Au cinquième mois de guerre, l'immense fatigue des habitants du Donbass ukrainien

Une photo prise le 21 juillet 2022 montre un cratère sur un marché local endommagé à la suite d'un bombardement dans la ville de Bakhmut, dans l'est de l'Ukraine, au milieu de l'invasion russe de l'Ukraine. (AFP)
Une photo prise le 21 juillet 2022 montre un cratère sur un marché local endommagé à la suite d'un bombardement dans la ville de Bakhmut, dans l'est de l'Ukraine, au milieu de l'invasion russe de l'Ukraine. (AFP)
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Publié le Vendredi 22 juillet 2022

Au cinquième mois de guerre, l'immense fatigue des habitants du Donbass ukrainien

  • Même les villes davantage éloignées du front, comme Kramatorsk, le grand centre administratif de la région de Donetsk, vivent sous la menace de frappes meurtrières
  • Selon le gouverneur de cette région, Pavlo Kyrylenko, plus de 600 civils y ont trouvé la mort depuis le début de l'invasion russe, et plus de 1 600 y ont été blessés

KRAMATORSK: L'épuisement, le désespoir et la colère gagnent du terrain dans l'est ukrainien, après cinq mois d'une "guerre sans merci, une guerre devenue folle", selon les mots d'un bénévole humanitaire, Oleksiï Ioukov.

Le conflit en Ukraine entrera dimanche dans son sixième mois. En réalité, dans le Donbass, cette région industrielle et ouvrière de l'est, il dure depuis déjà huit ans, lorsque que des séparatistes prorusses appuyés par Moscou ont conquis en 2014 une partie du territoire.

Mais l'invasion russe du 24 février a fait basculer le Donbass dans une autre dimension.

Les villes et villages le long de la ligne de front sont quotidiennement touchés par des frappes, des vies sont fauchées chaque jour. Dans le meilleur des cas, il n'y a que des maisons détruites, ces petites habitations aux jardins et potagers bien entretenus, soudainement transformées en ruines.

Même les villes davantage éloignées du front, comme Kramatorsk, le grand centre administratif de la région de Donetsk, vivent sous la menace de frappes meurtrières.

Selon le gouverneur de cette région, Pavlo Kyrylenko, plus de 600 civils y ont trouvé la mort depuis le début de l'invasion russe, et plus de 1 600 y ont été blessés.

Les forces russes, qui ont conquis quasiment toute la région de Lougansk, l'autre partie du Donbass, tentent désormais de s'emparer de celle de Donetsk. Et si le front n'a pas beaucoup évolué ces dernières semaines, la guerre d'attrition que se mènent les deux belligérants fait des ravages.

Epuisement et colère 

Dans la ville minière de Toretsk, un militaire exténué, recouvert de poussière grise après un bombardement ayant fait 6 morts -- sans doute ses frères d'armes, même s'il refuse de le dire --, lève le poing en signe de victoire, mais son regard est sans espoir.

A Sloviansk, un civil, Andriï, costaud de 54 ans, montre l'énorme cratère laissé par une bombe dans le jardin de sa belle-mère, et, tout à coup, craque et s'effondre en larmes.

A Bakhmout, ville en première ligne, une femme excédée, visage tendu par la haine, lance un doigt d'honneur aux journalistes, "ces oiseaux de malheur", dans les décombres de sa pharmacie frappée par un missile, ukrainien, selon elle.

Dans le Donbass fortement imprégné du passé soviétique et où le ressentiment est parfois fort contre les autorités de Kiev, accusées d'avoir délaissé la région pendant des années, certains attendent les Russes, d'autres s'affirment "Ukrainiens". Tous n'en peuvent plus.

Sentiment d'abandon 

Car chez les habitants rencontrés par l'AFP ces dernières semaines, c'est surtout l'incompréhension et le désespoir qui dominent. Et le sentiment d'abandon.

A Tchassiv Iar, ville touchée le 10 juillet par une frappe qui a fait plus de 45 morts, une femme de 64 ans ramasse des abricots pourris dans un décor apocalyptique, devant l'immeuble détruit.

"Des enfants sont encore enfouis là dessous! Leurs parents les appellent mais personne ne répond!" crie Lioudmyla, six fois mère et douze fois grand-mère.

"Ici, personne n'a besoin de nous, il n'y a plus rien, les responsables sont partis, on doit se débrouiller pour rester en vie", s'écrie la dame en robe bleue qui, comme la plupart des personnes interrogées, refuse de donner son nom complet.

