Les guides touristiques saoudiens rayonnent à l'exposition The Line de Neom

The Line suit une approche axée sur l'humain; la santé et le bien-être sont mis en avant par rapport aux transports et à l’infrastructure. (Photo fournie)
The Line suit une approche axée sur l'humain; la santé et le bien-être sont mis en avant par rapport aux transports et à l’infrastructure. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 12 août 2022

Les guides touristiques saoudiens rayonnent à l'exposition The Line de Neom

  • Les détails du projet Neom sont présentés lors de cette exposition organisée au Superdôme de Djeddah
  • S'adressant à Arab News, plusieurs guides ont exprimé leur enthousiasme à l’idée de participer à l'exposition et de jouer un rôle, modeste mais important, dans le cadre de Neom

DJEDDAH: L’exposition qui présente l'ambitieux projet The Line de l’Arabie saoudite fascine les visiteurs grâce au travail des guides touristiques spécialisés.

Les détails du projet Neom sont présentés lors de cette exposition organisée au Superdôme de Djeddah. Les visiteurs de tous les groupes d'âge obtiendront des informations de premier plan grâce aux guides touristiques saoudiens. Ces derniers fournissent des explications en arabe et en anglais sur ce qui est exposé.

Ils contribuent à donner vie à l'exposition avec quarante-neuf visites proposées par jour, permettant aux curieux de saisir l'étendue et la complexité des concepts architecturaux et les particularités du projet en matière d’ingénierie.

S'adressant à Arab News, plusieurs guides ont exprimé leur enthousiasme à l’idée de participer à l'exposition et de jouer un rôle, modeste mais important, dans le cadre de Neom.

L’un d’eux, Ragad Seit, confie: «Cette expérience est plus que merveilleuse. J'aime l'enthousiasme qui se lit sur le visage des gens pendant que nous leur donnons les détails sur The Line. C'est incroyable de voir l’enthousiasme qu’ils manifestent pour ce projet révolutionnaire. Et le fait de le voir me fait sentir plus encore combien cela vaut la peine de participer à cette exposition. Je suis sûr que ce sera un grand mouvement pour l'avenir et nous avons hâte de voir le projet de The Line terminé.»

Une autre jeune guide, Ghalya Faisal Alsahhaf, nous déclare: «Mon travail ici consiste à donner des explications sur la flore unique et rare de Neom qui sera plantée dans The Line. L'expérience est vraiment unique en son genre, car j’ai la possibilité de donner aux gens les informations qu’ils attendent sur la végétation.»

«La réaction des visiteurs lorsqu'ils découvrent les différents types de flore est incroyable. De plus, je rencontre des personnes de cultures et d'horizons différents et j'interagis avec eux; c’est très agréable de discuter avec eux. L'enthousiasme des visiteurs est indescriptible.»

Abdelaziz Salmin affirme pour sa part: «Bien que je sois ici en tant que guide touristique, je suis très fier de faire partie de Neom et de travailler sur ce projet.»

«Je travaille dans les sections 1 et 2; je suis chargé d’expliquer aux gens ce qu'est The Line. L’émotion et l'intérêt montrés par le public vont de pair avec mon enthousiasme. J'attends avec impatience de voir comment la ville va se transformer, surtout après en avoir appris autant à travers cette exposition», ajoute M. Salmin.

Outre les guides touristiques, les responsables de Neom sont également présents à l'exposition pour renseigner ceux qui recherchent des réponses approfondies.

L'exposition de Djeddah ouvre ses portes de 10h à 23h jusqu'au 14 août, avant de se déplacer dans la province de l'Est et de s’installer ensuite à Riyad.

«J'ai entendu parler du projet pour la première fois sur les réseaux sociaux et j'étais vraiment enthousiaste à l’idée de découvrir le concept révolutionnaire de The Line. Je suis tellement enthousiaste de voir cela en réalité!», nous confie Mohammed Ali, l’un des visiteurs.

