Un officier de l’armée yéménite tué dans des affrontements avec les Houthis

Selon les médias locaux et des responsables, le chef militaire yéménite a été tué à l’extérieur de la ville de Marib alors qu’il repoussait une attaque des Houthis. (Photo, AFP)
Selon les médias locaux et des responsables, le chef militaire yéménite a été tué à l’extérieur de la ville de Marib alors qu’il repoussait une attaque des Houthis. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 03 août 2022

Un officier de l’armée yéménite tué dans des affrontements avec les Houthis

Selon les médias locaux et des responsables, le chef militaire yéménite a été tué à l’extérieur de la ville de Marib alors qu’il repoussait une attaque des Houthis. (Photo, AFP)
  • Abdallah al-Akara al-Jahami, chef militaire à Marib, a été tué à l’extérieur de la ville alors qu’il repoussait une attaque des Houthis
  • La trêve entre les belligérants au Yémen a été renouvelée pour une nouvelle période de deux mois

Un officier de l’armée yéménite a été tué dans des affrontements avec les Houthis, soutenus par l’Iran, alors que les parties belligérantes ont accepté de renouveler une trêve de deux mois expirant mardi.

Selon les médias locaux et des responsables, Abdallah al-Akara al-Jahami, chef militaire sur le champ de bataille de Marib et chef de la sécurité du district de Sirwah dans la province de Marib, a été tué à l’extérieur de la ville alors qu’il repoussait une attaque des Houthis.

«Ce renouvellement de la trêve comprend un engagement des parties à intensifier les négociations pour parvenir à un accord de trêve élargi dès que possible», indique l’envoyé spécial pour le Yémen, Hans Grundberg, dans un communiqué. «Dans les semaines à venir, j’intensifierai mes engagements avec les parties afin de garantir la mise en œuvre complète de toutes leurs obligations dans le cadre de la trêve», ajoute M. Grundberg.

La dernière escalade des combats a eu lieu lorsqu’un groupe de médiateurs omanais a quitté Sanaa après avoir rencontré le chef du mouvement houthi, Abdel Malik al-Houthi, et le chef du Conseil politique suprême, Mehdi al-Machat.

Selon la milice, les discussions portaient sur le renforcement de la trêve humanitaire et militaire, le paiement des fonctionnaires et les propositions pour mettre fin à la guerre, mais aucun résultat notable n’a été mentionné.

D’après les organisations humanitaires locales et internationales et des diplomates étrangers, le niveau de violence a considérablement baissé au Yémen pendant la trêve, et des milliers de Yéménites ont pris des vols commerciaux à destination du Caire et d’Amman depuis Sanaa, ville tenue par les Houthis.

Les navires de carburant qui ont accosté au port de Hodeidah ont livré du matériel de première nécessité aux hôpitaux et aux entreprises des régions contrôlées par les Houthis. Par ailleurs, l’Observatoire yéménite des mines terrestres précise que depuis le 2 avril, premier jour de la trêve, 168 civils ont été tués ou blessés par des mines terrestres ou des munitions non explosées posées par la milice.

Cinquante-sept civils, dont 28 enfants et quatre femmes, ont été tués et 111 personnes, dont 47 enfants et 8 femmes, ont été blessés par des mines terrestres posées par les Houthis ces quatre derniers mois, principalement à Hodeidah, Taïz, Hajjah, Al-Bayda, et Saada, entre autres.

Des milliers de mines plantées par les Houthis menacent également des fermes, détruisent ou endommagent des propriétés et empêchent des milliers de personnes déplacées de rentrer chez elles.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'ambassadeur d'Iran convoqué à Berlin après l'exécution d'un homme impliqué dans les manifestations

Plus tôt dans la journée, la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, avait affirmé sur Twitter que «le mépris du régime iranien pour l'humanité est sans limite» (Photo, AFP).
Plus tôt dans la journée, la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, avait affirmé sur Twitter que «le mépris du régime iranien pour l'humanité est sans limite» (Photo, AFP).
Short Url
  • L'Iran a exécuté jeudi, pour la première fois depuis le début des manifestations qui secouent le pays, un homme accusé d'avoir blessé un paramilitaire
  • Aucun autre détail n'a filtré de cette convocation

BERLIN: L'ambassadeur d'Iran a été convoqué à Berlin, a indiqué jeudi une source proche du ministère allemand des Affaires étrangères, après l'exécution d'un homme impliqué dans les manifestations qui secouent la République islamique.

Aucun autre détail n'a filtré de cette convocation. Plus tôt dans la journée, la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, avait affirmé sur Twitter que "le mépris du régime iranien pour l'humanité est sans limite".

Cet homme, Mohsen Shekari, "a été jugé et exécuté dans le cadre d'un procès perfide et expéditif parce qu'il n'était pas d'accord avec le régime", s'était indignée Mme Baerbock.

"Mais la menace d'exécution n'étouffera pas la volonté de liberté des gens", avait-elle ajouté.

L'Iran a exécuté jeudi, pour la première fois depuis le début des manifestations qui secouent le pays, un homme accusé d'avoir blessé un paramilitaire après avoir bloqué la circulation sur une avenue de Téhéran.

La République islamique est le théâtre d'un mouvement de contestation déclenché par la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans décédée après son arrestation par la police des mœurs.


Washington sanctionne un homme d'affaires turc qui faisait commerce de pétrole iranien

Selon le Trésor, Sitki Ayan s'est servi du réseau de son groupe d'entreprises ASB, enregistré à Gibraltar, pour dissimuler les origines du pétrole et la destination des paiements (Photo, AFP).
Selon le Trésor, Sitki Ayan s'est servi du réseau de son groupe d'entreprises ASB, enregistré à Gibraltar, pour dissimuler les origines du pétrole et la destination des paiements (Photo, AFP).
Short Url
  • Sitki Ayan, un proche du président turc Recep Tayyip Erdogan, ainsi que son fils et un de ses bras droits ont été placés sur la liste noire du Trésor américain
  • Le Trésor accuse Ayan d'être venu en aide à la Force Qods, une unité d'élite des Gardiens de la Révolution islamique

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont imposé jeudi des sanctions contre un homme d'affaires turc soupçonné d'avoir engrangé des centaines de millions de dollars en faisant commerce de pétrole provenant des Gardiens de la Révolution iraniens.

Sitki Ayan, un proche du président turc Recep Tayyip Erdogan, ainsi que son fils et un de ses bras droits ont été placés sur la liste noire du Trésor américain, gelant tous leurs actifs aux Etats-Unis et leur interdisant l'accès aux principaux marchés financiers.

Le Trésor accuse M. Ayan d'être venu en aide à la Force Qods, une unité d'élite des Gardiens de la Révolution islamique, en arrangeant la vente et l'acheminement de pétrole qu'elle contrôle vers la Chine, d'autres acheteurs d'Asie de l'Est et l'Europe. Il a aussi contribué au transfert des recettes de ces ventes aux Gardiens de la Révolution.

Selon le Trésor, Sitki Ayan s'est servi du réseau de son groupe d'entreprises ASB, enregistré à Gibraltar, pour dissimuler les origines du pétrole et la destination des paiements.

L'homme d'affaires a aussi eu recours à l'une de ses entreprises pour acheter un navire citerne sous pavillon panaméen pour les Gardiens de la Révolution, selon la même source. Kasim Oztas, un haut responsable du groupe ASB qui "s'occupait personnellement de la plupart des affaires de M. Ayan", et Bahaddin Ayan, le fils de l'homme d'affaires, font également l'objet de sanctions.

Le Trésor a placé environ 20 entreprises du groupe ASB et du réseau de l'homme d'affaires sur sa liste noire.


L'envoyé américain pour le climat salue la tenue de la COP28 aux EAU

L'envoyé américain pour le climat, John Kerry. (Getty)
L'envoyé américain pour le climat, John Kerry. (Getty)
Short Url
  • Les économies de combustibles fossiles devraient être encouragées à mener la transition vers les énergies propres, déclare John Kerry
  • Il a salué l'annonce de trente plans climatiques nationaux améliorés ainsi que l'accord phare du sommet sur les «pertes et dommages»

WASHINGTON: Les États-Unis ont salué la décision de tenir la 28e conférence des Nations unies sur le changement climatique l'année prochaine aux Émirats arabes unis (EAU).

L'envoyé spécial du président pour le climat, John Kerry, a déclaré que les économies de combustibles fossiles devraient être encouragées à mener la transition vers les énergies propres, a rapporté jeudi l’agence de presse officielle émiratie.                

«Le fait que les Émirats arabes unis, membres de l'Opep, accueillent la COP28, est très stimulant. Il est vraiment important qu'un pays producteur de pétrole et de gaz se mobilise et dise que nous comprenons le défi de la crise climatique», a-t-il déclaré à Reuters.

«Les dirigeants des EAU ont pris des mesures très judicieuses parce qu'ils savent que ce qui sort du sol n'est pas éternel, que ce soit physiquement ou politiquement, et ils regardent à quoi ressemblera le nouveau monde.»

«S'il doit y avoir de nouvelles formes d'énergie, ils veulent être parmi leurs fournisseurs, tout comme ils le sont aujourd'hui.»

Kerry a indiqué que la conférence COP27 de cette année, qui s'est tenue le mois dernier en Égypte, a rapproché le monde de l'objectif de l'accord de Paris de 2015 de limiter la hausse des températures mondiales à 1,5oC au-dessus de l'époque préindustrielle.

Il a salué l'annonce de trente plans climatiques nationaux améliorés ainsi que l'accord phare du sommet sur les «pertes et dommages» pour aider les pays vulnérables sous le choc des conditions météorologiques extrêmes et de la montée des mers.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com