Syrie: trois soldats syriens tués dans des frappes israéliennes

Le littoral de la ville portuaire syrienne de Tartous, le 24 juillet 2022. (Photo, AFP)
Le littoral de la ville portuaire syrienne de Tartous, le 24 juillet 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 15 août 2022

Syrie: trois soldats syriens tués dans des frappes israéliennes

Le littoral de la ville portuaire syrienne de Tartous, le 24 juillet 2022. (Photo, AFP)
  • «Trois soldats sont morts et trois blessés», est-il précisé
  • Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, Israël a mené des centaines de frappes aériennes chez son voisin, ciblant des positions de l'armée syrienne, des forces iraniennes et du Hezbollah libanais, alliés du régime syrien

DAMAS: Trois soldats syriens ont été tués et trois blessés dimanche dans des frappes israéliennes, a annoncé l'agence de presse officielle syrienne Sana. 

« L'ennemi israélien a mené une frappe avec plusieurs missiles (...) visant des sites autour de Damas. Cela coïncide avec une autre agression (...), ciblant des sites au sud de Tartous », sur la côte, a rapporté l'agence, citant une source militaire. 

« Trois soldats sont morts et trois blessés », est-il précisé. 

Peu avant, Sana avait annoncé l'interception par la défense aérienne syrienne de « missiles hostiles dans le ciel de Tartous et au-dessus de la chaîne de montagnes du Qalamoun près de la frontière libanaise ». 

Israël n'a pas réagi dans l'immédiat. 

Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, Israël a mené des centaines de frappes aériennes chez son voisin, ciblant des positions de l'armée syrienne, des forces iraniennes et du Hezbollah libanais, alliés du régime syrien. 

L'Etat hébreu commente rarement ses frappes contre la Syrie mais affirme qu'il ne laissera pas l'Iran étendre son influence aux frontières d'Israël. 

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a confirmé que trois soldats avaient été tués et trois blessés dans une frappe sur une base de défense aérienne dans la province de Tartous, où des milices pro-iraniennes sont actives. 

Selon la même source, le site visé se situe à huit kilomètres au sud de Tartous, qui abrite une importante base navale russe. 

D'après l'OSDH, des « missiles appartenant probablement à la défense aérienne du régime ont atterri dans les zones d'Al-Qoutayfah et du Qalamoun », dans la province de Damas non loin de la frontière libanaise. 

Vendredi, deux civils ont été blessés dans des tirs d'obus israéliens sur la province de Quneitra, dans le sud du pays. 

Déclenchée par la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a fait environ 500 000 morts, dévasté les infrastructures du pays et déplacé des millions de personnes. 


Sept blessés dans des tirs sur la Zone verte à Bagdad pendant une séance du Parlement

Les partisans irakiens du religieux musulman chiite Moqtada affrontent les forces de sécurité sur la place Tahrir, dans le centre de la capitale irakienne, Bagdad, le 28 septembre 2022, avant une session parlementaire dans la zone verte de haute sécurité voisine, de l'autre côté du Tigre. (AFP)
Les partisans irakiens du religieux musulman chiite Moqtada affrontent les forces de sécurité sur la place Tahrir, dans le centre de la capitale irakienne, Bagdad, le 28 septembre 2022, avant une session parlementaire dans la zone verte de haute sécurité voisine, de l'autre côté du Tigre. (AFP)
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  • L'influent chef chiite Moqtada Sadr réclame une dissolution immédiate du Parlement et des législatives anticipées
  • L'Irak est plongé depuis plusieurs mois dans une grave crise politique qui dégénère parfois en violences

BAGDAD: Trois roquettes sont tombées mercredi sur la Zone verte dans la capitale irakienne faisant sept blessés parmi les forces de l'ordre, selon un communiqué des services de sécurité, au moment même où le Parlement tenait une séance, la première en deux mois.

"Une roquette est tombée devant le bâtiment du Parlement", a précisé le communiqué d'une cellule conjointe des forces de sécurité.

"Le nombre de blessés parmi les forces de sécurité est monté à sept", a précisé cette instance, après avoir donné un premier bilan de quatre blessés, dont un officier.

Aucune information n'a été donnée dans l'immédiat sur les auteurs des tirs.