«En plus, nous comprenons mieux le projet avec l'aide des guides touristiques. C'est vrai qu'ils peuvent emmener les visiteurs dans un tout autre voyage», observe-t-il.

Un autre visiteur, Raïs Ali, raconte: «Le guide a rendu cette visite des plus agréables en répondant à mes questions et en fournissant différentes informations de manière claire et simple.»

«Le projet possède vraiment un aspect futuriste et prometteur. Après la visite guidée, j'avais beaucoup de questions techniques en tête, mais je suis certain qu'elles trouveront une réponse dans les jours qui viennent. Idéalement, j'aimerais emménager dans cet endroit de rêve.»

Saïd H., émerveillé par le concept de The Line présenté à l'exposition, est ravi de voir à quoi ressemblera la ville une fois achevée.

«C'est sans aucun doute une excellente idée de disposer d’un guide qui donne des détails captivants. J'ai été surpris d'apprendre que le stade de football de la ville sera intégré de manière à ce que la ville elle-même se tourne vers le stade et en devienne le lieu de rencontre. Toutes ces précisions sont tellement époustouflantes que les visiteurs ont été émerveillés par cet univers de rêve. Nous avons hâte de le voir prendre vie!», s’exclame Saïd, enthousiaste.

Divisée en différentes sections, l'exposition expose les plans de vie urbaine mis en œuvre dans la ville. The Line suit une approche axée sur l'humain; la santé et le bien-être sont mis en avant par rapport aux transports et à l’infrastructure.

Des billets gratuits peuvent être réservés grâce à l'application Hala Yalla, dédiée à ces événements.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Dans le Kordofan soudanais, une offensive paramilitaire se profile, la ville d'El-Obeid tremble

Après avoir brisé un siège prolongé en février de l'année dernière, l'armée a peiné à empêcher les paramilitaires de réimposer un blocus par le biais de frappes répétées de drones contre la ville, ses infrastructures et la principale route de sortie. (AFP)
Après avoir brisé un siège prolongé en février de l'année dernière, l'armée a peiné à empêcher les paramilitaires de réimposer un blocus par le biais de frappes répétées de drones contre la ville, ses infrastructures et la principale route de sortie. (AFP)
  • El-Obeid est un enjeu majeur dans la guerre qui oppose depuis trois ans l'armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR)
  • La ville d'un demi-million d'habitants accueille environ 100.000 réfugiés, déplacés par la violence ailleurs dans le pays

Al-Ubayyid: Dans un camp de déplacés près d'El-Obeid, dans la région soudanaise du Kordofan, Agsam Hamad brave péniblement la chaleur écrasante pour aller chercher de l'eau trouble dans un puits. Déjà assiégés, les habitants vivent dans la crainte d'un assaut des paramilitaires, qui serait le plus violent à ce jour contre cette grande ville stratégique.

"Nous faisons de longues distances pour cette eau et elle est imbuvable", dit à l'AFP cette femme de 35 ans, mère de sept enfants. "Notre situation est très difficile. Nous avons besoin de nourriture et d'eau" potable.

El-Obeid est un enjeu majeur dans la guerre qui oppose depuis trois ans l'armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

La ville d'un demi-million d'habitants accueille environ 100.000 réfugiés, déplacés par la violence ailleurs dans le pays.

Ces dernières semaines, elle a fait face à des attaques des FSR, les plus intenses jusqu'à présent.

Après avoir brisé un siège prolongé en février de l'année dernière, l'armée a peiné à empêcher les paramilitaires de réimposer un blocus par le biais de frappes répétées de drones contre la ville, ses infrastructures et la principale route de sortie.

De récentes attaques ont frappé la principale centrale électrique et les dépôts de carburant, plongeant des quartiers dans l'obscurité et mettant les pompes à eau hors service.

Les habitants doivent aujourd'hui s'en remettre à des camions-citernes, des puits et quelques points de distribution d'eau, ont-ils expliqué à l'AFP.

