Maroc : le prix du diesel repasse sous la barre des 15 dirhams

Alors que le litre de diesel coûtait environ 7 dirhams (1 MAD = 0,0950 euros) avant le début du conflit en Ukraine, ces derniers mois, les stations d’essence affichaient des prix dépassant les 17 dirhams le litre. (Photo, AFP)
Alors que le litre de diesel coûtait environ 7 dirhams (1 MAD = 0,0950 euros) avant le début du conflit en Ukraine, ces derniers mois, les stations d’essence affichaient des prix dépassant les 17 dirhams le litre. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Samedi 30 juillet 2022

Maroc : le prix du diesel repasse sous la barre des 15 dirhams

  • Selon la presse marocaine, le prix à la pompe est de 14,89 dh/L pour le diesel et 15,43 dh/L pour l’essence à certains endroits, mais pas partout encore
  • Sur les réseaux sociaux, trois « hashtags » sont apparus le mois dernier qui appellent au retour aux anciens prix ainsi qu'à la démission du chef du gouvernement Aziz Akhannouch

CASABLANCA : Après des mois de hausse des prix du carburant, les Marocains peuvent enfin commencer à respirer.

Alors que le litre de diesel coûtait environ 7 dirhams (1 MAD = 0,0950 euros) avant le début du conflit en Ukraine, ces derniers mois, les stations d’essence affichaient des prix dépassant les 17 dirhams le litre. 

Selon la presse marocaine, le prix à la pompe est de 14,89 dh/L pour le diesel et 15,43 dh/L pour l’essence à certains endroits, mais pas partout encore.

La plateforme Global Petrol Prices avait rendu publique la semaine dernière une mise à jour des prix moyens des carburants dans le monde. On y apprenait qu’en comparaison avec les autres pays, en termes de cherté des prix, le Maroc se classe à la deuxième place pour ceux de l’essence, avec 17,78 dirhams (prix moyen), derrière la Jordanie, où le litre de l’essence coûte 18,01 DH.

Cette inflation soudaine n’a pas manqué de froisser les esprits des Marocains. Sur les réseaux sociaux, trois « hashtags » sont apparus le mois dernier, (#7dh_Gazoil, #8dh_Essence, #Dégage_Akhannouch) qui appellent au retour aux anciens prix ainsi qu'à la démission du chef du gouvernement Aziz Akhannouch. Le hashtag a atteint plusieurs centaines de milliers de partages dès les premiers jours.

L’agence de presse étatique du Maroc, l’Agence marocaine de presse (MAP) est rapidement venue à la rescousse du chef du gouvernement avec un papier intitulé « Dix points clés pour comprendre la campagne dans les réseaux sociaux contre le chef du gouvernement ». Selon la MAP, cette campagne sur les réseaux sociaux, « n’est pas le fait d’un mouvement populaire, elle est alimentée notamment par plus de 500 faux comptes créés instantanément par des milieux malveillants inconnus pour l’heure afin de mener campagne contre le Chef du gouvernement ».

Il est à rappeler que le chef du gouvernement Aziz Akhannouch, milliardaire dont la fortune est estimée à 1,9 milliards de dollars en 2022 par le magazine Forbes, détient des intérêts dans le pétrole, le gaz et les produits chimiques par le biais des sociétés cotées en bourse Afriquia Gaz et Maghreb Oxygène.
 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.