Les autorités brillent souvent par leur absence après une frappe, tandis que les militaires se murent dans le silence.

Beaucoup de civils, sans être forcément prorusses, ne se font aucune illusion sur leurs responsables. "Le maire de tel village sera le premier à s'enfuir, celui de tel autre sera le premier à collaborer avec les Russes", peut-on entendre dans des discussions.

«J'aimais ma vie»

Les autorités ont plusieurs fois appelé la population à évacuer. Mais beaucoup n'ont nulle part où aller.

"J'aimais ma vie, mon travail dans une usine du coin, j'avais ma maison, rien d'exceptionnel, mais on était bien", soupire Tetiana, une quinquagénaire de Pokrovsk après une frappe qui a endommagé une dizaine d'habitations dans une seule rue.

"Je touche 2 000 gryvnias (environ 67 euros) de retraite, je suis seule, que vais-je devenir ?", pleure sa voisine Antonina Iermak.

Nombre de civils se désolent aussi, à mots plus ou moins couverts, que les soldats ukrainiens établissent leurs quartiers dans des zones résidentielles, dans des écoles ou maisons abandonnées.

Le sujet est très sensible, car il est au coeur de la propagande de Moscou, qui justifie toujours ses frappes sur des positions civiles par la présence de militaires.

"Je ne devrais pas vous parler, je pourrais avoir des problèmes", confie une femme brune à Toretsk, quelques heures après une frappe dans un quartier résidentiel. "Mais je voudrais que les militaires partent, qu'ils aillent se battre ailleurs, ici, il y a des enfants, et des gens normaux!".

"Moi, j'ai peur de tout, des Russes comme des Ukrainiens", confie Nina Tchoupryno, à Kostiantynivka.

Interrogé par l'AFP, un porte-parole de l'armée ukrainienne dans le Donbass s'est refusé à commenter ces allégations.

"C'est la guerre. Il est impossible d'éviter la destruction d'infrastructures ou de propriétés", a pour sa part déclaré à l'AFP le gouverneur militaire de la région de Donetsk, Pavlo Kyrylenko.

Victoria, une soldate à Kramatorsk, soupire.

"Civils et militaires... Nous sommes tous fatigués. Nous ne comprenons pas la situation, nous ne comprenons pas où nous allons", admet-elle. Avant d'ajouter, immédiatement: "mais il n'est pas question de se démoraliser".

A Tchassiv Iar, la vieille Lioudmyla s'interrompt tout à coup dans son ramassage d'abricots: "Oh, regardez, un chat! Il est toujours en vie".


Trump a renvoyé une proposition d'accord plus stricte à l'Iran 

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  • D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran
  • Selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens

WASHINGTON: Donald Trump a renvoyé une nouvelle proposition d'accord plus stricte à l'Iran pour mettre fin à la guerre, alors qu'une entente semblait se rapprocher ces derniers jours, affirment samedi des médias américain.

D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran.

Le média américain n'est pas en mesure de préciser les changements apportés par le républicain. Mais selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens.

M. Trump a maintes fois répété qu'il était exclu que Téhéran se dote de l'arme atomique, et exige que son stock d'uranium hautement enrichi soit détruit.

La question du nucléaire est l'un des principaux points de friction dans les négociations pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre la République islamique.

Parmi les autres priorités du président figurent la réouverture et le déminage du détroit d'Ormuz par l'Iran, qui en bloquant cette voie d'eau perturbe gravement les approvisionnements en carburant et l'économie mondiale en général.

Les modifications apportées par Donald Trump pourraient encore prolonger les négociations. Des sources américaines ont indiqué à l'AFP que le président n'avait pas décidé de signer la proposition sur son bureau vendredi, après une réunion de crise à la Maison Blanche.

Dans la soirée, un responsable de la présidence avait affirmé que Donald Trump ne signerait un accord "que s'il est bon pour l'Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites".


Les Etats-Unis et l'Iran s'attaquent mutuellement malgré le cessez-le-feu

Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une série d'attaques réciproques, portant un nouveau coup au cessez-le-feu au moment où leurs négociations pour mettre fin à la guerre patinent. (AFP)
Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une série d'attaques réciproques, portant un nouveau coup au cessez-le-feu au moment où leurs négociations pour mettre fin à la guerre patinent. (AFP)
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  • Les informations de médias américains pendant le week-end faisant état de nouvelles exigences américaines envers Téhéran ont refroidi les espoirs d'accord imminent, alimentés par Donald Trump lui-même
  • Et tandis que sur le front libanais Israël a intensifié son offensive, l'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine

TEHERAN: Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une série d'attaques réciproques, portant un nouveau coup au cessez-le-feu au moment où leurs négociations pour mettre fin à la guerre patinent.

