L’Arabie saoudite souligne l’importance d’une approche équitable au niveau des sources d’énergies renouvelables

Le Dr Abdel Aziz al-Wasel, représentant permanent de l’Arabie saoudite auprès de l’ONU. (SPA)
Le Dr Abdel Aziz al-Wasel, représentant permanent de l’Arabie saoudite auprès de l’ONU. (SPA)
Le Dr Sattam al-Mojil, professeur adjoint d’ingénierie environnementale à l’Université du roi Saoud. (Photo fournie)
Le Dr Sattam al-Mojil, professeur adjoint d’ingénierie environnementale à l’Université du roi Saoud. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 03 août 2022

L’Arabie saoudite souligne l’importance d’une approche équitable au niveau des sources d’énergies renouvelables

  • «Le Royaume estime qu’il est essentiel d’activer la technologie pour répondre aux préoccupations environnementales importantes»
  • «Les objectifs ambitieux peuvent être atteints grâce à l’adoption d’initiatives locales et internationales, comme la plantation d’arbres et l’utilisation de technologies avancées»

RIYAD: Le représentant permanent de l’Arabie saoudite auprès de l’ONU, le Dr Abdelaziz al-Wasel, a insisté lundi dernier sur l’importance de «recourir à des méthodes durables et rentables pour atteindre des objectifs climatiques ambitieux».
Les propos de M. Al-Wasel s’inscrivent dans le cadre d’un discours prononcé lors de la réunion des ambassadeurs du Groupe des 77+la Chine au siège de l’ONU, à New York. Elle avait pour thème «Capture, utilisation et stockage du carbone – une technologie pour garantir une voie équitable vers l’énergie».
«Le Royaume estime qu’il est essentiel d’activer la technologie pour répondre aux préoccupations environnementales importantes comme le changement climatique, la perte de biodiversité, la sécurité énergétique, l’accès pour tous et la protection de l’environnement», a-t-il déclaré.
Les grands défis mondiaux nécessitent des niveaux sans précédent de coopération ouverte, inclusive et cohérente afin d’assurer une croissance économique durable et de répondre aux préoccupations environnementales, en plus de garantir la sécurité et l’accès à l’énergie», a-t-il ajouté.
Par ailleurs, il a mis l’accent sur l’engagement du Royaume en faveur de l’action et de la collaboration à l’échelle internationale pour lutter contre le changement climatique.
À la lumière de l’Initiative verte saoudienne et de l’Initiative pour un Moyen-Orient vert, le Royaume a mis en place des programmes dans les domaines de la protection de l’environnement et de la transformation énergétique pour favoriser un avenir durable, a-t-il précisé.
«Le Royaume propose l’économie à faible émission de carbone, adoptée par le G20 lorsque le Royaume présidait la réunion du groupe. Il s’agit d’un cadre intégré qui répond aux défis posés par les émissions de gaz à effet de serre et qui représente un moyen durable de gérer les émissions grâce à des stratégies comme le principe des 4R: réduire, réutiliser, recycler et refuser», a-t-il expliqué.
En appliquant le concept d’une économie à faible émission de carbone, le Royaume vise à atteindre une croissance économique durable tout en promouvant des solutions intégrées au changement climatique, a-t-il encore affirmé.
Lors d’un discours qu’il a prononcé lors du forum de l’Initiative verte saoudienne à Riyad en octobre 2021, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a déclaré que le Royaume avait pour objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2060.
Le prince héritier a ajouté que l’Arabie saoudite visait également à réduire ses émissions de carbone de 278 millions de tonnes par an d’ici à 2030 et que l’adoption de l’économie à faible émission de carbone, basée sur la technique zéro déchet, contribuera à atteindre cet objectif.
Le Dr Sattam al-Mojil, professeur adjoint d’ingénierie environnementale à l’Université du roi Saoud, confirme que l’adoption d’une approche internationale au niveau de la gestion des émissions nocives, comme l’ont décidée les pays industrialisés, contribuera à faire face au changement climatique et à assurer la durabilité des ressources et de l’énergie.
M. Al-Mojil, qui est également chef de l’équipe technique pour les bâtiments écologiques et la durabilité au sein de l’Organisation saoudienne de normalisation, de métrologie et de qualité, a confié à Arab News: «Ces objectifs ambitieux peuvent être atteints grâce à l’adoption d’initiatives locales et internationales comme la plantation d’arbres et l’utilisation de technologies avancées qui réduisent les gaz émis ou les convertissent en gaz moins nocifs.»
«Nous pensons que les mesures actuelles et futures de réduction des émissions auront une incidence positive sur la protection de la Terre.»
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Trump dit ne pas penser que le guide suprême iranien soit mort

