Naufrage d'un pétrolier en Tunisie: non-lieu pour l'équipage

Après le naufrage, la Guinée équatoriale avait annoncé la suspension de près de 400 navires battant de façon "illégale" pavillon du pays. (AFP).
Après le naufrage, la Guinée équatoriale avait annoncé la suspension de près de 400 navires battant de façon "illégale" pavillon du pays. (AFP).
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Publié le Jeudi 11 août 2022

Naufrage d'un pétrolier en Tunisie: non-lieu pour l'équipage

  • Après le naufrage de ce bateau, le parquet de Gabès avait ouvert une enquête pour déterminer les causes de l'accident, la nature de l'activité du pétrolier et son trajet des semaines ayant précédé son naufrage
  • Son équipage - quatre Turcs, un capitaine géorgien et deux Azerbaïdjanais - était placé en état d'arrestation depuis le 22 avril

TUNIS : La justice tunisienne a prononcé un non-lieu pour les sept membres de l'équipage d'un pétrolier qui s'était échoué le 16 avril au large de la Tunisie, a indiqué jeudi à l'AFP le porte-parole du tribunal de Gabès, Mohamed Karray.

Après le naufrage de ce bateau, le parquet de Gabès avait ouvert une enquête pour déterminer les causes de l'accident, la nature de l'activité du pétrolier et son trajet des semaines ayant précédé son naufrage.

Son équipage - quatre Turcs, un capitaine géorgien et deux Azerbaïdjanais - était placé en état d'arrestation depuis le 22 avril.

Le tribunal de première instance de Gabès (sud) a prononcé mercredi un non-lieu dans cette affaire et décidé la libération de tout l'équipage, a indiqué M. Karray. Toutefois, selon la même source, le procureur de Gabès a fait appel.

Le Xelo, battant "illégalement" pavillon de la Guinée équatoriale, officiellement parti du port de Damiette en Egypte à destination de Malte, avait coulé dans les eaux tunisiennes où il s'était réfugié en raison de mauvaises conditions météorologiques.

Pour une raison inconnue, ce pétrolier, de 58 mètres de long sur 9 de large, avait commencé à prendre l'eau. Des forces de la marine militaire tunisienne avaient évacué l'équipage juste avant que le navire ne sombre.

Tunis avait ensuite annoncé que le navire était vide, écartant tout risque de pollution, après avoir, dans un premier temps, assuré qu'il transportait 750 tonnes de gazole sur la base des documents de bord.

Des images transmises par la marine tunisienne montrait les instruments de bord et notamment le GPS détruits à coups de marteau.

Après le naufrage, la Guinée équatoriale avait annoncé la suspension de près de 400 navires battant de façon "illégale" pavillon du pays.

Des médias et experts tunisiens avaient rappelé la proximité du golfe de Gabès avec le nord-ouest de la Libye, important exportateur de pétrole, dont les côtes ont été le théâtre de trafics d'hydrocarbures, ces dernières années.

Contacté par l'AFP, Rafaa Tabib, géopolitologue tunisien, spécialiste des trafics en Libye, avait estimé que le Xelo était "une station-service flottante vendant (illégalement, ndlr) des hydrocarbures aux nombreux navires transitant par le Canal de Sicile".

Selon M. Tabib, ces trafics ont "trois acteurs principaux: la mafia italienne, des sociétés au statut juridique pas clair à Malte et des milices libyennes opérant dans le secteur de Zawiya, où se trouve la plus grande raffinerie" de Libye.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.