Dossier nucléaire: l'Iran examine le «texte final» soumis par l'UE

Le soleil se couche derrière le Palais Coburg où se déroulent à huis clos les négociations sur le nucléaire iranien à Vienne, en Autriche, le 5 août 2022. (AP).
Le soleil se couche derrière le Palais Coburg où se déroulent à huis clos les négociations sur le nucléaire iranien à Vienne, en Autriche, le 5 août 2022. (AP).
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Publié le Lundi 08 août 2022

Dossier nucléaire: l'Iran examine le «texte final» soumis par l'UE

  • Après un blocage de plusieurs mois, les diplomates de l'ensemble des parties (Iran, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) sont revenus à Vienne la semaine dernière afin de sauver l'accord de 2015
  • L'objectif des pourparlers, auxquels les Etats-Unis participent de manière indirecte, est de remettre le processus sur les rails

TEHERAN : L'Iran a affirmé lundi qu'il examinait le "texte final" soumis par l'Union européenne (UE) aux représentants des capitales concernées lors des négociations de Vienne destinées à sauver l'accord moribond de 2015 sur le programme nucléaire iranien.

"Dès que nous avons reçu ces idées, nous avons fait part de notre réponse initiale et nos réflexions (...)" au coordinateur de l'UE Enrique Mora, chargé de superviser le dialogue de Vienne, a indiqué un responsable des Affaires étrangères iraniennes cité par l'agence officielle Irna.

"Mais naturellement les clauses nécessitent un examen global et nous transmettrons nos vues et nos remarques au coordinateur et aux autres parties", a-t-il ajouté.

Le responsable n'a pas précisé en quoi consistait cette "réponse initiale" ni quelles étaient "les remarques" de son pays au sujet du "texte final", alors qu'un responsable européen à Vienne a affirmé que "ce texte ne sera pas renégocié".

"On a travaillé quatre jours et aujourd'hui le texte est sur la table des hauts représentants", a déclaré ce responsable sous couvert d'anonymat. "La négociation est finie, c'est le texte final", a-t-il dit.

Après un blocage de plusieurs mois, les diplomates de l'ensemble des parties (Iran, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) sont revenus à Vienne la semaine dernière afin de sauver l'accord de 2015.

Le pacte, connu sous le nom JCPOA, vise à garantir le caractère civil du programme nucléaire de l'Iran accusé de chercher à se doter de l'arme atomique malgré ses démentis.

Mais à la suite du retrait unilatéral en 2018 des Etats-Unis sous l'impulsion de Donald Trump et du rétablissement des sanctions américaines, Téhéran s'est progressivement affranchi de ses obligations.

L'objectif des pourparlers, auxquels les Etats-Unis participent de manière indirecte, est de remettre le processus sur les rails.

"Maintenant la balle est dans le camp des capitales et on va voir ce qui va se passer", a ajouté le responsable européen qui a dit "espérer vivement" que le texte soit accepté et qu'un accord intervienne "dans quelques semaines".

Reste cependant un obstacle de taille: l'Iran réclame à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) la clôture de la question des sites non déclarés, où des traces d'uranium enrichi avaient été retrouvées.

"Cela n'a rien à voir avec le JCPOA. En même temps, l'Iran dit que c'est fondamental. J'espère que l'Iran et l'AIEA auront un accord parce que cela facilitera beaucoup de choses", a déclaré le responsable.

"L'agence devrait complètement régler la question (...) par la voie technique, et s'éloigner des questions politiques non pertinentes et non constructives", avait affirmé dimanche le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian.


«Nous pouvons arriver subitement la nuit»: Erdogan menace la Grèce et les pays qui l’«agacent»

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, prend la parole lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée après une réunion de la Communauté politique européenne au château de Prague, à Prague, en République tchèque. (AP)
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, prend la parole lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée après une réunion de la Communauté politique européenne au château de Prague, à Prague, en République tchèque. (AP)
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  • La Grèce doit prendre au sérieux les avertissements concernant la réponse de la Turquie à toute menace, a déclaré le président Erdogan
  • Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a affirmé que son pays était ouvert au dialogue avec tout pays voisin

PRAGUE: Lors de la lancée de la nouvelle plateforme de concertation continentale à Prague, la Communauté politique européenne, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a indiqué que la Grèce, et d’autres pays qui l’«agacent», ont compris le message d’Ankara lorsque des responsables turcs ont déclaré: «Nous pouvons arriver subitement la nuit», un commentaire que les responsables grecs et d’autres responsables occidentaux considèrent comme une menace.

Il a accusé Athènes de fonder ses politiques sur des «mensonges». «Ils ne sont pas là où ils sont censés être», a lancé M. Erdogan lors d’une conférence de presse à Prague. «Toute leur politique est fondée sur des mensonges. Ils ne sont pas honnêtes. Nous n’avons rien à discuter avec la Grèce.»

Il a souligné que la Grèce devait prendre au sérieux ses avertissements concernant la réponse de la Turquie à toute menace, et a également déclaré au sommet qu’il attendait de l’UE qu’elle «appelle la Grèce à un dialogue bilatéral au lieu de soutenir des initiatives illégales déguisées en unité ou en solidarité». De son côté, le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a affirmé que son pays était ouvert au dialogue avec tout pays voisin.

«La Grèce ne provoque jamais, et elle répond toujours avec confiance lorsqu’elle est provoquée», a dit M. Mitsotakis. «Il est insensé d’accuser la Grèce de faire monter la tension en mer Égée alors que la Turquie soulève même les questions de souveraineté des îles», a-t-il ajouté. «La Grèce ne ferme pas la porte au dialogue. Nous sommes certains que le droit international est de notre côté.»

Jeudi, des dirigeants de toute l’Europe ont entamé leurs réunions à Prague dans le cadre du sommet inaugural. Le premier rassemblement au grand complexe du château de Prague a réuni un groupe hétéroclite de 44 nations, du Caucase (sud-est) à l’Islande (nord-ouest).

Le président russe, Vladimir Poutine, qui n’a pas été invité, dominait les discussions lors de la réunion en raison des crises économique et sécuritaire provoquées par son invasion de l’Ukraine.

* Avec Reuters and AFP

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La fête des lumières à Berlin promet d'économiser l'énergie comme jamais

Le festival des lumières de Berlin démarre vendredi soir. (Photo, Berlin.de , © www.enrico-verworner.de)
Le festival des lumières de Berlin démarre vendredi soir. (Photo, Berlin.de , © www.enrico-verworner.de)
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  • Lors de cette fête qui a lieu tous les ans depuis 2005, les principaux monuments historiques sont illuminés de mille couleurs avec des motifs créatifs et changeants
  • Le festival éteindra ses lumières une heure plus tôt que les années précédentes, à 23H00 contre minuit auparavant, et réduira le nombre de sites illuminés à 35, contre près d'une centaine les années passées

BERLIN : Attendu au tournant en période de sobriété énergétique, le festival des lumières de Berlin, qui démarre vendredi soir, se targue d'avoir cette année la plus faible consommation d'électricité de son histoire.

Lors de cette fête qui a lieu tous les ans depuis 2005, les principaux monuments historiques, comme la Porte de Brandebourg, la tour de télévision et le château de Charlottenbourg, sont illuminés de mille couleurs avec des motifs créatifs et changeants.

Juste avant le week-end, Bild, quotidien lu par près de 8 millions d'Allemands, a fustigé la maire de la ville, Franziska Giffey, lui reprochant d'autoriser cet événement alors que les citoyens sont appelés à moins se chauffer et s'éclairer.

Une critique rejetée par l'un des porte-paroles de la ville, Matthias Kuder, interrogé par l'AFP. Rappelant que le gouvernement allemand avait prévu «en matière d'économies d'énergie des exceptions pour les illuminations de Noël et les manifestations culturelles», M. Kuder a affirmé que la ville avait demandé aux organisateurs de ce genre d'événements de se montrer particulièrement économes. «On n'utilisera pas l'argent du contribuable», a-t-il ajouté.

