Royaume-Uni: Vers l'arrêt des soins d'un enfant en état végétatif après l'échec d'un ultime recours

Les médecins pensent qu'Archie est en état de mort cérébrale et affirment que la poursuite d'un traitement de survie n'est pas dans son intérêt (Photo fournie).
Les médecins pensent qu'Archie est en état de mort cérébrale et affirment que la poursuite d'un traitement de survie n'est pas dans son intérêt (Photo fournie).
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Publié le Mercredi 03 août 2022

Royaume-Uni: Vers l'arrêt des soins d'un enfant en état végétatif après l'échec d'un ultime recours

  • Selon sa mère, il aurait participé à un défi en ligne consistant à retenir sa respiration jusqu'à l'évanouissement
  • Ses parents, soutenus par une organisation chrétienne, disent vouloir lui laisser toutes les chances possible

LONDRES: La justice britannique a rejeté lundi un recours de dernière minute contre l'arrêt des soins d'un garçon de 12 ans considéré en état de mort cérébrale par les médecins, dont le combat des parents suscite un grand intérêt au Royaume-Uni.

Archie Battersbee, 12 ans, est maintenu dans le coma dans un hôpital londonien depuis avril. Il est considéré en état de mort cérébrale par les médecins et la justice britannique avait autorisé mi-juillet l'hôpital à mettre fin aux soins qui le maintenaient en vie.

Ses parents, soutenus par une organisation chrétienne, disent vouloir lui laisser toutes les chances possibles et avoir constaté des signes de vie.

Alors que les traitements devaient cesser lundi à 14 h 00, ils ont saisi dans un recours de la dernière chance le Comité des droits des personnes handicapées des Nations unies, qui a demandé vendredi au gouvernement britannique de "s'abstenir de retirer à Archie tout traitement de maintien en vie" le temps qu'il puisse étudier le dossier.

Le gouvernement, qui refuse de s'impliquer dans l'affaire, a transféré en urgence la demande des Nations unies à la justice. Mais la Cour d'appel a refusé lundi de retarder l'arrêt des soins au-delà de 12H00 mardi, octroyant un petit délai pour que la famille puisse envisager d'autres recours.

"Son système, ses organes et son cœur sont en train de s'éteindre", a estimé le juge Andrew McFarlane.

L'avocat des parents, Edward Devereux, avait estimé avant la décision qu'un rejet de la demande de ce comité des Nations unies - dont la convention a été signée et ratifiée par le gouvernement britannique il y a près de 15 ans - constituait une "violation flagrante et inacceptable du droit international".

Mais le traité "ne fait pas partie de la loi du Royaume-Uni (...) et il n'est pas approprié pour cette cour d'appliquer un traité international non incorporé (dans la loi) dans son processus décisionnel", a fait valoir le juge.

Archie Battersbee avait été retrouvé inconscient chez lui le 7 avril et n'a pas retrouvé connaissance depuis. Selon sa mère, Hollie Dance, il aurait participé à un défi en ligne consistant à retenir sa respiration jusqu'à l'évanouissement.

Pour Hollie Dance, l'arrêt des soins est une décision d'une "cruauté extraordinaire". "Archie a le droit de voir les décisions concernant sa vie et sa mort (...) être examinées par un organisme international de défense des droits humains", a-t-elle affirmé.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.