Cisjordanie: manifestation d'avocats palestiniens contre les décrets du président Abbas

Un manifestant brandit une pancarte sur laquelle on peut lire «Oui à un pouvoir judiciaire indépendant», lors d'un rassemblement d'avocats palestiniens à Ramallah, en Cisjordanie, le 25 juillet 2022. (Photo, AFP))
Un manifestant brandit une pancarte sur laquelle on peut lire «Oui à un pouvoir judiciaire indépendant», lors d'un rassemblement d'avocats palestiniens à Ramallah, en Cisjordanie, le 25 juillet 2022. (Photo, AFP))
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Publié le Lundi 25 juillet 2022

Cisjordanie: manifestation d'avocats palestiniens contre les décrets du président Abbas

Un manifestant brandit une pancarte sur laquelle on peut lire «Oui à un pouvoir judiciaire indépendant», lors d'un rassemblement d'avocats palestiniens à Ramallah, en Cisjordanie, le 25 juillet 2022. (Photo, AFP))
  • «Notre demande est soit de stopper l'application ou d'annuler» une série de lois restrictives adoptées par décrets, a affirmé Suheil Ashour, président de l'Association du barreau palestinien
  • Les forces de sécurité palestiniennes ont bloqué l'accès au bureau du Premier ministre pour empêcher les manifestants de s'y rendre

RAMALLAH: Des centaines d'avocats palestiniens ont organisé lundi à Ramallah, en Cisjordanie occupée, une rare manifestation contre le pouvoir jugé autoritaire du président Mahmoud Abbas, dénonçant son recours aux décrets présidentiels pour gouverner. 

« Oui à un Parlement élu », « Oui à un pouvoir judiciaire indépendant », « Non aux lois issues de décrets », pouvait-on lire sur des pancartes brandies par les manifestants près du bureau du Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh, lors de ce rassemblement organisé par l'Association du barreau palestinien. 

« Notre demande est soit de stopper l'application ou d'annuler » une série de lois restrictives adoptées par décrets, a affirmé Suheil Ashour, président de l'organisation, estimant qu'elles restreignaient « les droits et libertés » des Palestiniens. 

Les forces de sécurité palestiniennes ont bloqué l'accès au bureau du Premier ministre pour empêcher les manifestants de s'y rendre. 

Le Conseil législatif palestinien (CLP, Parlement) ne siège plus depuis 2007 en raison de divisions intestines entre le Hamas, mouvement islamiste ayant pris le pouvoir dans la bande de Gaza, et le parti Fatah laïc du président Mahmoud Abbas, au pouvoir en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. 

M. Abbas ne gouverne ainsi que par décrets. 

Pour Farhan Abou Aïsha, un avocat, M. Abbas prend des décisions « dans l'obscurité ». « Le pouvoir législatif est absent en Palestine et l'autorité judiciaire est marginalisée », a-t-il regretté. 

D'après des juristes palestiniens, le président Abbas, 87 ans, a émis quelque 400 décrets depuis qu'il a été élu en 2005. Son mandat devait se terminer en 2009. 

Après avoir convoqué des législatives et une présidentielle pour avril 2021, les premières élections en 15 ans, M. Abbas les a finalement annulées, arguant que les scrutins n'étaient pas garantis à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la Ville sainte occupé et annexé par Israël. 

En juin 2021, la mort d'un militant des droits humains, Nizar Banat, alors qu'il était en détention aux mains des forces palestiniennes, avait provoqué une vague de manifestations contre l'Autorité palestinienne, appelant au départ du président Abbas. 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.