Les prix de l'immobilier sur le littoral dopés par la crise sanitaire, selon la Fnaim

La plage Paloma à Saint-Jean Cap Ferrat dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (photo paloma-beach.com)
La plage Paloma à Saint-Jean Cap Ferrat dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (photo paloma-beach.com)
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Publié le Vendredi 05 août 2022

Les prix de l'immobilier sur le littoral dopés par la crise sanitaire, selon la Fnaim

  • Le coût dans les stations balnéaires a augmenté sur un an de 13% contre 7,7% pour la France entière
  • Au niveau régional, les deux régions où les prix dans les stations balnéaires ont le plus augmenté sont la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Nouvelle-Aquitaine

PARIS : Le prix au mètre carré a davantage augmenté dans les stations balnéaires que dans le reste du pays en raison du Covid, selon une étude de la Fédération Nationale de l’Immobilier (Fnaim) publiée fin juillet.

Le coût dans les stations balnéaires a augmenté sur un an de 13% contre 7,7% pour la France entière, même si l’écart est moindre avec la province (+8,8%).

En moyenne pour l'ensemble des logements, le prix sur le littoral s'élève à 4.467 euros le mètre carré au 1er juin 2022, contre 3.020 euros/m2 sur l'ensemble du territoire.

«On constate clairement un +effet post Covid+ sur les stations balnéaires», explique le président de la Fnaim, Jean-Marc Torroillon.

«Les Français sont à la recherche d’évasion, d’espace et de nature à l’issue de cette crise sanitaire. Plus que jamais, s’extraire des grandes zones urbaines est une priorité. Les fortes chaleurs qui deviennent plus violentes et plus récurrentes sont également certainement un argument de poids», ajoute t-il.

Entre avril 2018 et mars 2020, dans les 24 mois précédant la crise sanitaire, les prix dans les stations balnéaires avaient augmenté de 6,9% (contre 7,5% sur tout l'Hexagone).

Dans les 24 mois suivants la crise (de mai 2020 à avril 2022), les prix dans les stations balnéaires ont crû de 24,2% (contre 14,6% sur l'ensemble du pays).

Au niveau régional, les deux régions où les prix dans les stations balnéaires ont le plus augmenté sont la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Nouvelle-Aquitaine: les communes littorales de région Paca ont un prix moyen de 5.429 euros du m2 au 1er juin 2022, celles de Nouvelle-Aquitaine, 5.307 euros.

A l'inverse, les régions Normandie (2.939 euros) et Hauts-de-France (3.183) sont celles où les prix sur le littoral sont les moins élevés.


Accord sur un objectif de neutralité carbone en 2050 pour l'aviation

Vue de l'Alice, un avion 100% électrique (Photo, Eviation Aircraft)
Vue de l'Alice, un avion 100% électrique (Photo, Eviation Aircraft)
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  • «Un accord historique sur un objectif collectif ambitieux à long terme de zéro émission de carbone d'ici 2050» a été conclu selon un tweet de l'OACI
  • Le transport aérien est aujourd'hui responsable de 2,5 à 3% des émissions mondiales de CO2

MONTRÉAL : Un accord pour atteindre la neutralité carbone en 2050 dans l'aviation civile mondiale a été conclu vendredi, a annoncé l'Organisation de l'Aviation civile internationale (OACI), une agence de l'ONU.

Les représentants des 193 États réunis pour l'assemblée de l'organisation, dont le siège est à Montréal, sont parvenus à «un accord historique sur un objectif collectif ambitieux à long terme de zéro émission de carbone d'ici 2050», a tweeté l'OACI.

«C'est un excellent résultat» a estimé auprès de l'AFP une source diplomatique européenne qui a précisé que «seuls quatre pays, dont la Chine, avaient exprimé des réserves».

Le transport aérien est montré du doigt pour son rôle dans la crise climatique. Aujourd'hui responsable de 2,5 à 3% des émissions mondiales de CO2, le secteur s'avère difficile à faire passer aux énergies renouvelables, même si l'industrie aéronautique et les énergéticiens y travaillent d'arrache-pied.

Selon les compagnies aériennes, créer une aviation décarbonée représente 1.550 milliards de dollars d'investissements entre 2021 et 2050.