Les trois roquettes sont tombées sur différents secteurs de la Zone verte, un quartier abritant ambassades occidentales et institutions gouvernementales qui est souvent pris pour cible par des tirs de roquettes ou parfois assailli par des manifestants en colère.

L'Irak est plongé depuis plusieurs mois dans une grave crise politique qui dégénère parfois en violences. L'impasse est totale, tandis que les barons de la politique s'affrontent depuis les législatives d'octobre 2021 sur le nom du prochain Premier ministre et son mode de désignation.

L'influent chef chiite Moqtada Sadr réclame une dissolution immédiate du Parlement et des législatives anticipées. En face, le Cadre de coordination, alliance regroupant des factions chiites pro-iraniennes, veut la mise en place d'un gouvernement avant tout scrutin.

Le 29 août, les tensions avaient culminé lorsque des partisans de Sadr ont affronté l'armée et des hommes du Hachd al-Chaabi, d'ex-paramilitaires pro-Iran intégrés aux troupes régulières, et qui sont politiquement opposés aux sadristes. Plus de 30 partisans sadristes sont morts dans ces combats.

Les tirs de roquettes de mercredi ont coincidé avec une séance du Parlement durant laquelle 222 députés, sur les 235 réunis, ont voté contre la démission du président du Parlement, l'influent Mohamed al-Halboussi, ont annoncé ses services.

Des centaines de partisans de M. Sadr ont manifesté sur une place du centre de Bagdad, dénonçant la tenue de cette séance parlementaire, la première organisée depuis les violences du 29 août. Et depuis un sit-in des sadristes brièvement installé fin juillet dans l'enceinte du Parlement.


Kurdistan d'Irak: deux morts dans des frappes de Téhéran contre l'opposition kurde iranienne

Les gardiens de la révolution paramilitaires iraniens ont déclenché une vague de frappes de drones et d'artillerie visant des positions kurdes. (Dossier/AFP)
Les gardiens de la révolution paramilitaires iraniens ont déclenché une vague de frappes de drones et d'artillerie visant des positions kurdes. (Dossier/AFP)
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  • Revendiqués par Téhéran, des tirs de missiles et des frappes menées par des drones kamikazes ont fait deux morts dans les rangs du Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI)
  • Ces derniers jours, des tirs d'artillerie iraniens ont visé à plusieurs reprises des zones frontalières du Kurdistan d'Irak, sans faire de dommages notables

ZRGOIZ: Deux membres d'un groupe d'opposition armé kurde iranien basé dans la région du Kurdistan d'Irak ont été tués mercredi dans des bombardements menés par Téhéran contre plusieurs factions kurdes, qui dénoncent la répression des manifestations dans la République islamique.

Revendiqués par Téhéran, des tirs de missiles et des frappes menées par des drones kamikazes ont fait deux morts dans les rangs du Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI), selon un communiqué de cette faction armée, qui rapporte également des blessés parmi ses combattants.

"Selon des informations préliminaires, deux personnes ont été tuées, tandis qu'un certain nombre de peshmergas (combattants kurdes, ndlr) ont été blessés", a indiqué le PDKI, évoquant des frappes sur la région de Koysinjaq, à l'est d'Erbil, capitale du Kurdistan d'Irak.

Les bombardements ont également endommagé et détruit des bâtiments dans le secteur de Zrgoiz, à une quinzaine de kilomètres de Souleimaniyeh, où se trouvent des locaux de plusieurs partis d'opposition armés iraniens kurdes de gauche, notamment ceux de Komala-travailleurs du Kurdistan.

Un correspondant de l'AFP à Zrgoiz a vu des volutes de fumée blanche s'élever d'un des sites touchés par les frappes, où des ambulances ont été dépêchées. Des habitants fuyaient les lieux, tandis que des blessés légers se faisaient soigner sur place par un médecin du parti, selon le correspondant de l'AFP.

Très critiques 

"La zone où nous nous trouvons a été touchée par dix frappes de drones", a indiqué à l'AFP un responsable de Komala-travailleurs du Kurdistan, Atta Nasser, pointant du doigt l'Iran.

