Une jeune boxeuse saoudienne défie les stéréotypes

Salma Fahad a rejoint les TKO Fighters à l'âge de 18 ans. Elle veut devenir boxeuse depuis son enfance (Photo Fournie).
Salma Fahad a rejoint les TKO Fighters à l'âge de 18 ans. Elle veut devenir boxeuse depuis son enfance (Photo Fournie).
Salma Fahad (Photo fournie).
Salma Fahad (Photo fournie).
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Publié le Dimanche 24 juillet 2022

Une jeune boxeuse saoudienne défie les stéréotypes

  • Lee Starks, entraîneur de boxe américain basé en Arabie Saoudite, a formé l'équipe des TKO Fighters
  • Starks croit que ce sport va devenir «très important dans les deux ou trois prochaines années pour les femmes saoudiennes»

RIYAD: Cette époque est la plus prometteuse pour les femmes saoudiennes qui souhaitent représenter la boxe.

Ce sport est de plus en plus connu dans le Royaume, et de plus en plus de femmes se lancent dans la poursuite de leur passion pour la boxe. La boxeuse amateur saoudienne, Salma Fahad, n'a que 19 ans et est prête à montrer au monde le potentiel des femmes saoudiennes en boxe.

La boxeuse amateur fait partie de l'équipe des TKO Fighters et passe la plupart de ses journées au Gym des TKO dans le quartier Al-Wadi de Riyadh, pour se préparer à affronter des boxeuses professionnelles à la fin du mois.

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«Le prochain match est une exhibition que nous organisons les 28 et 29 juillet», a révélé Fahad. «Je suis vraiment enthousiaste à ce sujet. Nous avons travaillé dur et ce sera un grand événement. Il aura lieu à Riyadh, à l'hôtel Radisson Blu.»

Fahad pratique la boxe depuis huit mois. Elle a rejoint les TKO Fighters à l'âge de 18 ans et veut devenir boxeuse depuis son enfance.

«Je regardais la boxe à la télévision, en particulier la boxe féminine, et je me sentais tellement inspirée», a-t-elle confié.

Alors que j’ai été battu après mon premier combat, j'y ai participé même si je ne pratiquais la boxe que depuis une semaine. Cela m'a ouvert les yeux et a fait naître en moi cet enthousiasme.

Salma Fahad

La combattante saoudienne a participé à deux compétitions officielles — sa première compétition s'est déroulée à Riyad l'année dernière et sa deuxième a eu lieu au Koweït en mars dernier. Elle a également participé à des exhibitions tout au long de l'année et s'est entraînée régulièrement. 

«Comprendre ce que c'est que de participer à des combats amateurs et acquérir ce type d'expérience m'a fait réaliser à quel point j'aime ce sport et à quel point je veux m'y consacrer», a-t-elle signalé. «Alors que j’ai été battu après mon premier combat, j'y ai participé même si je ne pratiquais la boxe que depuis une semaine. Cela m'a ouvert les yeux et a fait naître en moi cet enthousiasme.» 

La passion de Fahad la motive à s'entraîner six jours par semaine tout en essayant de rester en bonne santé pour garder son poids.

«Vous devez toujours envelopper vos mains pour les protéger, c'est le point le plus important pour ne pas vous blesser», a déclaré Fahad.

«Habituellement, nous commençons par des cordes à sauter et un échauffement pour aider le mouvement des pieds et nous utilisons le ballon de box pour aider à la coordination œil-main. Nous effectuons quelques exercices les uns avec les autres, des mouvements de sac lourd, un entraînement de sac lourd, en travaillant sur le coup, le cross, le crocheté — nous les appliquons ensemble. Nous travaillons également sur les mouvements de la tête les uns avec les autres», a-t-elle expliqué.

Le coup de boxe préféré de Fahad est le jab. «Il éloigne l'autre personne et ouvre la voie à tous les autres mouvements et contre-attaques », a-t-elle expliqué.

Malgré les stéréotypes sur la «masculinité» de ce sport, Fahad ne cesse d'encourager les aspirantes combattantes.

«Le fait d'être sur le terrain et de montrer que vous n'allez jamais vous arrêter va briser les stéréotypes», a-t-elle affirmé. «Dans une société, on ne peut pas plaire à tout le monde, surtout en étant une femme et en faisant de la boxe. Mais vous savez, j'ai réalisé que les personnes qui veulent être inspirées verront cela d'une manière positive.»