Les informations de médias américains pendant le week-end faisant état de nouvelles exigences américaines envers Téhéran ont refroidi les espoirs d'accord imminent, alimentés par Donald Trump lui-même.

Et tandis que sur le front libanais Israël a intensifié son offensive, l'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine.

Ces bombardements ont visé des systèmes de radar et de contrôle de drones dans la ville de Goruk et l'île de Qeshm dans le détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dimanche soir sur X.

Ces opérations ont été menées "en réponse à des actions agressives de l'Iran, dont la destruction d'un drone américain MQ-1 qui opérait au-dessus des eaux internationales", a ajouté la même source.

Les Gardiens de la Révolution iraniens, peu après, ont affirmé avoir attaqué une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire.

La localisation de cette base n'a pas été précisée dans le communiqué des Gardiens diffusé par les médias d'Etat.

L'armée du Koweït a annoncé de son côté faire face à une attaque de drones et missiles.

Washington et Téhéran s'étaient déjà accusés mutuellement jeudi de violer le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, après des frappes américaines sur le sud de l'Iran suivies d'une attaque contre le Koweït.

Plus de fermeté 

La guerre a été déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine, alors que Téhéran et Washington avaient repris des négociations sur le nucléaire. Le conflit, qui a fait des milliers de morts, ébranle l'économie mondiale en faisant grimper les prix du pétrole.

Alors que les deux pays semblaient ces derniers jours se rapprocher d'un accord, le New York Times a rapporté samedi, sans plus de détails, que le président américain avait durci sa proposition et envoyé une nouvelle version d'un possible protocole d'accord à Téhéran.

Selon le site américain Axios, M. Trump, dont la priorité déclarée est de mettre fin au programme nucléaire iranien et de rétablir le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, souhaite plus de fermeté des négociateurs de Washington.

La chaîne CBS a rapporté dimanche soir que la nouvelle proposition américaine prévoit une prolongation du cessez-le-feu de 60 jours avec des clauses prévoyant la réouverture d'Ormuz et un cadre pour une reprise des négociations sur le nucléaire.

"Nous n'approuverons aucun accord tant que nous n'aurons pas la certitude que les droits du peuple iranien ont été pleinement garantis", a averti dimanche le principal négociateur iranien, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf.

L'Iran, qui revendique son droit à mener un programme nucléaire civil, a toujours démenti vouloir se doter de l'arme atomique, malgré les soupçons en ce sens des Etats-Unis et de nombreux pays.

Il souhaite aborder ce dossier dans un second temps en cas d'accord avec Washington et exige une levée immédiate des sanctions le frappant.

Site stratégique 

Donald Trump a insisté dimanche sur Truth Social que le projet d'accord "stipule très clairement que l'Iran n'aura pas d'arme nucléaire", et ce "en des termes très fermes".

Téhéran insiste aussi pour que tout accord inclue la fin des hostilités au Liban, où Israël veut "éliminer" le Hezbollah pro-iranien.

Mais sur ce front, l'armée israélienne continue à avancer dans le sud du pays où elle a mené de nouvelles frappes, et le Hezbollah poursuit ses attaques notamment dans le nord israélien, malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril, mais non respectée.

L'armée israélienne s'est emparée dimanche de la forteresse médiévale de Beaufort, un site stratégique où elle avait établi une base pendant les deux décennies de l'occupation israélienne, achevée en 2000.

Pour les Etats-Unis, c'est au Hezbollah de cesser les tirs en premier, en contrepartie de quoi Israël "s'abstiendrait de toute escalade à Beyrouth", selon un plan rapporté par un responsable américain à la suite d'entretiens menés dimanche par le chef de la diplomatie Marco Rubio avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

La France a demandé une réunion d'urgence au Conseil de sécurité, qui se tiendra lundi, selon des sources diplomatiques à l'AFP.