La région de Sherawa, au sud d'Erbil, a également été visée par des bombardements. "Des locaux du Parti de la Liberté du Kurdistan ont été visés par des bombardements iraniens", a indiqué à l'AFP un responsable de ce parti d'opposition iranien, Hussein Yazdan.

A Téhéran, la télévision d'Etat iranienne a affirmé que "les forces terrestres des Gardiens de la Révolution (l'armée idéologique de la République islamique, ndlr) ont ciblé plusieurs quartiers généraux de terroristes séparatistes dans le nord de l'Irak avec des missiles de précision et des drones destructeurs".

Ces derniers jours, des tirs d'artillerie iraniens ont visé à plusieurs reprises des zones frontalières du Kurdistan d'Irak, sans faire de dommages notables.

Ces frappes interviennent dans un contexte tendu en Iran, où des manifestations nocturnes quotidiennes secouent le pays depuis la mort à la mi-septembre de Mahsa Amini, 22 ans, lors de son interpellation à Téhéran par la police des moeurs.

Le Kurdistan d'Irak accueille plusieurs groupes d'opposition iraniens kurdes, qui historiquement ont mené une insurrection armée contre Téhéran, même si ces dernières années leurs activités sont en recul.

Ils restent toutefois très critiques sur les réseaux sociaux de la situation en Iran. Le groupe nationaliste kurde iranien Komala, engagé de longue date dans une insurrection contre le pouvoir iranien, partage quotidiennement sur internet des vidéos et des informations sur les manifestations qui secouent l'Iran depuis la mort de Mahsa Amini.


Khaled al-Faisal célèbre Cent et Un Livres, un projet coréalisé avec l'IMA

(Photo, IMA).
(Photo, IMA).
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  • L’objectif du projet «Cent et Un Livres» est de faire découvrir au grand public cent un penseurs, écrivains, artistes arabes ou français des deux derniers siècles ayant joué le rôle de médiateur entre les deux rives de la Méditerranée
  • Le Prix international du roi Faisal, créé en 1979, est un prix annuel décerné par la fondation du roi Faisal

PARIS: Le prince Khaled al-Faisal a célébré mercredi l'achèvement du projet baptisé «Cent et Un Livres» mis en œuvre par le Prix international du roi Faisal, en coopération avec l'Institut du monde arabe (IMA) à Paris, dans le but d’exposer le travail de cent scientifiques et chercheurs arabes et français, a rapporté mercredi la chaîne Al-Arabiya.

Cent et Un Livres est une collection de livres qui porte sur des personnalités françaises et arabes. Son objectif est de faire découvrir au grand public cent un penseurs, écrivains, artistes arabes ou français des deux derniers siècles ayant joué le rôle de médiateur entre les deux rives de la Méditerranée. Les livres présentés dans le cadre de ce projet cherchent à mettre en lumière les contributions des savants français à l'introduction de la culture arabe dans diverses parties du monde, ainsi que les contributions des savants arabes à l'introduction de la culture française dans la région arabe.

La chaire de l'IMA a été chargée pour sa part de la publication de soixante titres en langue française, mettant en lumière l'œuvre de soixante personnalités arabes, hommes et femmes. Parmi ces personnalités figurent l’auteur Amin Maalouf, le cinéaste égyptien Youssef Chahine, le penseur marocain Al-Jabri, le réformateur tunisien Ibn Achour…

L'inauguration, qui a coïncidé avec le 40e anniversaire du prix, a été organisée en 2020 sous le patronage du prince Khaled al-Faisal, président du Prix international du roi Faisal et gouverneur de La Mecque, qui était représenté par le prince sultan Ben Khaled al-Faisal, en présence de Jack Lang, président de l'IMA; Abdelaziz Alsebail, secrétaire général du Prix du roi Faisal et Mojeb al-Zahrani, directeur de l’IMA. Cette cérémonie avait marqué la première étape de l'initiative, avec l'annonce de la sortie de cinq livres en arabe et de cinq romans en français.

Le Prix international du roi Faisal, créé en 1979, est un prix annuel décerné par la fondation du roi Faisal à des personnes et des institutions dévouées «dont les contributions font une différence positive» dans les domaines du service à l'islam, des études islamiques, de la langue et littérature arabes, des sciences et médecine.