Des grimpeurs saoudiens à la recherche d'un nouveau sommet à Neom

Plus de cent nouveaux itinéraires d'escalade ont été ouverts à la fin de l'année dernière près de Neom dans le cadre de Rise 100. (Neom)
Plus de cent nouveaux itinéraires d'escalade ont été ouverts à la fin de l'année dernière près de Neom dans le cadre de Rise 100. (Neom)
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Publié le Jeudi 11 août 2022

Des grimpeurs saoudiens à la recherche d'un nouveau sommet à Neom

  • Les terrains d’escalade sont devenus la destination favorite d’une communauté de grimpeurs et d'aventuriers en pleine expansion et particulièrement soudée
  • Aujourd'hui, des salles d'escalade intérieures ouvrent dans l’ensemble du pays, tandis qu'un nombre croissant d'événements rassemblent des grimpeurs internationaux et locaux

DJEDDAH: Les amateurs d'escalade saoudiens à la recherche d'un «nouveau sommet» se sont réunis dans le désert près de Neom pour essayer cent nouvelles voies ouvertes à la fin de l'année dernière dans le cadre de Rise 100, le premier festival d'escalade du Royaume.

Les terrains d’escalade sont devenus la destination favorite d’une communauté de grimpeurs et d'aventuriers en pleine expansion et particulièrement soudée.

Dans la pratique individuelle, les voies d'escalade sont d'une longueur maximale d'une demi-corde (environ 30 mètres) avec un ancrage à l'extrémité; elles sont accessibles aux grimpeurs de tous niveaux.

Au mois de décembre dernier, Rise 100 a inauguré différentes propositions de sports d'aventure à Neom, conçues pour sensibiliser les amateurs de sensations fortes non seulement à de nouvelles activités, mais aussi à l'environnement.

Aujourd'hui, des salles d'escalade intérieures ouvrent dans l’ensemble du pays, tandis qu'un nombre croissant d'événements rassemblent des grimpeurs internationaux et locaux.

Une communauté de grimpeurs jeunes, mais très engagés, s’est rapidement développée.

C’est à l’université qu’Abdelrahmane Abughazala, un ingénieur en mécatronique de 25 ans, a découvert ce sport, qui est alors devenu «le centre de sa vie».

La journée de ce jeune aventurier tourne désormais autour de l'escalade.

Les nouvelles voies ouvertes à Neom «sont importantes pour les grimpeurs», a-t-il ajouté.

«Les nouveaux grimpeurs peuvent découvrir différents types de roches et divers styles d'escalade qui sont absolument magnifiques. Et il est plus facile pour les grimpeurs du nord du Moyen-Orient de visiter l'Arabie saoudite et de venir essayer l'escalade ici», a-t-il expliqué à Arab News.

Ces nouvelles voies conçues dans le Royaume offriront aux grimpeurs une plus grande visibilité et leur proposeront des pratiques variées, car ils apprendront à faire face à différents types d'escalade et de roche.

Faisal al-Dosary, grimpeur saoudien qui fait figure de pionnier, a indiqué que la roche granitique dure donnait un avantage à Tanomah, l’une des destinations d'escalade les plus populaires dans le sud-ouest du Royaume.

«Le granit est plus solide et plus difficile à casser. À Neom, la roche est plus sableuse, ce qui la rend fragile. Heureusement, les voies sont sûres, car elles sont boulonnées en profondeur. Ce genre de détails rend les grimpeurs capables de faire face à n'importe quel type de roche dans le monde.»

Abughazala est convenu que la grande variété de types de roches en Arabie saoudite pourrait jouer un rôle énorme pour attirer les grimpeurs étrangers dans le Royaume.

Al-Dosary a fait partie de l'équipe qui a travaillé à l'ouverture du premier centre d'escalade en salle en Arabie saoudite. Il a souligné qu'il était encourageant de voir autant de jeunes grimpeurs s’adonner à ce sport.

«C'est une compétence que nous devons développer dès le plus jeune âge. Elle favorise la flexibilité et la force», a-t-il précisé.

Si l'on continue sur cette lancée, a ajouté le grimpeur chevronné, «nous aurons des grimpeurs de niveau olympique».

M. Abughazala s'est dit confiant dans l’avenir: «Je connais notre potentiel et je sais que ce n'est qu'une question de temps pour que notre communauté prospère.»

Le développement de ce sport entraînera également une plus grande sensibilisation à l'environnement et il aura «un grand impact sur la perception de la nature», selon lui.

«En tant que grimpeurs et amoureux de la nature, laisser l'endroit tel qu'il est, voire en meilleur état, est aussi important que de grimper. C'est le travail de chacun d'en prendre soin autant que les travailleurs ou l'organisme gouvernemental de la zone.»

