou quoi?' (rires)". Depuis, elle avait retrouvé un statut d'icône, qui l'embarrassait.

"Il y a un côté figé alors que j'ai l'impression d'être dans le mouvement", confiait-elle à l'AFP en 2020. Elle préférait parler d'un "parcours atypique" - mannequin, chanteuse, actrice, meneuse de revue, fleuriste...

"Est-ce qu'on m'a choisie ou est-ce que c'est moi qui ai choisi ? Va savoir !", s'interrogeait Dani dans son autobiographie "La nuit ne dure pas".

Tout commença pour elle quand elle quitta Perpignan (sud-ouest) pour Paris en 1963, à 19 ans.

"A mes débuts, j'étais dans l'inconscience totale. Espérant poser pour des photos de mode, j'ai frappé à la porte de 'Jours de France', le seul magazine qu’on lisait à Perpignan avec 'Elle'", confiait-elle à l'AFP en 2016.

La semaine suivante, elle était en couverture. Elle posera au cours de sa carrière devant les objectifs de Helmut Newton ou Jean-Baptiste Mondino.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.