Mojtaba Khamenei a été blessé dans la première salve de frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février, qui ont tué son père Ali Khamenei. (AFP)
Mojtaba Khamenei a été blessé dans la première salve de frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février, qui ont tué son père Ali Khamenei. (AFP)
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  • Mojtaba Khamenei a été blessé dans la première salve de frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février, qui ont tué son père Ali Khamenei
  • Il n'est pas apparu publiquement depuis et s'exprime par des communiqués qui lui sont attribués.

WASHINGTON: Donald Trump a dit mercredi qu'il "ne pensait pas" que le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, qui n'a pas été vu en public depuis fin février, "soit mort".

"Il a été très sérieusement blessé mais je ne pense pas qu'il soit mort", a dit le président américain pendant un entretien avec un animateur conservateur, Glenn Beck.

Mojtaba Khamenei a été blessé dans la première salve de frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février, qui ont tué son père Ali Khamenei.

Il n'est pas apparu publiquement depuis et s'exprime par des communiqués qui lui sont attribués.

Cette discrétion, en plein conflit régional, a donné lieu à des spéculations à la fois sur son état de santé et sur ses relations avec d'autres hauts responsables iraniens.


Oman et Téhéran négocient la régulation du détroit d'Ormuz sans déblocage en vue

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  • Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, a dit sur X espérer "annoncer bientôt" un nouveau couloir de navigation, ainsi "que des modalités pratiques afin de rétablir une navigation sûre"
  • Des négociations se poursuivront pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires", ajoute le texte

TEHERAN: Oman et Téhéran discutent d'un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz et de son déminage mais les autorités iraniennes ont prévenu mercredi que le passage stratégique ne serait pas ouvert avant que les Etats-Unis ne mettent fin à la guerre.

Les deux pays riverains du détroit cherchent à réguler la navigation dans cette voie maritime, toujours verrouillée par Téhéran, qui est au cœur de la guerre au Moyen-Orient.

Alors que le conflit dure depuis près de six mois, Washington a intensifié la pression économique avec un nouveau train de sanctions "secondaires" annoncé cette semaine, touchant non pas directement l'Iran mais ses partenaires commerciaux, sur l'or, la technologie, les actifs numériques, l'aviation et le transport maritime.

A Mascate, les ministres iranien et omanais des Affaires étrangères ont discuté mardi d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" et prévoyant une opération de déminage, selon un communiqué conjoint.

Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, a dit sur X espérer "annoncer bientôt" un nouveau couloir de navigation, ainsi "que des modalités pratiques afin de rétablir une navigation sûre".

Des négociations se poursuivront pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires", ajoute le texte.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a souligné mardi sur X que lors de négociations avec les partenaires omanais et pakistanais, "l'accent a été mis sur des solutions régionales". "Le cadre proposé pour un nouveau corridor, le déminage conjoint et la gestion future du détroit d'Ormuz en sont une parfaite illustration".

Mais le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a prévenu Washington tôt mercredi sur X: "Avant toute action visant à rouvrir le détroit d'Ormuz, les Etats-Unis doivent mettre pleinement en œuvre l'ensemble des engagements qu'ils ont violés".

"Le détroit d'Ormuz ne sera rouvert qu'en échange de la fin de la guerre sur tous les fronts, de la levée du blocus et d'un règlement de la situation au Yémen."

Il a ajouté que la réponse de l'Iran aux sanctions américaines serait de "viser leurs intérêts économiques".

"Mines retirées", selon Trump 

Sur son réseau social, Donald Trump avait, lui, affirmé que, selon la marine américaine, "toutes les mines avaient été retirées et/ou détruites dans les eaux internationales du détroit d'Ormuz".

"L'Iran a été informé que tout navire ou bateau posant de nouvelles mines (serait) (...) détruit", a-t-il ajouté.

Plus tôt, il avait assuré que le détroit était sous contrôle américain - ce que Téhéran a démenti - et menacé Oman de bombardements si le sultanat se mettait "en travers" de la route des Etats-Unis sur Ormuz.

Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a dit lundi la volonté de Washington de "couper toutes les ressources économiques" de l'Iran

En Iran, déjà éprouvé par des décennies de sanctions internationales, de nombreux automobilistes et motards se sont pressés mardi dans les stations-service de Téhéran.

Malgré les informations toujours contradictoires, les opérateurs ont poussé le pétrole en baisse de plus de 2% mercredi dans un regain d'optimisme, le Brent s'installant sous les 90 dollars.

La guerre a été déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran, qui a riposté en frappant des pays alliés de Washington dans la région et en verrouillant le détroit d'Ormuz.

Au cœur du conflit, le stratégique détroit, par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran quasiment sans interruption depuis six mois, ce qui a entraîné une envolée des prix du pétrole et une pression accrue sur Donald Trump aux Etats-Unis, à l'approche des élections de mi-mandat de novembre.

Washington mène en retour un blocus des ports iraniens.

Téhéran a exclu tout retour à la situation d'avant-guerre dans le détroit.


Un député israélien tente de détruire un mémorial palestinien en Cisjordanie

Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique. (AFP)
Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique. (AFP)
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  • L'armée israélienne qui accompagnait le député lors de cette visite dans des villages palestiniens du nord de la Cisjordanie a dénoncé "la manière trompeuse et manipulatrice" dont elle a été utilisée par M. Soukot
  • "Des soldats de Tsahal affectés à des missions opérationnelles dans le secteur ont été détournés de ces missions pour cette tâche et exposés à des risques inutiles, alors que Tsahal opère dans un contexte de forte pression"

RAMALLAH: Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique.

"Il y a quelques jours, j'ai demandé à l'armée d'agir pour retirer les monuments commémorant des terroristes responsables d'attaques contre des Israéliens dans les villages de Madama et de Burin. Malheureusement, ils sont restés en place. Je m'y suis donc rendu moi-même et j'ai pris des mesures pour les retirer", a affirmé M. Soukot dans une vidéo le montrant avec un marteau tentant de détruire le mémorial.

L'armée israélienne qui accompagnait le député lors de cette visite dans des villages palestiniens du nord de la Cisjordanie a dénoncé "la manière trompeuse et manipulatrice" dont elle a été utilisée par M. Soukot.

"Des soldats de Tsahal affectés à des missions opérationnelles dans le secteur ont été détournés de ces missions pour cette tâche et exposés à des risques inutiles, alors que Tsahal opère dans un contexte de forte pression", a dit l'armée dans un communiqué.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que l'armée est "l'autorité souveraine en Judée-Samarie (nom israélien de la Cisjordanie)".

"Se faire justice soi-même, en particulier lorsqu'il s’agit de personnalités publiques, est une pratique répréhensible qui empêche Tsahal de se concentrer sur ses missions de lutte contre le terrorisme et l'incitation à la violence", a dit M. Netanyahu selon un communiqué de son bureau.

Le principal rival de M. Netanyahu pour les prochaines élections, Gadi Eizenkot, a réagi sur X en accusant le Premier ministre "qui permet à des anarchistes comme Zvi Soukot et ses semblables de faire tout ce qui leur plaît, mettant en danger la sécurité des localités israéliennes et portant atteinte à la position d'Israël dans le monde".

Rami Nassar, chef du conseil du village de Madama, a déclaré à l'AFP que "le monument porte les noms des martyrs du village tombés lors de la bataille de Karameh (en 1968, NDLR), des première et deuxième Intifada (soulèvement palestinien), ainsi que jusqu'à aujourd'hui", qualifiant l'acte du député israélien de "terrorisme".

M. Nassar a affirmé que le nom d'"un agriculteur du village tué alors qu'il travaillait sa terre, sans qu'aucun affrontement n'ait eu lieu" était notamment inscrit sur le mémorial.

Dans sa vidéo, M. Soukot a affirmé que parmi les noms mentionnés sur le mémorial figurait celui de Yamen Faredj, membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), recherché pour sa participation à des attentats en Israël pendant la seconde Intifada et qui avait été tué en 2004 à Naplouse par l'armée israélienne.

Les violences ont explosé dans le territoire palestinien, occupé depuis 1967, depuis l'attaque du mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza.