Une adolescente saoudienne évoque ses traumatismes et ses conflits intérieurs à travers la chanson

Noha al-Sehemi est une artiste saoudienne qui écrit des chansons évoquant les traumatismes et les conflits intérieurs que nombre d’adolescents ressentent. (Photo fournie
Noha al-Sehemi est une artiste saoudienne qui écrit des chansons évoquant les traumatismes et les conflits intérieurs que nombre d’adolescents ressentent. (Photo fournie
Short Url
Publié le Dimanche 07 août 2022

Une adolescente saoudienne évoque ses traumatismes et ses conflits intérieurs à travers la chanson

  • «Good Luck Sleepin est une chanson qui me tient particulièrement à cœur puisqu’elle me rappelle l’époque où j'avais quatorze ans et où j’étais confuse. C’est une sorte de discussion intérieure», déclare l’artiste à Arab News
  • La chanteuse a l’intention d’enregistrer un album entier où elle exprime ses opinions et s’adresse directement à d’autres adolescents qui partagent ses sentiments

RIYAD: De nombreux jeunes chanteurs ont trouvé un lieu pour développer leur talent grâce à l’attention accrue portée par l’Arabie saoudite à la musique et à la création, en 2020, d’une commission qui vise à développer un accès non discriminatoire à l’éducation musicale.

Noha al-Sehemi, une chanteuse saoudienne de dix-sept ans, en fait partie.

À quinze ans, elle a pu produire sa première chanson sur les réseaux sociaux. Ses chansons mettent en lumière certains traumatismes qu’elle a vécus et le sentiment d’être incomprise, qui ont déclenché les luttes intérieures que ressentent de nombreux adolescents.

Maintenant, elle a lancé une chanson intitulée Good Luck Sleepin, où elle évoque ce conflit intérieur.

«Good Luck Sleepin est une chanson qui me tient particulièrement à cœur puisqu’elle me rappelle l’époque où j'avais quatorze ans et où j’étais confuse. C’est une sorte de discussion intérieure », déclare-elle à Arab News.

Sa chanson a été diffusée sur YouTube, Spotify et Apple Music. Elle a présenté son travail lors d’une série d’événements – l’un d’eux ayant été organisé à l’ambassade américaine.

«L’ambassade de l’Arabie saoudite m’a permis de voyager à Washington, la capitale américaine, pour la célébration de la fête nationale en 2019», ajoute-t-elle.

Elle préfère la musique anglaise parce qu’elle y a été plus exposée.

«Grandir dans une famille de musiciens m’a beaucoup aidée. Quand j’étais enfant, j’aimais beaucoup les jeux musicaux, comme Guitar Hero, et j’étais très intéressée par la musique», dit-elle. «J’ai été exposée à de nombreux genres de chansons qui ont eu une grande influence sur moi.»

Elle décrit son genre musical comme du funk et aime le rock classique, le hip hop, le R&B et le jazz.

Elle joue du piano et de la guitare. Bien qu’elle ait écrit un certain nombre de chansons, elle a décidé de se concentrer davantage sur sa voix pour le moment.

Lors d’une soirée-scène ouverte, elle a rencontré un groupe de personnes talentueuses qui l’ont aidée à produire sa chanson en 2019.

« Nous nous sommes connus lors d’une soirée-scène ouverte en août 2019 et c’est une initiative de la Communauté  saoudienne de la musique. Nous avons enregistré la chanson chez moi», dit-elle.

«Chacun a ajouté sa propre touche. C’était comme un projet collectif avec de nombreuses perspectives et goûts différents intégrés dans la chanson», précise-t-elle.

La chanteuse a l’intention d’enregistrer un album entier où elle exprime ses opinions et s’adresse directement à d’autres adolescents partageant ses sentiments.

«Je travaille sur un album depuis trois ans maintenant et de nombreuses chansons vont bientôt sortir. Les paroles vous en diront beaucoup sur ce que je ressens et j’ai cessé d’être têtue et perfectionniste pour chaque chanson », souligne-t-elle. «En général, je supprime toutes les chansons que je n’aime pas au départ, mais maintenant je ne fais que ce en quoi je crois et tout le reste suivra.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Visite du président libanais à Washington: le Hezbollah dénonce une «soumission» à un pouvoir étranger

Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère". (AFP)
Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère". (AFP)
Short Url
  • Les violences ont baissé d'intensité depuis la signature en juin d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, en parallèle de négociations entamées en avril entre le Liban et Israël dans une tentative de dissocier le dossier libanais
  • Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes et opérations dans et près des zones qu'elle continue d'occuper dans le sud

BEYROUTH: Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère".

Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

Cet accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe une partie du sud du pays désignée comme "zone de sécurité" - sous réserve du désarmement du Hezbollah pro-iranien.

La formation pro-iranienne, qui s'oppose à l'accord, a déploré dans un communiqué que la visite de M. Aoun n'avait "débouché sur aucun engagement américain" sur un retrait de l'armée israélienne du sud du Liban, ni n'avait mis fin aux tirs israéliens, ni permis un retour sûr des déplacés dans cette région.

"Dans la série ininterrompue des concessions" du pouvoir, cette visite a révélé "l’ampleur de la dépendance et de la soumission à une tutelle étrangère", a ajouté le Hezbollah.

Pendant l'entrevue, Joseph Aoun a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de l'accord.

