Antisémitisme: Dupond-Moretti «ne regrette pas» ses propos, Bompard réclame des excuses

"Je ne regrette pas mes paroles et ce que j'ai dit, je l'ai dit dans l'hémicycle (...) Non je ne regrette rien de ce que j'ai dit", a insisté mercredi M. Dupond-Moretti. (Photo, AFP)
"Je ne regrette pas mes paroles et ce que j'ai dit, je l'ai dit dans l'hémicycle (...) Non je ne regrette rien de ce que j'ai dit", a insisté mercredi M. Dupond-Moretti. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 03 août 2022

Antisémitisme: Dupond-Moretti «ne regrette pas» ses propos, Bompard réclame des excuses

  • Une quarantaine d'élus de gauche ont signé une proposition qui condamnent le « régime d'apartheid» d'Israël contre les Palestiniens, « un régime institutionnalisé d'oppression et de domination systématique par un seul groupe racial»
  • Manuel Bompard, a enjoint mercredi le ministre de la Justice, « s'il considère qu'il y a des antisémites à l'Assemblée nationale», à « les traduire devant les tribunaux», car l'antisémitisme n'est « pas une opinion mais un délit»

MARSEILLE : Le Garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti a assuré mercredi "ne pas regretter" ses propos au lendemain d'un incident à l'Assemblée nationale autour d'une proposition de résolution sur Israël, propos pour lesquels le député LFI Manuel Bompard lui avait réclamé des excuses.

Mardi, lors de la séance des questions au gouvernement, le garde des Sceaux a pointé du doigt "l'extrême droite" mais surtout "l'extrême gauche" et une récente proposition, signée par une quarantaine d'élus de gauche qui condamnent le "régime d'apartheid" d'Israël contre les Palestiniens, "un régime institutionnalisé d'oppression et de domination systématique par un seul groupe racial".

Le texte avait récemment fait polémique et provoqué une série de condamnations d'associations.

Manuel Bompard, qui n'est pas signataire de la résolution, a réclamé des excuses de la part de Mme Borne et M. Dupond-Moretti mercredi matin sur RFI, "car on ne peut pas proférer à l'encontre d'une partie de la représentation nationale des accusations d'antisémitisme", cela "sans aucun fait: aucune personne de LFI n'a jamais été suspectée, condamnée, poursuivie, pour des propos ou des actes antisémites", a-t-il fait valoir.

"Je ne regrette pas mes paroles et ce que j'ai dit, je l'ai dit dans l'hémicycle (...) Non je ne regrette rien de ce que j'ai dit", a insisté mercredi M. Dupond-Moretti, interrogé par des journalistes lors d'un point presse en marge d'un déplacement à la prison des Baumettes à Marseille.

Il a conspué mardi "l'extrême gauche": "(Jeremy) Corbyn (ndlr: l'ancien leader travailliste britannique exclu de son groupe parlementaire, taxé de laxisme contre l'antisémitisme), l'apartheid, les mots que vous avez choisis pour commenter le discours du président de la République, ces mots là vous collent à la peau", provoquant le départ courroucé de l'hémicycle de députés Nupes.

Utilisé par des ONG locales et Human Rights Watch (HRW), le terme d'"apartheid" a été repris en février par Amnesty International pour qualifier la politique d'Israël envers les Palestiniens, traités comme un "groupe racial inférieur" selon cette organisation de défense des droits humains dont les propos ont été fustigés par l'Etat hébreu.

Le député LFI de Marseille, Manuel Bompard, a aussi enjoint mercredi le ministre de la Justice, "s'il considère qu'il y a des antisémites à l'Assemblée nationale", à "les traduire devant les tribunaux", car l'antisémitisme n'est "pas une opinion mais un délit".

Il a aussi accusé le gouvernement d'"utiliser cette accusation comme une forme de rayon paralysant pour disqualifier telle ou telle formation politique."

L'Insoumis Aymeric Caron avait lui aussi mardi demandé "des excuses" à Elisabeth Borne après qu'elle eut estimé, en visant LFI, qu'être républicain "ça n'est pas le cas de tout le monde sur ces bancs" de l'Assemblée.


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.