Le blé revient à son prix d'avant l'invasion russe après l'accord entre Moscou et Kiev

Le ministre ukrainien de l'Infrastructure Oleksandr Kubrakov, le Secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le ministre turc de la Défense Hulusi Akar assistent à une cérémonie de signature d'une initiative sur la sécurité du transport des céréales et des denrées alimentaires depuis les ports ukrainiens, à Istanbul, le 22 juillet 2022 (Photo, AFP).
Le ministre ukrainien de l'Infrastructure Oleksandr Kubrakov, le Secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le ministre turc de la Défense Hulusi Akar assistent à une cérémonie de signature d'une initiative sur la sécurité du transport des céréales et des denrées alimentaires depuis les ports ukrainiens, à Istanbul, le 22 juillet 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 23 juillet 2022

Le blé revient à son prix d'avant l'invasion russe après l'accord entre Moscou et Kiev

  • L'Ukraine et la Russie ont fini par signer à Istanbul vendredi un accord âprement négocié
  • Le maïs, dont l'Ukraine est aussi productrice, a glissé dans la foulée de 1,99%

NEW YORK: Le cours du blé a fortement chuté vendredi à Chicago et sur Euronext, retrouvant son cours d'avant la guerre en Ukraine, en réaction à l'accord signé en Turquie entre Moscou et Kiev qui doit permettre l'exportation des céréales ukrainiennes en mer Noire.

À Chicago, le boisseau de blé (environ 27 kg) pour livraison en septembre a lâché 5,86% à 7,5900 dollars, revenant à son prix d'avant l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février.

Le maïs, dont l'Ukraine est aussi productrice, a glissé dans la foulée de 1,99% à 5,6425 dollars le boisseau pour livraison le même mois.

L'Ukraine et la Russie ont fini par signer à Istanbul vendredi, avec la Turquie et l'ONU, un accord âprement négocié qui va établir des "couloirs sécurisés" permettant la circulation des navires marchands en mer Noire. Les marchés espèrent qu'il soulagera les pays dépendants des marchés russe et ukrainien, qui représentent 30% du commerce mondial du blé à eux deux.

"Je ne m'y attendais guère étant donné que les Russes avancent davantage à l'est et se rapprochent du port d'Odessa", a commenté pour l'AFP Michael Zuzolo, président de la société de courtage et d'analyses Global Commodity Analytics and Consulting.

"Cela m'a surpris et la réaction du marché suggère qu'il y avait une prime sur le blé sur le marché, en particulier en Europe et dans une moindre mesure sur les contrats à terme à Chicago, jusqu'à ce que cette nouvelle tombe", a-t-il relevé.

Sur Euronext, le blé tendre a conclu à 325,75 euros la tonne pour livraison en septembre, dégringolant de 6,41%.

Gautier Le Molgat, analyste chez Agritel, rappelait toutefois les incertitudes soulevées par la mise en œuvre concrète de ces corridors maritimes.

Michael Zuzolo restait aussi "sceptique". "Je ne pense pas être le seul à douter que cela déplace beaucoup de grains compte tenu de ce que nous avons vécu au cours des deux derniers mois, concernant le mouvement des céréales par le rail hors des zones ukrainiennes à travers les zones russes, puis par bateau vers la mer d'Azov, puis dans la mer Noire vers la Turquie et l'Afrique du Nord".

L'analyste s'interrogeait si le cours de la céréale, mais aussi celui du maïs, allaient continuer de baisser, vu la faiblesse du dollar et la sécheresse touchant les cultures en France, en Roumanie et en Espagne.


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.