Summer Collection part-1, une exposition d’artistes arabes à la galerie Diwaniya à Alger

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Publié le Jeudi 04 août 2022

Summer Collection part-1, une exposition d’artistes arabes à la galerie Diwaniya à Alger

  • L’exposition qui se tiendra du 24 juillet au 24 octobre 2022 rassemblera huit artistes arabes et présentera notamment des toiles en calligraphie arabe moderne, de l’art abstrait et du symbolisme
  • «Notre objectif est de valoriser les œuvres porteuses d’un message humanitaire qui contribuent à l’essor du marché de l’art en Algérie», explique le directeur de la galerie, Hamza Bounoua

ALGER:

Organisée par la galerie privée Diwaniya, l’exposition collective intitulée «Summer Collection, part-1» est programmée du 24 juillet au 24 octobre 2022 à Alger. L’événement, qui rassemble huit artistes arabes, se veut un moyen de diffuser et de promouvoir la conscience culturelle et la pratique de l’art de manière professionnelle. Peinture, arts plastiques, architecture, sculpture et design sont les différentes spécialités artistiques mises à l’honneur lors de l’exposition, qui présentera notamment des toiles en calligraphie arabe moderne, de l’art abstrait et du symbolisme.

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Organisée par la galerie privée Diwaniya, l’exposition collective intitulée «Summer Collection, part-1» est programmée du 24 juillet au 24 octobre 2022 à Alger. Photo fournie

Créée en septembre 2020, à l’initiative de l’artiste plasticien Hamza Bounoua, la galerie Diwaniya vise à ouvrir une vitrine internationale sur l’exposition et la commercialisation de l’art algérien et arabe. Membre du comité de sélection internationale de calligraphie de Sharjah aux Émirats arabes unis, M. Bounoua a présidé le Forum des artistes à Doha, au Qatar, en 2018. Il a participé à de nombreuses expositions internationales au Koweït, au Brésil, au Canada, en Bosnie et au Qatar, et a remporté de nombreux prix internationaux. Il a été lauréat des prix des Arts méditerranéens (Marseille 2001) et du Congrès international des arts euro-algériens (Bruxelles, 2001).

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Créée en septembre 2020, à l’initiative de l’artiste plasticien Hamza Bounoua, la galerie Diwaniya vise à ouvrir une vitrine internationale sur l’exposition et la commercialisation de l’art algérien et arabe. Photo fournie.

«C’est une exposition à la dimension locale, régionale et internationale», explique le commissaire de l’exposition à Arab News en français. «Notre objectif est de valoriser les œuvres porteuses d’un message humanitaire qui contribuent à l’essor et à la prospérité du marché de l’art en Algérie. Nous souhaitons aussi créer une connexion entres les artistes arabes, africains et européens, fédérer et créer une synergie autour du message universaliste et humaniste de l’art contemporain.»

«Dans cette exposition, la plupart des œuvres ont une dimension mystique, et l’événement essaie de suivre les inspirations de chaque artiste pour créer une joie et une beauté porteuses de messages de contemplation et de considération», ajoute-t-il.

Des artistes avec des carrières à l’international

L’Égypte est représentée par Wael Darwish, dessinateur, graphiste et designer, enseignant à la faculté of Art Education à Helwān (sud du Caire). Son style emprunte au surréalisme, au symbolisme et à l’expressionnisme. «Son style varie entre dessin, graphisme, collage, matériaux mixtes, installation et art numérique, et ses œuvres constituent une étude réaliste de la réaction de la société contemporaine avec tous ses problèmes», explique l’organisateur de l’exposition.

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L’Égypte est représentée par Wael Darwish, dessinateur, graphiste et designer, enseignant à la faculté of Art Education à Helwān. Photo fournie.

 

Les artistes qui participent à cette édition

  • Hellal Zoubir, artiste designer et enseignant à l’école des Beaux-arts à Alger
  • Ali Boukhalfa, sculpteur et artiste-peintre, qui a étudié la sculpture aux Beaux-arts à Paris et à Alger
  • Karim Sifaoui, designer et styliste modéliste, qui a notamment travaillé avec Jean-Paul Gaultier et Olivier Lapidus

Le public algérien découvrira également les œuvres de l’artiste libanais Ghaleb Hawila, qui a participé à plusieurs expositions internationales, notamment à la 8e édition de la Biennale de calligraphie de Sharjah en 2018, à l’Institut français de Beyrouth (2020) et à la Biennale d’art urbain en Allemagne et dans les rues au Royaume-Uni et au Liban.

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L'artiste algérien Ali Boukhalfa. Photo fournie.

L’artiste mauritanienne Zeyneb Chiaa sera exposée pour la première fois en Algérie, et y présentera ses œuvres sur la calligraphie arabe, inspirées des styles abstrait et surréaliste. Quant à Abdelmalek Medjoubi, dont les œuvres sont exposées au Musée national des Beaux-arts, il fera découvrir ses créations qui représentent des paysages dont la contemplation mène à la sérénité et l’émerveillement.

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L’artiste mauritanienne Zeyneb Chiaa sera exposée pour la première fois en Algérie. Photo fournie.

Mohammed al-Ameri, un artiste jordanien des arts visuels de renom et critique d’art, qui a participé à nombreuses expositions individuelles et collectives sera aussi exposé. Influencé par des inspirations de réalisme et l’expressionnisme, l’artiste a développé une technique unique pour gratter les couleurs de cire sur la toile.


Une webradio éphémère pour aider les Restos du coeur

Une photo montre une photographie de feu l'humoriste français Michel Colucci, dit Coluche, fondateur de l'association caritative Les Restos Du Coeur, dans un centre de l'organisation lors du lancement de la 36e campagne hivernale de distribution alimentaire aux personnes dans le besoin, à Asnières-sur-Seine, près de Paris, le 24 novembre 2020 (AFP)
Une photo montre une photographie de feu l'humoriste français Michel Colucci, dit Coluche, fondateur de l'association caritative Les Restos Du Coeur, dans un centre de l'organisation lors du lancement de la 36e campagne hivernale de distribution alimentaire aux personnes dans le besoin, à Asnières-sur-Seine, près de Paris, le 24 novembre 2020 (AFP)
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  • Son but est de récolter des fonds, via des appels aux dons, pour financer le renouvellement du parc de camions de l'ONG
  • Parmi les animateurs annoncés figurent Thierry Ardisson, Arthur, Laurence Boccolini, Estelle Denis, Michel Drucker, Samuel Étienne, Cyril Féraud ou encore Karine Lemarchand

PARIS: De nombreux animateurs de plusieurs radios vont prêter leur voix de vendredi à dimanche à une webradio éphémère montée pour la troisième année par les Restos du coeur afin de récolter des fonds, a indiqué l'association.

Cette webradio, baptisée Radio Restos, sera diffusée pendant 48 heures sur le site radio.restosducoeur.org et via une application iOS et Android.

Son but est de récolter des fonds, via des appels aux dons, pour financer le renouvellement du parc de camions de l'ONG. Lors des deux éditions précédentes, elle a permis de rassembler "près de 650.000 euros de dons" pour financer "16 camions pour les Restos", selon l'association.

Parmi les animateurs annoncés figurent Thierry Ardisson, Arthur, Laurence Boccolini, Estelle Denis, Michel Drucker, Samuel Étienne, Cyril Féraud ou encore Karine Lemarchand.

Les Restos du coeur promettent "de nombreuses émissions d'humour et des émissions mythiques de la radio revisitées mais aussi des émissions thématiques sur la cuisine, la musique, le sport, l'environnement et beaucoup d'autres sujets de société".

Cette webradio solidaire et temporaire est née en 2020 d'un échange entre des bénévoles et un trio d'animateurs, Laurent Petitguillaume, Manu Lévy et Bruno Guillon.


Le sociologue des ouvriers et des riches Michel Pinçon est mort

Sur cette photo d'archive prise le 17 septembre 2011, les sociologues français Monique Pinçon-Charlot  et Michel Pinçon lors d'une séance de dédicace à La Courneuve. (Photo, Archives, AFP)
Sur cette photo d'archive prise le 17 septembre 2011, les sociologues français Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon lors d'une séance de dédicace à La Courneuve. (Photo, Archives, AFP)
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  • Michel Pinçon, 80 ans, ancien directeur de recherches au CNRS, s'est éteint lundi à l'hôpital Broca à Paris, après avoir été touché par la maladie d'Alzheimer, a précisé Monique Pinçon-Charlot, 76 ans
  • Le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel, sur Twitter, a rendu «hommage à ce compagnon de route, grand sociologue, qui n'a eu de cesse, avec Monique, de décrypter les rapports de domination sous toutes ses formes»

PARIS: Le sociologue Michel Pinçon, qui avait commencé comme sociologue des ouvriers avant de se tourner vers la transmission de la richesse dans la noblesse et la haute bourgeoisie, est décédé, a-t-on appris mercredi auprès de son épouse. 

Michel Pinçon, 80 ans, ancien directeur de recherches au CNRS, s'est éteint lundi à l'hôpital Broca à Paris, après avoir été touché par la maladie d'Alzheimer, a précisé Monique Pinçon-Charlot, 76 ans. 

L'essentiel de son œuvre a été écrit en collaboration avec elle. "Je dis toujours que nous avons écrit 27 livres à quatre mains", a-t-elle déclaré. 