De son côté, le «festival of lights» s'engage à consommer 75% d'électricité de moins que l'an passé. Et celle-ci sera issue à 100% d'énergie renouvelable, écrit-il sur son site internet.

De plus, il éteint ses lumières une heure plus tôt que les années précédentes: à 23H00 contre minuit auparavant. Il a également réduit le nombre de sites illuminés: 35 contre près d'une centaine les années passées.

«Nous avons aussi fait le choix de performances moins énergivores», a expliqué à l'AFP Birgit Zander, fondatrice du festival.

Elle a cité en exemple le «Berliner Dom» (cathédrale de Berlin, en réalité un temple luthérien) sur lequel on pouvait voir l'an passé d'immenses projections et qui sera cette année décoré par des «luminéoles», des oiseaux imaginaires avec un éclairage basse consommation, créés par l'entreprise française «Porté par le vent».

Comme l'an passé, Mme Zander attend environ deux millions de visiteurs à ce festival gratuit qui dure jusqu'au 16 octobre.


Réchauffement climatique: Washington va détailler une nouvelle stratégie pour l'Arctique

Face à l'impact croissant du réchauffement climatique, Washington souhaite aider l'Alaska -- son Etat le plus septentrional -- à renforcer sa résilience et à s'adapter, et entend aussi suivre les initiatives internationales visant à réduire les émissions dans l'Arctique. (AFP).
Face à l'impact croissant du réchauffement climatique, Washington souhaite aider l'Alaska -- son Etat le plus septentrional -- à renforcer sa résilience et à s'adapter, et entend aussi suivre les initiatives internationales visant à réduire les émissions dans l'Arctique. (AFP).
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  • Le réchauffement climatique fait notamment fondre la banquise, ouvrant à la navigation des zones auparavant fermées et offrant de nouvelles opportunités à des pays comme les Etats-Unis, la Russie et la Chine, de se disputer ressources et influence
  • «La stratégie présente la vision américaine d'un Arctique pacifique, stable, prospère et coopératif»

WASHINGTON : L'administration Biden va dévoiler vendredi une nouvelle stratégie concernant l'Arctique, intégrant les conséquences de plus en plus marquées du réchauffement climatique dans la région et la concurrence accrue, ont annoncé des haut responsables américains.

Le réchauffement climatique fait notamment fondre la banquise, ouvrant à la navigation des zones auparavant fermées et offrant de nouvelles opportunités à des pays comme les Etats-Unis, la Russie et la Chine, de se disputer ressources et influence.

"La stratégie présente la vision américaine d'un Arctique pacifique, stable, prospère et coopératif", a indiqué un des responsables.

Elle comprend quatre grands domaines: la sécurité, le changement climatique et la protection de l'environnement, un développement économique durable et une coopération internationale.

En matière de sécurité, les Etats-Unis s'engagent à "dissuader les menaces qui pèsent sur le territoire américain et sur nos alliés", ainsi qu'à mieux comprendre comment opérer dans cette région, a déclaré le haut responsable.

Face à l'impact croissant du réchauffement climatique, Washington souhaite aider l'Alaska -- son Etat le plus septentrional -- à renforcer sa résilience et à s'adapter, et entend aussi suivre les initiatives internationales visant à réduire les émissions dans l'Arctique.

En matière économique, les Etats-Unis veulent identifier des manières d'accentuer la croissance dans la région "et d'améliorer les moyens d'existence en Alaska, surtout pour les communautés autochtones", a dit un responsable.

La coopération entre Etats dans la région a été rendue plus difficile depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Mais "les Etats-Unis sont toujours engagés à soutenir les institutions en place pour la coopération arctique", a-t-il noté.

Le dernier document détaillant la stratégie américaine en l'Arctique remonte à près de 10 ans.