«Foncez; vous n'avez rien à perdre. La boxe m'a aidée à me trouver à plusieurs niveaux et il n'y a aucun mal à commencer. Si vous commencez en pratiquant régulièrement, vous pourrez atteindre tous les objectifs», a-t-elle indiqué.

Fahad a trouvé son équipe et son entraîneur à partir d'un post Instagram. Elle a dit qu'elle était entourée d'un cercle de soutien de la part de sa famille, de ses amis, de ses coéquipiers et de son entraîneur.

«Heureusement, ma famille me soutient beaucoup et m'a accompagnée à chaque étape du processus», a-t-elle souligné.

Elle a soutenu: «Mon entraîneur et mon équipe m'ont vraiment aidée à grandir en tant que personne. Au-delà de la boxe et à tout moment, ils m'ont aidée à avoir confiance en moi et à être plus à l'aise avec moi-même et avec le sport. Ils sont comme une seconde famille.»

Lee Starks, entraîneur de boxe américain basé en Arabie saoudite, a formé l'équipe des TKO Fighters. Il s'agit de la première équipe de boxe féminine du Royaume en 2021. Il a commencé avec quatre jeunes boxeuses ambitieuses et les a menées jusqu'au premier championnat historique à Riyad.

«Ces jeunes femmes et messieurs sont venus me voir. Ils étaient de grands fans de boxe et ils s'entraînaient très dur, alors au bout d'un moment, nous avons réfléchi: vous savez quoi ? Créons une équipe de voyage», a déclaré Starks. «Il n'y avait que deux ou trois tournois par an, alors nous avons créé une équipe de voyage qui se rendrait en dehors de l'Arabie saoudite pour participer aux tournois.»

La boxe continue de se développer en tant que sport pour les femmes saoudiennes et les perspectives d'avenir sont positives. Starks croit que ce sport va devenir «très important dans les deux ou trois prochaines années pour les femmes saoudiennes».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Aïd en vue : forte demande de chocolats et confiseries

La demande en confiseries — notamment bonbons et chocolat — augmente à l’approche de l’Aïd al-Fitr. (AN Photo)
La demande en confiseries — notamment bonbons et chocolat — augmente à l’approche de l’Aïd al-Fitr. (AN Photo)
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  • Servir des sucreries et des fruits secs pendant l’Aïd est une tradition ancienne, avec des foyers proposant une variété de friandises accompagnées de café arabe et de thé
  • Durant les derniers jours du Ramadan, la demande pour les produits locaux et importés augmente, les clients se ruant vers les commerces d’Al-Balad

DJEDDAH : La demande en confiseries — notamment bonbons et chocolat — augmente à l’approche de l’Aïd al-Fitr, les sucreries étant un élément incontournable des célébrations dans tout le Royaume.

Servir des sucreries et des fruits secs pendant l’Aïd est une tradition de longue date, les familles proposant une variété de gourmandises avec du café arabe et du thé.

Dans les derniers jours du Ramadan, la demande pour les produits locaux et importés augmente fortement, les clients se rendant massivement dans les boutiques d’Al-Balad, les centres commerciaux et les plateformes en ligne pour préparer la fête.

Abdulaziz Farhane, responsable des ventes et du marketing d’une grande chocolaterie de Tahlia Street à Djeddah, a indiqué que les ventes de sucreries avaient fortement augmenté ces derniers jours.

« Les entreprises, hôtels et particuliers avaient déjà commencé à passer leurs commandes pour l’Aïd dès le 15e jour du Ramadan », a-t-il déclaré. « Nos boutiques à Djeddah ont enregistré une hausse de 25 % des ventes. Nous devons répondre à un grand nombre de clients ayant réservé à l’avance. »

Le quartier historique d’Al-Balad constitue également un centre majeur pour les achats du Ramadan et de l’Aïd, avec de nombreux commerces proposant des confiseries traditionnelles et modernes ainsi que des cadeaux.

Le vendeur Saeed Al-Yamani a déclaré : « Nos ventes ont doublé à l’approche de l’Aïd al-Fitr, avec une forte hausse des achats et commandes durant les dix derniers jours du mois sacré. »

Les chocolats suisses et belges de luxe, vendus entre 200 et 400 riyals le kilo, sont très demandés, aux côtés des confiseries traditionnelles à 50–80 riyals.

