Protéger les femmes

Des Tunisiennes manifestent le 6 mars 2021 à Tunis contre les violences faites aux femmes (Photo, AFP).
Des Tunisiennes manifestent le 6 mars 2021 à Tunis contre les violences faites aux femmes (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Lundi 15 août 2022

Protéger les femmes

  • Il est temps d’assurer à toutes ces femmes le droit de respirer
  • Les violences contre les femmes ne sont pas des questions mineures qui relèvent de brèves ou de faits divers

En Tunisie, près d’une cinquantaine de femmes sont tuées chaque année. Rien que pour l’année 2013, le ministère de l’Intérieur a révélé que 46 femmes avaient été tuées intentionnellement, à la suite de violences graves à leur encontre, sur 7.861 femmes qui avaient été soumises à différents types de violence. Ces chiffres confirment l’escalade de la violence à l’égard des femmes ces dernières années.

Mais les violences contre les femmes ne sont pas des questions mineures qui relèvent de brèves ou de faits divers. Il ne s’agit pas d’«incidents» isolés, d’affaires familiales privées ou de «coutumes locales» intangibles, mais bien de très graves problèmes de société. Les attaques à l’acide, les crimes dits «d’honneur», l’inceste, les infanticides et fœticides sexospécifiques, les mariages précoces et/ou forcés, les mutilations génitales féminines, les viols, les violences conjugales et le (cyber) harcèlement sont des violences sexistes. Elles sont fondées sur un système patriarcal qui instaure entre les hommes et les femmes des relations de pouvoir et de domination. Dans un pays où le Code du statut personnel existe depuis 60 ans, il est ahurissant de constater que les hommes qui commettent ces violences peuvent être universitaires, artistes, commerçants, étudiants, ouvriers ou chômeurs. Les femmes qui en sont victimes peuvent être médecins, architectes, universitaires, infirmières, femmes au foyer ou secrétaires.

Elles meurent étranglées, poignardées, brûlées vives, rouées de coups, parfois sous les yeux de leurs enfants, parfois en pleine rue. Pourtant, certains s’escriment à relativiser l’étendue et l’horreur des violences subies par les femmes. En vérité, ils  ont l’indécence de la temporiser pour ne pas agir. De ce fait, ils ne font qu’encourager les agresseurs à aller de l’avant en toute impunité. Car violenter une femme, la terroriser et parfois la tuer dénote le fait qu’elle représente une altérité. Cette altérité se résume pourtant à une liberté qui ne coïncide pas toujours avec celle d’un homme qui n’arrive pas encore à supporter que sa compagne existe autrement que pour lui. Cette emprise sexiste est tellement ancrée dans nos mentalités et dans nos pratiques que certains hommes se sont habitués à l’impunité.Ces femmes livrées à elles-mêmes et à ceux qui les détruisent ne trouvent pas le soutien adéquat malgré la loi.

Lire la suite 

NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Amine K, l'orfèvre de la scène électronique marocaine

«Le Matin» a rencontré la figure de proue de la scène électronique marocaine, à Dakhla (Photo, Le Matin).
«Le Matin» a rencontré la figure de proue de la scène électronique marocaine, à Dakhla (Photo, Le Matin).
Short Url
  • DJ émérite, sa notoriété internationale a fait de lui l'artiste marocain qui a joué dans le plus grand nombre de pays en mixant dans pas moins de 67 destinations
  • Précurseur, Amine K a importé la musique électronique au Maroc pour en devenir l’ambassadeur et y apporter sa touche personnelle

«La vocation, c'est avoir pour métier sa passion», disait Stendhal. Une citation qui résume parfaitement l'as des platines Amine K qui a fait de la musique son éternelle destinée. DJ émérite, sa notoriété internationale a fait de lui l'artiste marocain qui a joué dans le plus grand nombre de pays en mixant dans pas moins de 67 destinations. Précurseur, Amine K a importé la musique électronique au Maroc pour en devenir l’ambassadeur et y apporter sa touche personnelle, puisée dans sa culture et ses origines. «Le Matin» a rencontré la figure de proue de la scène électronique marocaine, à Dakhla, à l’occasion de la première édition du Festival Into The Wild, initié par les fondateurs du Festival Oasis.

Lire la suite

NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Pourquoi les protestations des femmes iraniennes nous dérangent-elles?

Des manifestants brandissent des slogans lors d'une manifestation de solidarité avec les femmes et les manifestants iraniens sur la Piazza del Campidoglio à Rome le 5 octobre 2022 (Photo, AFP).
Des manifestants brandissent des slogans lors d'une manifestation de solidarité avec les femmes et les manifestants iraniens sur la Piazza del Campidoglio à Rome le 5 octobre 2022 (Photo, AFP).
Short Url
  • Beaucoup d'entre nous, arabes et musulmans de tous bords - libéraux et conservateurs, modérés et pro-Axe de la Résistance, religieux et laïcs - ne sont pas à l'aise avec les manifestations de femmes iraniennes
  • Au contraire, nous regardons maladroits et déconcertés, sinon sceptiques et méfiants

Soyons honnêtes. Beaucoup d'entre nous, arabes et musulmans de tous bords - libéraux et conservateurs, modérés et pro-Axe de la Résistance, religieux et laïcs - ne sont pas à l'aise avec les manifestations de femmes iraniennes qui protestent contre les autorités en place. Au contraire, nous regardons maladroits et déconcertés, sinon sceptiques et méfiants.

Il va sans dire que beaucoup d'entre eux n'approuvent pas le récit avancé par le guide suprême iranien Ali Khamenei sur un complot occidental incitant « quelques traîtres à l'émeute ».

Lire la suite

NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


UE: La Tunisie retirée de la liste des juridictions fiscales non coopératives

La Tunisie a été retirée de cette annexe après avoir «satisfait à son engagement concernant la norme minimale relative aux déclarations pays par pays (action 13 du Cadre inclusif sur le BEPS) et a donc été retirée de la section correspondante de l’annexe II» (Image, La Presse).
La Tunisie a été retirée de cette annexe après avoir «satisfait à son engagement concernant la norme minimale relative aux déclarations pays par pays (action 13 du Cadre inclusif sur le BEPS) et a donc été retirée de la section correspondante de l’annexe II» (Image, La Presse).
Short Url
  • La Tunisie vient d’être retirée de l’annexe II liée à la liste de l’Union européenne des juridictions fiscales non coopératives
  • L’annexe II regroupe les pays coopératifs qui ne se conforment pas encore à toutes les normes fiscales internationales

La Tunisie vient d’être retirée de l’annexe II liée à la liste de l’Union européenne des juridictions fiscales non coopératives, selon le Conseil de l’Union européenne.

L’annexe II regroupe les pays coopératifs qui ne se conforment pas encore à toutes les normes fiscales internationales mais qui se sont engagés à mettre en œuvre des réformes, indique le conseil européen dans un communiqué publié, le 4 octobre.

La Tunisie a été retirée de cette annexe après avoir « satisfait à son engagement concernant la norme minimale relative aux déclarations pays par pays (action 13 du Cadre inclusif sur le BEPS) et a donc été retirée de la section correspondante de l’annexe II », explique la même source.

Lire la suite

NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.