Irak: une actrice poursuit The Economist après un article controversé

Taleb affirme que l'article de The Economist était une insulte non seulement pour elle, mais pour toutes les femmes arabes. (Newlines Magazine/Archives)
Taleb affirme que l'article de The Economist était une insulte non seulement pour elle, mais pour toutes les femmes arabes. (Newlines Magazine/Archives)
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Publié le Jeudi 11 août 2022

Irak: une actrice poursuit The Economist après un article controversé

  • L'article est accompagné d'une photo de Mme Taleb, 42 ans, sur scène lors d'un festival, la présentant comme «une actrice aux courbes généreuses»
  • Jeudi, Mme Taleb a assuré à l'AFP avoir lancé une «action en justice» contre The Economist, réclamant «des excuses et un dédommagement financier», sans évoquer de montants

BAGDAD: L'actrice irakienne Inas Taleb a annoncé jeudi à l'AFP avoir engagé une action judiciaire contre le magazine britannique The Economist après la publication d'un article controversé sur le surpoids des femmes dans le monde arabe illustré par une photo la représentant.

Intitulé "Pourquoi les femmes sont plus grosses que les hommes dans le monde arabe", l'article publié fin juillet entend expliquer ce qu'il voit comme l'inégalité des sexes face au surpoids et à l'obésité au Moyen-Orient.

Il a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, des internautes critiquant des propos sexistes et le recours à des généralisations.

L'article est accompagné d'une photo de Mme Taleb, 42 ans, sur scène lors d'un festival, la présentant comme "une actrice aux courbes généreuses".

L'artiste et animatrice de télévision est devenue dans les années 1990 une star du petit écran avec ses rôles dans des feuilletons irakiens.

Jeudi, Mme Taleb a assuré à l'AFP avoir lancé une "action en justice" contre The Economist, réclamant "des excuses et un dédommagement financier", sans évoquer de montants.

"Ma photo a été utilisée dans un contexte offensant pour la femme", a-t-elle indiqué par téléphone à l'AFP, assurant avoir ensuite fait l'objet de "nombreux commentaires injurieux" sur les réseaux sociaux.

Toute l'affaire "est une insulte à la femme arabe", a-t-elle estimé, déplorant que The Economist montre "une image faussée des femmes dans le monde arabe et des femmes en surpoids".

Mercredi, sur son compte Instagram suivi par neuf millions d'abonnés, Mme Taleb a partagé une vidéo de son avocate britannique, qui évoque "l'affaire de diffamation contre The Economist".

L'avocate dénonce un "préjudice grave à sa personne et à sa carrière avec la publication de sa photo".

La députée et ancienne ministre irakienne Evan Gabro a appelé à la solidarité avec Mme Taleb, "après l'insulte dont elle a été victime, elle et la femme irakienne et arabe".

Zahraa Ghandour, actrice et cinéaste irakienne, dénonce "le regard arrogant des médias occidentaux" et une tendance à "renforcer les stéréotypes".

Interrogée par l'AFP, elle espère que l'incident "servira de leçon" au magazine britannique "qui réfléchira à deux fois avant de parler des femmes arabes".


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.