"Pouvoir et argent" 

L'ONU a alerté sur un renforcement de la présence des FSR autour de la ville avant un possible assaut terrestre, ce qui fait craindre une répétition des atrocités observées à El-Facher.

Cette ville du Darfour est tombée aux mains des paramilitaires en octobre dernier, lors d'une attaque présentant selon l'ONU les caractéristiques d'un "génocide".

D'après Nohad Eltayeb, de l'ONG basée aux Etats-Unis ACLED, des mouvements de troupes ont été observés au cours du mois passé à environ 60 kilomètres au nord, au sud et à l'ouest d'El-Obeid.

El-Obeid se trouve à un carrefour stratégique reliant des régions du centre et de l'est du Soudan contrôlées par l'armée, dont Khartoum, au Darfour sous contrôle des FSR à l'ouest.

Selon des analystes, sa prise consoliderait le contrôle des FSR sur l'ouest du Soudan et pourrait ouvrir la voie à une avancée vers la capitale.

El-Obeid abrite une division d'infanterie, une base aérienne, un oléoduc stratégique et un important marché de gomme arabique.

" La contrôler, c'est une question de pouvoir, de territoire et d'argent ", affirme l'analyste Kholood Khair.

Les combats et les restrictions ont pratiquement coupé tout accès à la ville, rendant de plus en plus difficile toute couverture indépendante.

De rares images obtenues par l'AFP dans le camp d'Al-Rahmaniyah montrent des femmes épuisées avançant sous un soleil accablant, des jerricans sur la tête après des heures passées à attendre de l'eau à un puits éloigné.

Trop fatigués 

Dans le camp, près de 200 familles s'entassent dans des abris précaires.

Des enfants traînent dans l'étroite zone d'ombre projetée par les huttes . Certains sont trop fatigués pour jouer, d'autres suivent silencieusement leur mère.

" Nous n'avons rien. Ni eau, ni nourriture, ni matelas ", lâche Waseela Mohamed, une grand-mère de 70 ans.

Les livraisons d'aide qui avaient réussi à atteindre le camp il y a plusieurs semaines se sont raréfiées.

" Les organisations humanitaires font ce qu'elles peuvent, mais les besoins sont bien plus importants ", explique un bénévole qui a requis l'anonymat.

A l'intérieur d'El-Obeid, les drones bourdonnent presque en permanence, raconte Adam Hussein - un pseudonyme.

"Nous ne savons pas ce qui se passe vraiment. Tout est en crise. Les civils et les infrastructures sont constamment pris pour cible ", a-t-il confié à l'AFP.

Au moment où il parlait, un drone s'est écrasé tout près, sans faire de victimes.

Alors que le prix de l'eau a doublé, que celui de la nourriture a augmenté jusqu'à 300 % et que les tarifs des transports ont aussi grimpé en flèche, de nombreux habitants sont désormais, de fait, "encerclés ", selon Kholood Khair.

"Boucliers humains" 

Mohamed Refaat, de l'Organisation internationale pour les migrations, a averti que la ville se rapprochait d'un siège total, les civils pouvant bientôt "ne plus être capables de partir ni de revenir".

Sans aide immédiate, les conditions pourraient "en quelques semaines" ressembler à celles observées à El-Facher, où les civils ont survécu en se nourrissant d'aliments pour animaux pendant 18  mois de siège, a-t-il prévenu.

Selon l'ONU, plus de 6. 000 personnes ont été tuées durant les trois premiers jours de sa chute.

Une source gouvernementale a indiqué à l'AFP que l'armée avait tenté de ralentir l'avancée des paramilitaires.

Une source proche des FSR a elle accusé l'armée d'utiliser des civils comme " boucliers humains ", estimant qu'ils devraient être évacués.

Bien que la composition démographique de la ville diffère de celle d'El-Facher, où les violences ont suivi des lignes ethniques, Noha Eltayeb prévient que les civils "pourraient néanmoins être confrontés à des pillages, des violences sexuelles et des attaques contre ceux accusés de soutenir l'armée".