Seize morts lors d’inondations soudaines au Yémen

Un Yéménite boit son café sur un pont surplombant une rue inondée à la suite de fortes pluies dans la vieille ville de Sanaa, la capitale du Yémen, le 1er août 2022. (AFP)
Un Yéménite boit son café sur un pont surplombant une rue inondée à la suite de fortes pluies dans la vieille ville de Sanaa, la capitale du Yémen, le 1er août 2022. (AFP)
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Publié le Jeudi 04 août 2022

Seize morts lors d’inondations soudaines au Yémen

  • De fortes pluies ont déclenché des inondations soudaines dans certaines parties de la province de Jouf, au nord, tuant au moins deux personnes, endommageant les cultures et les fermes et inondant les maisons
  • Les crues ont révélé la présence de dizaines de mines terrestres précédemment posées par les Houthis sur d’anciens champs de bataille dans les provinces centrales de Marib et de Jouf

AL-MOUKALLA: Cette semaine, de fortes averses ont provoqué des inondations soudaines qui ont tué au moins seize personnes, dont deux enfants, et endommagé ou détruit des maisons et des fermes à travers le Yémen ravagé par la guerre, rapportent des médias et des responsables yéménites.
Les pluies et les inondations les plus intenses et le plus grand nombre de décès se sont produits dans les provinces septentrionales de Hajjah, de Jouf et d’Ibb, où des glissements de terrain et des inondations ont emporté des maisons et des véhicules transportant des personnes.
Selon les médias locaux, cinq personnes d’une même famille auraient été tuées lorsque de fortes inondations ont emporté leur maison dans la campagne montagneuse de la province de Hajjah.
Les habitants ont ensuite réussi à récupérer les corps des victimes lorsque les pluies se sont calmées. Dans le district d’Al-Shahel à Hajjah, deux personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées à la suite d’un éboulement.
À mains nues et à l’aide d’équipements légers, les habitants fouillaient désespérément les décombres des maisons endommagées à la recherche de survivants.
De fortes pluies ont également déclenché des crues soudaines dans certaines parties de la province de Jouf, au nord, notamment dans la capitale de la province, Hazem, tuant au moins deux personnes, endommageant les cultures et les fermes et inondant les maisons.
Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des maisons en train de s’effondrer alors que des inondations envahissent les rues de la ville.
Deux jeunes sœurs ont péri dans les flammes et plusieurs autres membres de leur famille ont subi des brûlures lorsqu’un incendie déclenché par un éclair a embrasé leur maison dans un petit village de la province d’Ibb, indiquent des habitants et des médias locaux.
Trois autres personnes ont été retrouvées mortes dans des vallées après avoir été emportées par les crues à Saada et Raymah. Les secouristes locaux et les autorités des zones touchées par les inondations affirment que le nombre de décès pourrait augmenter à mesure que davantage de corps sont récupérés.
Le Centre météorologique national, basé à Sanaa, a émis mercredi un avertissement concernant de nouvelles pluies abondantes dans les hauts plateaux du centre et du nord du pays, exhortant les gens à ne pas se déplacer entre les villes ou à traverser des zones montagneuses ou élevées en raison des pluies et de la visibilité réduite.
Le Centre indique que la quantité de pluie tombée au cours des dernières vingt-quatre heures était de 24,6 mm à Hajjah, 18,2 mm à Raymah et 12,6 mm à Mahwit.
Les crues ont révélé la présence de dizaines de mines terrestres précédemment posées par les Houthis sur d’anciens champs de bataille dans les provinces centrales de Marib et de Jouf.
Des mines terrestres, éparpillées sous les arbres et ailleurs dans les zones désertiques de Marib, ont été aperçues. Le programme de déminage Masam, financé par l’Arabie saoudite, a alerté les habitants de Marib de l’emplacement des mines terrestres visibles et des engins suspects, les mettant en garde contre le danger de s’en approcher.
Mohammed Ali, un météorologue de la province du sud-ouest de l’Hadramaout, a déclaré à Arab News que le cumul des pluies dans les provinces de l’ouest, du centre et de l’est au cours des derniers jours a atteint respectivement 300 mm, 150 mm et 70-100 mm. Selon lui, les personnes ne respectent pas les avertissements émis ou elles ne suivent pas les prévisions météorologiques, ce qui explique les nombreux décès.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

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  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.