Leurs ouvrages de référence s'appellent "Dans les beaux quartiers" (Seuil, 1989) ou encore "Les Ghettos du gotha" (Seuil, 2007). 

Il avait d'abord publié deux livres sur les milieux populaires, dont un en 1982 ("Cohabiter") à l'issue d'une longue enquête en immersion dans une cité HLM de la banlieue de Nantes. 

Puis, constatant le désintérêt de leurs collègues sociologues pour les plus favorisés, le couple avait choisi de se plonger dans la vie des familles fortunées. Grâce à l'entremise d'un collègue issu de cette classe sociale, Paul Rendu, ils avaient pu s'entretenir avec et partager un peu la vie des très riches, dont ils étaient extrêmement critiques. 

"Vivant pour l'essentiel dans leurs quartiers et dans des espaces protégés, les classes privilégiées n'ont guère de contacts avec les autres groupes sociaux", écrivent les auteurs de "Dans les beaux quartiers". 

Depuis leur retraite en 2007 et l'abandon de leur obligation de réserve, les Pinçon-Charlot ont pris des positions parfois vivement critiquées, pour une taxation des riches surtout. 

« Névroses de classe » 

Né le 18 mai 1942 à Lonny, un village des Ardennes, Michel Pinçon a grandi dans une famille ouvrière. 

"Il a été passionné, habité par la sociologie depuis son enfance, avec son origine ouvrière de la vallée de la Meuse, et son attachement à l'État providence qui donnait à des enfants comme lui la possibilité de faire ses études", a expliqué son épouse. 

Ils se sont rencontrés en 1965 lors de leurs études à Lille. "Ça a été un coup de foudre réciproque, entre deux boiteux qui avaient des névroses de classe inversées", a commenté Monique Pinçon-Charlot, qui est d'origine bourgeoise, fille d'un magistrat. 

Fascinés par la sociologie de Pierre Bourdieu, qui fut leur professeur à l'université de Lille, ils ont fait une longue carrière de chercheurs à partir des années 1970. 

"Michel a toujours été habité par cette volonté de comprendre les injustices, qu'elles soient sociales, économiques, et surtout symboliques, celles dont il a le plus souffert lui-même", a expliqué son épouse. 

Les deux sociologues ont publié des ouvrages très critiques contre deux présidents de la République. Ce fut Nicolas Sarkozy en 2010, dans "Le Président des riches: enquête sur l'oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy". Puis Emmanuel Macron en 2019, dans "Le Président des ultra-riches: chronique du mépris de classe dans la politique d'Emmanuel Macron". 

Le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel, sur Twitter, a rendu "hommage à ce compagnon de route, grand sociologue, qui n'a eu de cesse, avec Monique, de décrypter les rapports de domination sous toutes ses formes". 

"Michel Pinçon n'a jamais fait semblant d'être neutre", a écrit le maire socialiste de Marseille, Benoît Payan. 


La mannequin tunisienne Ameni Esseibi arbore un style élégant à la Semaine de la mode de Paris

Esseibi a défilé dans une robe multicolore qu’elle a associée à des gants en satin blanc nacré. (Getty Images)
Esseibi a défilé dans une robe multicolore qu’elle a associée à des gants en satin blanc nacré. (Getty Images)
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  • La jeune femme de 24 ans, considérée comme la première mannequin grande taille du Moyen-Orient, est une fervente défenseuse de la diversité dans le secteur de la mode
  • Esseibi a défilé dans une robe multicolore qu’elle a associée à des gants en satin blanc nacré

DUBAÏ: La mannequin tunisienne Ameni Esseibi a fait ses débuts sur la scène internationale cette semaine en défilant pour la marque française Victor Weinsanto lors de la Semaine de la mode de Paris.

«Maman, je suis à la Semaine de la mode de Paris», écrit-elle sur Instagram, partageant une photo d’elle sur le podium. «Ce n’est que le début.» Esseibi, qui était la seule mannequin arabe à participer au défilé, a poursuivi en remerciant l’Arab Fashion Council, une organisation à but non lucratif représentant l’industrie de la mode au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, qui a nommé la mannequin de Dubaï comme sa nouvelle ambassadrice au début de l’année.

«Merci beaucoup à l’Arab Fashion Council pour m’avoir aidé à réaliser mon rêve et à Victor Weinsanto pour avoir cru en moi», ajoute-t-elle. Esseibi a défilé dans une robe multicolore qu’elle a associée à des gants en satin blanc nacré.

La jeune femme de 24 ans, considérée comme la première mannequin grande taille du Moyen-Orient, est une fervente défenseuse de l’inclusion et de la diversité dans le secteur de la mode.

Esseibi travaille avec un certain nombre de marques prestigieuses, dont Jean-Paul Gautier et H&M, et figure dans les pages de nombreuses publications.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com