Le FMI va débloquer 310 millions USD pour le Rwanda

Le Rwanda est le premier pays africain à bénéficier d'un aide dans le cadre du RST, lancé en mai dernier. Deux pays américains, le Costa Rica et l'île de la Barbade ont également trouvé un accord avec le FMI pour en bénéficier. (AFP).
Le Rwanda est le premier pays africain à bénéficier d'un aide dans le cadre du RST, lancé en mai dernier. Deux pays américains, le Costa Rica et l'île de la Barbade ont également trouvé un accord avec le FMI pour en bénéficier. (AFP).
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  • L'accord comprend la mise en place d'un nouvel instrument de coordination de sa politique économique (PCI) qui intègre les conditions à remplir dans le cadre du financement, pour une durée de trois ans
  • Ce nouveau fonds fiduciaire pour la «résilience et la durabilité» (RST en anglais) permet au FMI d'accorder un financement à long terme, et peu cher, afin d'aider les Etats bénéficiaires à mettre en place les politiques nécessaires

WASHINGTON : Le Rwanda va recevoir 310 millions de dollars de la part du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de son nouvel instrument destiné à aider les pays en développement et à faibles revenus à s'adapter aux conséquences du réchauffement climatique, a annoncé vendredi l'institution.

L'accord comprend la mise en place d'un nouvel instrument de coordination de sa politique économique (PCI) qui intègre les conditions à remplir dans le cadre du financement, pour une durée de trois ans.

Ce nouveau fonds fiduciaire pour la "résilience et la durabilité" (RST en anglais) permet au FMI d'accorder un financement à long terme, et peu cher, afin d'aider les Etats bénéficiaires à mettre en place les politiques nécessaires pour affronter le changement climatique ou les pandémies.

Il peut s'agir d'un financement jusqu'à 20 ans, avec une période de grâce (période pendant laquelle le pays ne commence pas à rembourser) pouvant atteindre plus de 10 ans.

L'accord doit être encore validé par le conseil d'administration "dans les prochaines semaines", a précisé le communiqué.

Le Rwanda est le premier pays africain à bénéficier d'un aide dans le cadre du RST, lancé en mai dernier. Deux pays américains, le Costa Rica et l'île de la Barbade ont également trouvé un accord avec le FMI pour en bénéficier.

"Le Rwanda dispose d'un bilan solide en termes de réformes économiques et est très avancé dans la mise en place d'une stratégie climat. Ce nouveau PCI, combiné avec les fonds du RST, doit permettre de soutenir les autorités dans leurs efforts de stabilisation macroéconomique (...) et d'adaptation au changement climatique", selon le FMI.

Le pays devrait atteindre une croissance de 6,8% pour 2022, malgré le contexte économique mondial compliqué, mais reste confronté à une inflation élevée, les prix alimentaires ayant progressé de 15,9% en août.

"Le Rwanda reste vulnérable aux chocs extérieurs. Les prix de l'énergie et alimentaires élevés vont continuer à nourrir l'inflation  et affaiblir ses réserves", a cependant souligné Haimanot Teferra, responsable de l'équipe du FMI qui s'est rendue sur place du 26 septembre au 7 octobre.


Les prix mondiaux des produits alimentaires continuent de décliner, selon la FAO

Un agent de sécurité fait une sieste à côté des sacs de blé sur un marché de gros de céréales à New Delhi le 18 mai 2022. (Prakash SINGH / AFP)
Un agent de sécurité fait une sieste à côté des sacs de blé sur un marché de gros de céréales à New Delhi le 18 mai 2022. (Prakash SINGH / AFP)
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  • L'indice FAO des prix des denrées alimentaires, qui suit la variation des cours internationaux d'un panier de produits de base, a reculé une nouvelle fois depuis le record atteint en mars après l'invasion de l'Ukraine par la Russie
  • L'indice FAO des prix des céréales, quant à lui, remonte légèrement d'1,5% par rapport à août

PARIS: Les prix mondiaux des produits alimentaires ont poursuivi leur baisse en septembre pour le sixième mois consécutif, tirés par un net repli des huiles végétales qui compense une légère remontée des céréales, a annoncé vendredi l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

L'indice FAO des prix des denrées alimentaires, qui suit la variation des cours internationaux d'un panier de produits de base, a reculé une nouvelle fois depuis le record atteint en mars après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Il a baissé modérément en septembre, d'1,1% par rapport à août.

L'indice FAO des prix des huiles végétales recule de 6,6% sur un mois, "pour atteindre son plus bas niveau depuis février 2021". "Les cours internationaux des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza ont tous fléchi", souligne l'organisation, grâce à l'existence de stocks abondants d'huile de palme et d'une hausse saisonnière de production en Asie du Sud-Est.

L'indice FAO des prix des céréales, quant à lui, remonte légèrement d'1,5% par rapport à août. Les prix internationaux du blé ont rebondi de 2,2%, à cause d'inquiétudes liées à la sécheresse aux Etats-Unis et en Argentine, et d'incertitudes sur la prolongation du corridor maritime permettant de faire sortir les céréales d'Ukraine au-delà du mois de novembre.