Un gala de charité britannique permet de récolter 15 000 £ pour l'aide médicale à la Palestine

Environ 250 invités ont assisté à l'événement «Come Dine for Palestine» organisé par Medical Aid for Palestine (Photo fournie/Sana Memon).
Environ 250 invités ont assisté à l'événement «Come Dine for Palestine» organisé par Medical Aid for Palestine (Photo fournie/Sana Memon).
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Publié le Dimanche 10 juillet 2022

Un gala de charité britannique permet de récolter 15 000 £ pour l'aide médicale à la Palestine

  • L'événement «Come Dine for Palestine» a été proposé par l'organisation caritative Medical Aid for Palestine
  • En 2018, l'organisation humanitaire avait récolté plus de 21 000 livres sterling (24 800 euros) en faveur de Gaza

LONDRES: Une organisation caritative humanitaire propalestinienne basée au Royaume-Uni a récolté 15 000 livres sterling (17 715 euros) lors d'un dîner de gala, destinés à fournir une aide médicale aux communautés palestiniennes, selon ses organisateurs.

Environ 250 invités ont assisté à l'événement «Come Dine for Palestine» (Venez dîner pour la Palestine) organisé par Medical Aid for Palestine (MAP), à Walthamstow, à Londres, samedi dernier. Les organisateurs ont déclaré qu'ils avaient dépassé leur objectif initial de 10 000 livres sterling (11 810 euros).

Organisé par la militante des droits de l'homme Arifa Nasim, l'événement a été tenu à la mémoire de la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh, abattue par les forces israéliennes alors qu'elle portait une veste de presse et couvrait un raid dans la ville de Jénine, en Cisjordanie, le mois dernier.

«La bravoure et le courage de Shireen face à une réalité insupportable ont inspiré Arifa à organiser un autre dîner de collecte de fonds en faveur de Medical Aid for Palestine», ont déclaré les organisateurs.

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Environ 250 invités ont participé à l'événement «Come Dine for Palestine» organisé par Medical Aid for Palestine (Photo fournie/Sana Memon).

«Nous sommes tellement reconnaissants de vivre dans une communauté généreuse et pleine de compassion, où les personnes sont prêtes à venir exprimer leur solidarité et leur préoccupation pour le sort du peuple palestinien», ont-ils ajouté.

L'événement a été animé par Tahreem Noor, présentatrice d'une radio locale. Parmi les intervenants figuraient le député et ancien chancelier de l'ombre John McDonnell, un représentant de la mission palestinienne au Royaume-Uni, Khaled Fandi, et un Palestinien né dans un camp de réfugiés du sud du Liban.

Au programme, l'adaptation musicale d'un poème de Rumi par Everton Bahadur-Young, la projection d'un court-métrage et des remarques introductives de l'écrivain et producteur de Home, Saalih Chaudhry, fondateur de NowPictures. L'événement a également permis d'exposer des photographies de la récolte des olives palestiniennes, offertes par la Waltham Forest Palestine Solidarity Campaign.

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Le dîner de gala de charité a proposé des animations et une vente aux enchères. (Photo fournie/Sana Memon)

Parmi les articles mis aux enchères figuraient une gravure signée Quentin Blake, réalisée spécialement pour MAP, une batte de cricket signée par Imran Khan, une balle de cricket signée par Mohammed Amir, un vêtement fabriqué par des femmes palestiniennes en Cisjordanie et des œuvres d'art de Vaseem Mohammad et Saiba Salam.

En 2018, MAP avait organisé un iftar caritatif pendant le mois musulman du Ramadan et avait récolté plus de 21 000 livres sterling (24 800 euros) en faveur de Gaza.

MAP œuvre pour la santé et la dignité des Palestiniens vivant sous occupation et comme réfugiés. Avec des bureaux situés à Londres, à Beyrouth, à Ramallah et dans la ville de Gaza, MAP intervient rapidement en temps de crise et travaille directement avec les communautés sur le développement sanitaire à long terme.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.