 


Les Etats-Unis affirment avoir les moyens de repartir en guerre contre l'Iran

Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, prend la parole alors qu’il est assis à côté de Bastian Giegerich, directeur général de l’International Institute for Strategic Studies (IISS), lors du sommet sur la sécurité IISS Shangri-La Dialogue à Singapore, le 30 mai 2026. (Reuters)
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, prend la parole alors qu’il est assis à côté de Bastian Giegerich, directeur général de l’International Institute for Strategic Studies (IISS), lors du sommet sur la sécurité IISS Shangri-La Dialogue à Singapore, le 30 mai 2026. (Reuters)
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  • Les États-Unis excluent tout accord avec l’Iran sans garanties sur le nucléaire et la réouverture du détroit d’Ormuz
  • Washington affirme être prêt à reprendre les hostilités si les négociations échouent

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont affirmé samedi qu'ils avaient les moyens de repartir en guerre contre l'Iran, après avoir assuré qu'un accord de paix ne sera possible que si leurs "lignes rouges sont satisfaites".

L'incertitude règne quant à l'issue des discussions entre Téhéran et Washington, après les affrontements les plus graves cette semaine depuis l'entrée en vigueur de la trêve le 8 avril.

Des sources à Washington avaient évoqué jeudi un cadre d'accord prévoyant une extension de 60 jours du cessez-le-feu, et une réunion de deux heures vendredi à la Maison Blanche, consacrée à ce sujet, n'a débouché sur aucune annonce dans l'immédiat.

"L'Iran doit accepter qu'ils n'auront jamais d'arme nucléaire. Le détroit d'Ormuz doit être ouvert immédiatement" et Téhéran doit s'engager à le déminer, a énuméré avant cette réunion le président Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Il a également demandé, tout en lettres capitales, à ce que le stock d'uranium hautement enrichi de l'Iran soit "DETRUIT".

Dans la soirée, un responsable de la Maison Blanche a affirmé à l'AFP que "le président Trump ne signera un accord que s'il est bon pour l'Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites".

"L'Iran ne peut pas avoir d'arme nucléaire", a répété ce responsable.

"Les échanges se poursuivent mais aucun accord final n'a encore été conclu", avait affirmé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaïl Baghaï, en réaction aux propos de M. Trump.

Il a par ailleurs démenti toute discussion à ce stade sur la question nucléaire et a défendu "la situation spéciale" du détroit stratégique d'Ormuz, en raison de sa localisation géographique dans les eaux territoriales de l'Iran et d'Oman.

A Téhéran, les habitants suivent désabusés ces tractations diplomatiques. "Les deux camps tiennent des propos destinés à satisfaire leurs partisans. Il est difficile de savoir qui dit la vérité", commente Ali, un Iranien de 49 ans originaire de Tonekabon, sur la mer Caspienne.

- Hegseth prêt à reprendre le combat -

Dans ce contexte, le ministre américain de la Défense Pete Hegseth a affirmé que les Etats-Unis étaient "tout à fait capables" de reprendre les hostilités contre l'Iran "si nécessaire".

"Nos stocks sont largement adaptés à cet objectif, tant sur place que dans le reste du monde, compte tenu de la manière dont nous équilibrons des munitions de haute technologie et d'autres produites en plus grande quantité", a-t-il déclaré pendant le Dialogue de Shangri-La, un forum sur la défense à Singapour.

La guerre, déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine contre l'Iran, a fait des milliers de morts, et ébranle l'économie mondiale en faisant grimper les prix du pétrole.

Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz s'est accéléré ces derniers jours, mais "cela ne signifie pas un retour à la situation d'avant-guerre", selon la télévision d'Etat iranienne, l'accès restant d'après elle interdit aux navires des pays "hostiles".

Téhéran réclame la fin des combats sur tous les fronts, en particulier au Liban où s'affrontent son allié, le Hezbollah, et Israël. Une trêve en vigueur depuis le 17 avril n'a jamais été respectée.

L'armée israélienne a encore étendu vendredi sa "zone de combat" dans le sud du Liban, tout en poursuivant ses frappes. Le ministère de la Santé libanais a fait état vendredi de 11 morts dans le sud du pays. Le mouvement pro-iranien a pour sa part revendiqué une nouvelle série d'attaques contre des cibles militaires dans le nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban.

Pendant ce temps, des responsables militaires libanais et israéliens ont tenu une réunion à Washington qualifiée de "constructive" par le gouvernement américain. Selon le Pentagone, ces discussions militaires serviront de base à une nouvelle séance de négociations politiques entre représentants des deux pays pour parvenir à un accord de sécurité, les 2 et 3 juin à Washington.

Le Hezbollah est opposé à ces pourparlers et son bloc parlementaire a à nouveau appelé jeudi le Liban à s'en retirer.

Selon le dernier bilan officiel, les frappes israéliennes ont tué au Liban 3.355 personnes depuis le début de la guerre.