Liban: sept morts dans des frappes israéliennes sur Tyr, selon la défense civile

Un médecin dans un laboratoire endommagé de l’hôpital Jabal Amel, à la suite de la frappe aérienne israélienne de lundi qui a touché un bâtiment voisin, dans la ville portuaire de Tyr, au sud du Liban. (AP)
Un médecin dans un laboratoire endommagé de l’hôpital Jabal Amel, à la suite de la frappe aérienne israélienne de lundi qui a touché un bâtiment voisin, dans la ville portuaire de Tyr, au sud du Liban. (AP)
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  • Des frappes israéliennes nocturnes à Tyr, dans le sud du Liban, ont fait au moins sept morts et plusieurs blessés, touchant notamment des zones proches d’un hôpital et des quartiers résidentiels
  • Israël annonce de nouvelles attaques contre le Hezbollah au nord du fleuve Litani et ordonne des évacuations, tandis que le conflit continue de provoquer de lourdes pertes civiles et des déplacements massifs

BEYROUTH: Des frappes nocturnes israéliennes sur la ville millénaire de Tyr, dans le sud du Liban, dont l'une près d'un hôpital, ont tué sept personnes, a indiqué vendredi à l'AFP une source au sein de la défense civile.

L'armée israélienne a annoncé de son côté qu'elle allait attaquer le Hezbollah dans trois localités au nord du fleuve Litani, à une quarantaine de km de la frontière, ordonnant à leur population d'évacuer.

Le mouvement pro-iranien avait rejeté jeudi un accord de cessez-le-feu annoncé la veille à Washington après des négociations entre le Liban et Israël, réclamant un retrait total des forces israéliennes qui occupent une partie du sud du pays.

A Tyr, une frappe tard jeudi soir a fait quatre morts et sept blessés, selon la Défense civile. Elle a dévasté le siège d'une banque et endommagé légèrement l'hôpital Jabal Amel, l'un des trois que compte la ville, a constaté le correspondant de l'AFP.

Une autre frappe sur un quartier résidentiel de la ville a tué trois personnes et en a blessé cinq autres dont deux enfants, selon la Défense civile.

Lundi, une frappe près de l'hôpital Jabal Amel avait tué quatre personnes et blessé 127 autres, dont 39 membres du personnel, selon le ministère de la Santé.

La ville côtière, qu'une partie de ses habitants refuse d'évacuer malgré les avertissements israéliens, est régulièrement pilonnée.

Des habitants s'étaient réfugiés dans le quartier chrétien exigu de la Vieille ville, épargné par les avertissements isaréliens, dormant dans leurs voitures ou sous des tentes.

Mais ils l'ont fui après qu'Israël a menacé mardi le quartier, accusant des membres du Hezbollah de s'y cacher, selon le correspondant de l'AFP.

Une frappe avait également visé mercredi soir les abords d'un parc où campent des dizaines de réfugiés syriens, selon le correspondant de l'AFP qui n'a pas fait état de victime.

Dans ce contexte, une pétition, appelant à exclure toute présence armée à Tyr - où le Hezbollah est fortement implanté - autre que celle de l'armée libanaise, a recueilli près de 250 signatures selon les organisateurs.

Une pétition similaire concernant Nabatiyé - autre grande ville du sud à majorité chiite - pratiquement désertée du fait des bombardements israéliens, a recueilli plus de 500 signatures.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait 3.526 morts depuis le début du conflit le 2 mars, et ont déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.