Le Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran, a réitéré son refus des négociations directes entre Israël et le Liban.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans le village de Zawtar al-Gharbiya dont l'armée israélienne contrôlait les abords.

Le chef de l'armée, Rodolphe Haykal, s'est rendu jeudi sur place où il "a passé en revue les mesures prises" afin de " garantir le retour en sécurité des habitants", selon un communiqué de l'armée.

Un photographe de l'AFP a vu des équipes de secours entrer dans cette localité, qui reste interdite d'accès aux habitants.

Elles ont récupéré trois corps, et poursuivent des opérations de recherche, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

Les violences ont baissé d'intensité depuis la signature en juin d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, en parallèle de négociations entamées en avril entre le Liban et Israël dans une tentative de dissocier le dossier libanais de la guerre régionale.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes et opérations dans et près des zones qu'elle continue d'occuper dans le sud.

L'ANI a rapporté une "forte explosion" dans la localité frontalière d'al-Tiri, l'attribuant à l'armée israélienne. Des tirs israéliens dans une autre localité du sud ont blessé un travailleur syrien, a ajouté l'agence.

Des secouristes affiliés au Hezbollah ont rapporté qu'une frappe israélienne près de Nabatiyé al-Fawqa avait visé une ambulance qui se rendait sur le site d'une précédente frappe, et blessé deux secouristes.


L'Iran menace de rétorsion tout pays «participant, coopérant ou aidant» les Etats-Unis dans leurs attaques 

Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré vendredi, après une nouvelle nuit de bombardements américains, que tout pays "participant, coopérant ou aidant" les Etats-Unis serait tenu pour responsable par Téhéran. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré vendredi, après une nouvelle nuit de bombardements américains, que tout pays "participant, coopérant ou aidant" les Etats-Unis serait tenu pour responsable par Téhéran. (AFP)
Short Url
  • "Toute participation, coopération ou assistance à la commission d'une agression contre l'Iran engagera la responsabilité internationale des parties concernées"
  • L'Iran "se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires dans le cadre de la légitime défense"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré vendredi, après une nouvelle nuit de bombardements américains, que tout pays "participant, coopérant ou aidant" les Etats-Unis serait tenu pour responsable par Téhéran.

"Toute participation, coopération ou assistance à la commission d'une agression contre l'Iran engagera la responsabilité internationale des parties concernées", a déclaré Abbas Araghchi, ajoutant que l'Iran "se réservait le droit de prendre toutes les mesures nécessaires dans le cadre de la légitime défense", lors d'un discours au Kirghizistan à l'occasion d'une réunion de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

 

 


Nouvelles frappes américaines en Iran, sirènes d'alerte au Bahreïn 

Les Etats-Unis ont lancé vendredi une nouvelle série de frappes en Iran, tandis que les alliés houthis ont ouvert un autre front dans le conflit, revendiquant des attaques en mer Rouge qui font grimper le prix du baril de pétrole au-dessus des 100 dollars. (AFP)
Les Etats-Unis ont lancé vendredi une nouvelle série de frappes en Iran, tandis que les alliés houthis ont ouvert un autre front dans le conflit, revendiquant des attaques en mer Rouge qui font grimper le prix du baril de pétrole au-dessus des 100 dollars. (AFP)
Short Url
  • Dans la nuit de jeudi à vendredi, l'armée américaine a annoncé avoir achevé une nouvelle série de frappes contre des cibles militaires en Iran, faisant état de la "13e nuit consécutive" de bombardements
  • Des médias d'Etat iraniens ont quant à eux rapporté des explosions dans le sud du pays et sur l'île de Qeshm, près du détroit d'Ormuz

TEHERAN: Les Etats-Unis ont lancé vendredi une nouvelle série de frappes en Iran, tandis que les alliés houthis ont ouvert un autre front dans le conflit, revendiquant des attaques en mer Rouge qui font grimper le prix du baril de pétrole au-dessus des 100 dollars.

Les affrontements entre Téhéran et Washington, qui ont repris le 7 juillet, font craindre un blocage durable des exportations d'hydrocarbures puisque le stratégique détroit d'Ormuz est verrouillé par l'Iran et que les Houthis yéménites ont annoncé un blocus des navires d'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.

Après avoir flambé jeudi, les cours refluaient légèrement vendredi en début d'échanges asiatiques, le Brent se maintenant autour du niveau de 100 dollars atteint la veille pour la première fois depuis mai, loin de l'accalmie qui avait suivi la signature d'un protocole d'accord irano-américain mi-juin.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, l'armée américaine a annoncé avoir achevé une nouvelle série de frappes contre des cibles militaires en Iran, faisant état de la "13e nuit consécutive" de bombardements.

Des médias d'Etat iraniens ont quant à eux rapporté des explosions dans le sud du pays et sur l'île de Qeshm, près du détroit d'Ormuz.

Face aux menaces sur la navigation dans la région, Donald Trump a affirmé jeudi soir que les fonds iraniens gelés aux Etats-Unis serviraient désormais à rembourser les dégâts sur les navires touchés dans le Golfe.

"A partir de maintenant, tous les dommages causés aux navires, à la cargaison ou à tout autre élément s'y rapportant, seront payés par l'argent iranien que les Etats-Unis ont en leur possession et contrôlent", a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social, sans fournir davantage de détails sur le mécanisme envisagé.

Une menace qualifiée quelques heures plus tard de "précédent incendiaire" par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, dans une publication sur X.