« L’Aïd est un moment où l’on célèbre la fin du Ramadan en recevant famille et amis à la maison. La tradition est donc d’offrir chocolats, confiseries et café arabe », a expliqué un employé, Faisal Bawazeer.

Il ajoute qu’il préfère acheter ses confiseries plus tôt dans le Ramadan afin d’éviter la foule et la hausse des prix en fin de période. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Du blues de "Sinners" à une rare égalité: cinq temps forts des Oscars 2026

Priyanka Chopra et Javier Bardem sur scène. (AFP)
Priyanka Chopra et Javier Bardem sur scène. (AFP)
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  • Une bataille après l'autre triomphe aux Oscars, tandis que Sinners brille par sa performance musicale spectaculaire rendant hommage au blues et à la musique noire
  • Javier Bardem lance un message politique discret mais fort : « non à la guerre, libérez la Palestine », dans une cérémonie par ailleurs plutôt consensuelle

HOLLYWOOD: "Une bataille après l'autre" a triomphé aux Oscars dimanche devant "Sinners", auquel on doit un des temps forts de la cérémonie, une performance musicale magistrale.

Le blues de "Sinners" et la Corée de "KPop Demon Hunters" sur scène

Le blues s'est emparé du Dolby Theatre, transformé en bar de fortune dans une grange du Mississippi pour reproduire la scène musicale d'anthologie de "Sinners" (quatre Oscars dont la meilleure musique de film).

Miles Caton, qui interprète un fils de pasteur accro à la musique du diable, et l'auteur-compositeur-interprète Raphael Saadiq ont repris "I Lied To You", entourés d'artistes incarnant toutes les époques de la musique noire, de l'Afrique de l'Ouest jusqu'au hip-hop américain. Participaient à cet hommage le musicien Shaboozey et la danseuse étoile Misty Copeland, qui a récemment subi un remplacement de hanche.

Les chanteuses de "KPop Demon Hunters" (meilleur film d'animation) ont elles rendu hommage à la culture sud-coréenne en interprétant leur tube "Golden", meilleure chanson originale.

Robert Redford "cowboy intellectuel" pour Barbra Streisand

La cérémonie a honoré les figures du cinéma disparues récemment, dont l'acteur et réalisateur Robert Redford, "cow-boy intellectuel qui a tracé sa propre voie", selon Barbra Streisand, son amie depuis "Nos plus belles années" (1973).

Tué avec son épouse Michelle en décembre, le réalisateur Rob Reiner laisse en héritage des films qui "dureront des générations, parce qu'ils parlaient de ce qui nous fait rire et pleurer, et de ce à quoi nous aspirons à être", a dit Billy Crystal, héros de sa comédie romantique "Quand Harry rencontre Sally" (1989). Le fils du couple a plaidé non-coupable de ces meurtres.

Rachel McAdams, qui incarnait la fille de Diane Keaton dans "Esprit de famille" en 2005, a salué "une légende qui ne se terminera jamais".

Humour consensuel pour Conan O'Brien

"Je dois vous prévenir, cette soirée pourrait devenir politique", avait annoncé le présentateur de la cérémonie, l'humoriste Conan O'Brien. Ses piques sur le système de santé américain ou le patron de Netflix se sont avérées plutôt consensuelles.

C'est sur le traitement de l'affaire Epstein aux Etats-Unis qu'il a été le plus mordant, lançant: "C'est la première fois depuis 2012 qu'aucun Britannique n'est nommé dans les catégories meilleur acteur ou meilleure actrice. Un porte-parole britannique a déclaré: "+Ouais, mais au moins, nous on arrête nos pédophiles+".

En pleine guerre au Moyen-Orient déclenchée par Donald Trump, le ton est resté globalement très sage, hormis le "non à la guerre, libérez la Palestine" lancé par Javier Bardem sur scène.

"Bébé yoda" fait sa promo

Diffusée sur la chaîne américaine ABC, propriété du groupe Disney, la cérémonie a été l'occasion de faire la promotion de plusieurs films produits par la firme aux grandes oreilles.

"Bébé yoda", héros de la série "The Mandalorian" et du film "The Mandalorian and Grogu", en salles en France le 20 mai, est apparu dans le public. Anne Hathaway, à l'affiche du "Diable s'habille en Prada 2" le 29 avril, a remis un prix avec la papesse de la mode Anna Wintour. Et les "Avengers" Chris Evans et Robert Downey Jr se sont retrouvés sur scène avant la sortie de "Doomsday" le 16 décembre.