Les grimpeurs pensent que les voies de Neom ne sont qu'un début pour l'Arabie saoudite, les zones désertiques et les montagnes du Royaume étant destinées à attirer les grimpeurs du monde entier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Cisjordanie: 70 enfants palestiniens tués depuis le début des opérations israéliennes 

Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes. (AFP)
Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes. (AFP)
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  • "La plupart de ceux qui ont été tués ou blessés l'ont été par des balles réelles", a encore relevé le porte-parole de l'Unicef
  • Il a souligné que l'Unicef appelle les autorités israéliennes à "prendre des mesures immédiates et décisives pour empêcher que d'autres enfants palestiniens ne soient tués ou mutilés, et pour protéger leurs foyers, leurs écoles et leur accès à l'eau

GENEVE: Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes.

"Les enfants paient un prix intolérable en raison de l'escalade des opérations militaires et des attaques des colons menées dans toute la Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est", a déclaré un porte-parole de l'Unicef, James Elder, lors d'un point presse à Genève.

"Ainsi, entre janvier 2025 et aujourd'hui, au moins un enfant palestinien a été tué en moyenne chaque semaine en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem sous contrôle israélien. Cela représente 70 enfants palestiniens tués sur cette période, a-t-il ajouté, indiquant qu'il y a eu également 850 autres enfants blessés sur la même période.

Il a précisé que 93% des enfants tués l'ont été "par les forces israéliennes".

"La plupart de ceux qui ont été tués ou blessés l'ont été par des balles réelles", a encore relevé le porte-parole de l'Unicef.

Il a souligné que l'Unicef appelle les autorités israéliennes à "prendre des mesures immédiates et décisives pour empêcher que d'autres enfants palestiniens ne soient tués ou mutilés, et pour protéger leurs foyers, leurs écoles et leur accès à l'eau, conformément au droit international".

"L'Unicef appelle également les États membres disposant d'une influence à user de leur poids pour garantir le respect du droit international", a-t-il dit.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis le début de la guerre à Gaza déclenchée par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sud d'Israël. En janvier 2025, l'armée israélienne a lancé une "opération antiterroriste" visant principalement les camps de réfugiés palestiniens de Cisjordanie.


Liban: six morts dans un bombardement israélien, selon l'agence officielle

Des habitants inspectent les décombres d’un bâtiment dans le village libanais de Kfar Dounine, dans le sud du Liban, le 25 janvier 2026, après qu’il a été touché par une frappe israélienne. (photo d’archive AFP)
Des habitants inspectent les décombres d’un bâtiment dans le village libanais de Kfar Dounine, dans le sud du Liban, le 25 janvier 2026, après qu’il a été touché par une frappe israélienne. (photo d’archive AFP)
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  • Une frappe aérienne israélienne sur une maison à Kfar Dounine, dans le sud du Liban, a fait six morts et sept blessés malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril
  • Israël poursuit ses bombardements tandis que le Hezbollah continue ses attaques contre des cibles israéliennes, alors que de nouvelles discussions entre les deux pays sont prévues à Washington cette semaine

BEYROUTH: L'Agence nationale d'information (ANI, officielle) libanaise a annoncé la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban.

"Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr", a écrit l'ANI mardi.

Par ailleurs, l'armée israélienne a ordonné sur les réseaux sociaux aux habitants de la petite ville de Sohmor, dans la vallée de la Bekaa (est), d'évacuer en prévision de bombardements.

Malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, Israël a poursuivi le pilonnage de plusieurs régions du Liban, et le mouvement pro-iranien Hezbollah continue de revendiquer des attaques contre des cibles israéliennes.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans une nouvelle guerre le 2 mars en attaquant Israël au moyen de roquettes pour venger la mort du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre Téhéran. Israël a répondu en menant des frappes massives et une incursion terrestre dans le sud.

Le dernier bilan des frappes israéliennes, actualisé lundi par le ministère libanais de la Santé, s'élève à 2.869 morts depuis le début de la guerre, dont des dizaines de personnes tuées depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

De nouvelles discussions sont prévues jeudi et vendredi à Washington entre le Liban et Israël.


