Liban: Les silos du port de Beyrouth menacent de s'effondrer

Des pompiers éteignent un incendie dans les silos du bloc nord du port de Beyrouth, à Beyrouth, le 21 juillet 2022 (Photo, AP).
Des pompiers éteignent un incendie dans les silos du bloc nord du port de Beyrouth, à Beyrouth, le 21 juillet 2022 (Photo, AP).
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Publié le Samedi 23 juillet 2022

Liban: Les silos du port de Beyrouth menacent de s'effondrer

  • L’incendie fait rage alors que le Liban souffre d'une aggravation de la pénurie de blé et de pain
  • Des silos ont survécu à l'explosion meurtrière du port et «témoignent d'un crime qui a touché tout le monde»

BEYROUTH: D’énormes silos contenant des milliers de tonnes de grains au port de Beyrouth risquent de s'effondrer à cause d'un incendie qui couve depuis des semaines dans la chaleur de l'été libanais.

On pouvait voir des flammes et une épaisse fumée noire s'élever des silos après l'embrasement de vendredi.

Face a l’incendie, le Premier ministre libanais, Najib Mikati a averti les «travailleurs et membres de la défense civile et des pompiers de ne pas s'approcher de l'endroit pour leur sécurité et pour éviter de mettre leurs vies en danger».

Les températures élevées enregistrées récemment auraient provoqué la fermentation du blé contenu dans le silo — l'une des deux structures massives qui ont résisté à l'explosion meurtrière du port de Beyrouth il y a deux ans — enflammant des milliers de tonnes de grains.

Les rapports des ministères de l'Intérieur, de l'Économie, des Travaux publics et de l'Environnement ont averti que «certaines parties du côté gauche des silos risquent de s'effondrer».

La menace qui pèse sur les silos suscite une inquiétude croissante parmi les travailleurs du port et la direction de l'installation.

La fumée et les flammes sur le site ravivent également le souvenir douloureux de l'explosion meurtrière qui a secoué le port le 4 août 2020.

Le ministre intérimaire de l'Intérieur, Bassam Mawlawi, a demandé aux pompiers et à la défense civile de commencer immédiatement à «refroidir » les silos à blé.

Alors que les Libanais assistent impuissants à la combustion du reste du blé stocké dans les silos, les moulins et les boulangeries du pays sont confrontés à une pénurie sévère de farine subventionnée utilisée pour préparer le pain pita libanais.

Le ministre intérimaire de l'Économie, Amine Salam, a affirmé que 50 000 tonnes de blé arriveront au Liban dans les 10 prochains jours, assurant un approvisionnement de six semaines.

Sept moulins sur onze ont fermé parce qu'ils n'avaient plus de blé subventionné, selon le Syndicat des propriétaires de boulangeries.

La présence de plus de 500 000 touristes au Liban accroît la pression sur les réserves de pain, a ajouté le syndicat.

Par ailleurs, l'incendie des silos a ravivé les tensions latentes entre les familles des victimes de l'explosion du port et les organes gouvernementaux.

En avril dernier, les agences gouvernementales avaient préconisé la démolition des silos en raison des risques que les structures présentent pour les environs.

Cependant, les familles et les activistes rejettent la démolition, affirmant qu'elle détruira «l'un des principaux points de repère de la plus grande explosion dont le Liban a été témoin», selon l'Ordre des ingénieurs.

Les silos «sont le témoin d'un crime qui a touché tout le monde», a-t-il souligné.

L'Ordre des ingénieurs a demandé des travaux pour «consolider les silos touchés».

Les experts affirment que le feu finira par s'éteindre. Toutefois, ils ont mis en garde contre l'utilisation d'eau pour combattre l'incendie car cela pourrait accélérer le processus de fermentation.

Les responsables politiques, sécuritaires, judiciaires et militaires continuent de se reprocher mutuellement l'explosion du port de Beyrouth.

L'enquête judiciaire sur ce crime a été suspendue en novembre dernier, en raison d'interventions politiques et de poursuites engagées contre le juge Tarek Bitar, qui dirige l'enquête.

Les accusés, dont d'anciens députés et ministres, exigent que Bitar soit retiré de l'affaire.

Dans un briefing soumis au Conseil de sécurité jeudi, la coordinatrice spéciale des Nations unies pour le Liban, Joanna Wronecka, a souligné «l'absence de progrès dans les mesures judiciaires liées à l'affaire de l'explosion du port de Beyrouth, ce qui attriste encore plus les familles des morts et des blessés».

Wronecka a exigé que «les obstacles qui entravent la procédure judiciaire soient levés et qu'une enquête complète et transparente soit menée sur cette affaire».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.