Les bandes-annonces ont ensuite été diffusées pendant les publicités.

Rare ex-aequo dans l'histoire des Oscars

Pour la 7e fois seulement depuis 1929, un prix a récompensé deux films ex-aequo. Le meilleur court métrage de fiction est revenu à "The Singers", de Sam Davis et Jack Piatt, et à une production française, "Deux personnes échangeant de la salive", d'Alexandre Singh et Natalie Musteata.

L'acteur et humoriste Kumail Nanjiani, qui remettait ce prix, s'est amusé de "l'ironie que l'Oscar du court métrage prenne deux fois plus de temps".

Barbra Streisand, pour "Funny Girl", et Katharine Hepburn, pour "Le Lion en hiver", s'étaient partagé le prix de la meilleure actrice en 1969. La dernière égalité remontait à 2013, avec "Skyfall" et "Zero Dark Thirty" dans la catégorie meilleur montage sonore.


L’Institut du monde arabe rend hommage à Leila Shahid

Engagée en politique dès ses 18 ans, cette proche de Yasser Arafat, qui parlait couramment anglais et français, a été la première femme à représenter l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à l'étranger, à partir de 1989 en Irlande, puis aux Pays-Bas et au Danemark. (AFP)
Engagée en politique dès ses 18 ans, cette proche de Yasser Arafat, qui parlait couramment anglais et français, a été la première femme à représenter l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à l'étranger, à partir de 1989 en Irlande, puis aux Pays-Bas et au Danemark. (AFP)
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  • Le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré dans un communiqué que Leïla Shahid "avait incarné le modèle d'une diplomatie engagée envers les valeurs de liberté, de justice et de paix"
  • "Elle est la Palestine incarnée dans le monde francophone", a résumé de son côté le représentant adjoint de la Palestine à l'ONU Majed Bamya, évoquant sur X une personnalité "si universelle et si palestinienne"

PARIS: Mardi 31 mars 2026, l’Institut du monde arabe rendra hommage à Leila Shahid pour une soirée exceptionnelle. Proches, amis et compagnons de route évoqueront son parcours et son engagement, avec notamment les interventions d’Elias Sanbar, Karim Kattan et de nombreux invités. Un moment de mémoire et de dialogue pour saluer une grande voix de la Palestine.

Engagée en politique dès ses 18 ans, cette proche de Yasser Arafat, qui parlait couramment anglais et français, a été la première femme à représenter l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à l'étranger, à partir de 1989 en Irlande, puis aux Pays-Bas et au Danemark.

Elle a ensuite été déléguée générale de l'Autorité palestinienne en France de 1994 à 2005, avant d'occuper les mêmes fonctions à Bruxelles auprès de l'UE durant la décennie suivante.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré dans un communiqué que Leïla Shahid "avait incarné le modèle d'une diplomatie engagée envers les valeurs de liberté, de justice et de paix".

"Elle est la Palestine incarnée dans le monde francophone", a résumé de son côté le représentant adjoint de la Palestine à l'ONU Majed Bamya, évoquant sur X une personnalité "si universelle et si palestinienne".

"Combattante infatigable" 

L'ancien Premier ministre français et ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin a salué, toujours sur X, "une ardente amoureuse de la culture, de la poésie et des arts", qui "fut de celles et ceux qui, dès les premières heures, crurent obstinément à la possibilité d'une paix juste et durable au Proche-Orient".

De nombreuses réactions en France sont venues de la gauche, à l'instar de l'ancienne ministre socialiste Martine Aubry, qui a évoqué une "inlassable militante pour la reconnaissance d'un État palestinien et pour la paix avec Israël".

"Leïla Shahid aura été de ces diplomates exemplaires qui marquent une génération", a pour sa part réagi dans un communiqué l'Institut du Monde Arabe (IMA): "Combattante infatigable, héroïne des temps modernes, elle portait la Palestine en elle avec force et dignité".

"Le désastre des souffrances du peuple palestinien à Gaza l'a hantée jusqu’à sa fin tragique", ajoute l’institution parisienne.

Face à la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, Leïla Shahid n'avait eu de cesse d'appeler la communauté internationale à agir pour un cessez-le feu.

Mais dans un entretien à France-Inter deux jours après le 7-Octobre, elle se disait "pessimiste" quant à l'avenir de la Palestine, et mettait en garde contre une annexion par Israël de "ce qu'il reste comme territoires palestiniens".