La prix Nobel Narges Mohammadi libérée sous caution et soignée à Téhéran, selon ses soutiens

Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix 2023 emprisonnée en Iran depuis décembre, et dont la santé s'était gravement détériorée, a été libérée sous caution et transférée dimanche à Téhéran "pour être soignée par sa propre équipe médicale". (AP)
Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix 2023 emprisonnée en Iran depuis décembre, et dont la santé s'était gravement détériorée, a été libérée sous caution et transférée dimanche à Téhéran "pour être soignée par sa propre équipe médicale". (AP)
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  • Elle a été arrêtée le 12 décembre dernier à Mashhad (est) pour avoir à nouveau, lors d'une cérémonie funéraire, critiqué les autorités religieuses iraniennes, et depuis son emprisonnement à Zandjan (nord), son état de santé s'est gravement détérioré
  • Les autorités iraniennes l'ont finalement libérée et elle a été transférée à Téhéran pour recevoir un traitement médical, a annoncé sa fondation dimanche

PARIS: Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix 2023 emprisonnée en Iran depuis décembre, et dont la santé s'était gravement détériorée, a été libérée sous caution et transférée dimanche à Téhéran "pour être soignée par sa propre équipe médicale".

Militante des droits humains âgé de 54 ans, Mme Mohammadi se bat depuis plus de vingt ans contre la peine de mort et le port obligatoire du voile pour les femmes, en critiquant régulièrement le régime qui gouverne l'Iran depuis la révolution islamique de 1979.

Elle a été arrêtée le 12 décembre dernier à Mashhad (est) pour avoir à nouveau, lors d'une cérémonie funéraire, critiqué les autorités religieuses iraniennes, et depuis son emprisonnement à Zandjan (nord), son état de santé s'est gravement détérioré.

Les autorités iraniennes l'ont finalement libérée et elle a été transférée à Téhéran pour recevoir un traitement médical, a annoncé sa fondation dimanche.

Mme Mohammadi "a bénéficié d'une suspension de peine contre une caution importante", a-t-elle ajouté dans un communiqué, sans en dévoiler le montant.

La prix Nobel a été transférée en ambulance vers un hôpital de Téhéran "pour être soignée par sa propre équipe médicale", a encore précisé la fondation.

Son avocat iranien, Mostafa Nili, a confirmé sur X qu'elle avait été transférée à Téhéran dimanche matin "à la suite d'une ordonnance suspendant son exécution de peine pour raisons médicales".

"La vie de Narges Mohammadi ne tient qu'à un fil", a déclaré son époux, Taghi Rahmani, qui réside à Paris, dans un communiqué.

"Bien qu'elle soit actuellement hospitalisée suite à une grave défaillance de son état de santé, un transfert temporaire est insuffisant. Narges ne doit en aucun cas être renvoyée dans les conditions qui ont altéré sa santé", a-t-il ajouté.

"Le monde est témoin" 

Sa fondation a déclaré qu'elle avait besoin de soins spécialisés et qu'il fallait "s'assurer qu'elle ne retourne jamais en prison pour purger les 18 années restantes de sa peine".

Narges Mohammadi a subi deux crises cardiaques présumées en prison, le 24 mars puis le 1er mai. Après la dernière, elle a été transportée d'urgence à l'hôpital de Zandjan pour y être soignée.

Son comité de soutien à Paris a alors assuré qu'elle risquait de mourir. Elle a perdu 20 kg en prison, a des difficultés à s'exprimer et est devenue "méconnaissable" par rapport à son état avant sa dernière arrestation, a affirmé mardi son avocate parisienne, Chirinne Ardakani.

L'avocate a évoqué à ce sujet le sort du dissident chinois et prix Nobel de la paix Liu Xiaobo, mort en détention médicale en 2017, et celui de l'opposant russe Alexeï Navalny, mort dans une prison russe en 2024.

Jeudi, les Etats-Unis avaient exhorté l'Iran à la libérer, pour "lui fournir les soins dont elle a besoin. Le monde est témoin", avait écrit sur les réseaux sociaux Riley Barnes, le secrétaire d'Etat adjoint américain chargé des droits humains.

Ces 25 dernières années, Mme Mohammadi a été à plusieurs reprises condamnée et emprisonnée pour son engagement contre la peine de mort et le code vestimentaire strict imposé aux Iraniennes.

Sa dernière arrestation remonte à avant le déclenchement d'un vaste mouvement de contestation contre le pouvoir, auquel celui-ci aurait répondu en faisant des milliers de morts.

En février, elle a été condamnée à six ans de prison de plus pour atteinte à la sécurité nationale et un an et demi pour propagande contre le système islamique de l'Iran. Elle avait alors mené une grève de la faim d'une semaine pour réclamer le droit de téléphoner.

Les deux jumeaux de Mme Mohammadi, Ali et Kiana Rahmani, qui vivent et étudient à Paris, n'ont pas vu leur mère depuis plus de dix ans et ont reçu le prix Nobel en son nom alors qu'elle était en prison.