Tunisie: Plus de 650 migrants secourus ou interceptés en un seul week-end

Des migrants nagent à côté de leur bateau en bois renversé lors d'une opération de sauvetage. (Photo, AP).
Des migrants nagent à côté de leur bateau en bois renversé lors d'une opération de sauvetage. (Photo, AP).
Short Url
Publié le Mardi 16 août 2022

Tunisie: Plus de 650 migrants secourus ou interceptés en un seul week-end

  • Après le naufrage de leur embarcation, ils s'étaient réfugiés sur une plateforme pétrolière au sud-est de l'archipel
  • Au total, 657 personnes, parmi lesquelles une famille de Tunisiens avec femmes et enfants, ont été sauvées

TUNIS: Plus de 650 migrants, dont des Égyptiens partis de Libye, ont été secourus en mer ou interceptés ce week-end par les autorités tunisiennes alors qu'ils projetaient de rejoindre l'Europe en traversant la Méditerranée, a-t-on appris lundi de sources officielles.

Au total, 657 personnes, parmi lesquelles une famille de Tunisiens avec femmes et enfants, ont été sauvées ou empêchées de partir entre vendredi et lundi dans 46 tentatives d'émigration différentes, selon les éléments communiqués par les autorités maritimes et militaires.

Dans la nuit de dimanche à lundi, "des unités de la garde maritime du nord, du centre, et de la côte sud ont réussi à contrecarrer 10 tentatives de franchissement de la frontière (maritime vers l'Italie, ndlr) et secouru 156 personnes", a indiqué la Garde nationale dans un communiqué.

Parmi ces 156 migrants, les autorités ont identifié 102 ressortissants de pays d'Afrique subsaharienne, les 54 autres étant des Tunisiens.

La nuit précédente, la garde nationale a dit avoir "déjoué 11 tentatives d'émigration de 219 migrants depuis les côtes du centre et du sud du pays", dont 113 ressortissants d'Afrique subsaharienne et l'autre moitié de Tunisiens. Les autorités ont indiqué avoir saisi 12 moteurs et 7 bateaux, sans préciser dans quel état étaient ces embarcations.

De son côté, la marine militaire a "porté secours à 42 Égyptiens", dimanche, devant l'archipel de Kerkennah (centre-est), partis la nuit précédente des côtes libyennes, a indiqué à l'AFP Mohamed Zekri, porte-parole du ministère de la Défense.

Après le naufrage de leur embarcation, ils s'étaient réfugiés sur une plateforme pétrolière au sud-est de l'archipel.

Tunisie et Libye en crise

Par ailleurs, dans la nuit de vendredi à samedi, les forces de l'ordre ont empêché une tentative de départ depuis Hammamet (centre-est) d'une famille de 15 personnes originaire de Kairouan (centre) dont cinq femmes et quatre enfants en bas âge.

Selon une source sécuritaire interrogée lundi par la radio Mosaïque FM, ils avaient déboursé environ 50.000 dinars (15.000 euros) pour se procurer un bateau, deux moteurs et des gilets de sauvetage.

La même nuit, la garde nationale a dit avoir intercepté 225 migrants dans 23 tentatives différentes depuis différents points du littoral tunisien, sans préciser l'origine de ces candidats à l'émigration.

La Tunisie traverse une grave crise politico-économique et compte désormais quatre millions de pauvres. La Libye est elle en proie au chaos depuis 2011 avec des milices qui gèrent le trafic juteux des migrants venant d'Afrique subsaharienne.

Au printemps et en été, à la faveur d'une météo plus clémente, les tentatives d'émigration clandestine vers l'Europe tendent à augmenter.

L'Italie, dont certaines côtes sont à seulement 200km du littoral tunisien, est l'un des principaux points d'entrée pour les migrants en provenance d'Afrique du Nord.

Ils arrivent surtout de Tunisie et de Libye, deux pays frontaliers d'où les départs ont recommencé à croître ces deux dernières années, après un ralentissement pendant l'épidémie de Covid.

Selon l'agence européenne Frontex, la route de Méditerranée centrale a été empruntée par plus de 42.500 migrants entre janvier et juillet, soit une hausse de 44% par rapport aux sept premiers mois de 2021.


Bahreïn arrête quatre personnes accusées d'espionnage pour le compte des Gardiens de la révolution iranienne

Les enquêteurs de Bahreïn ont découvert que les suspects avaient pris et envoyé des photos de lieux importants de Bahreïn aux Gardiens de la révolution iraniens, qui frappaient Bahreïn et d'autres États du Golfe avec des missiles et des drones. (Photo distribuée par le ministère de l'intérieur de Bahreïn)
Les enquêteurs de Bahreïn ont découvert que les suspects avaient pris et envoyé des photos de lieux importants de Bahreïn aux Gardiens de la révolution iraniens, qui frappaient Bahreïn et d'autres États du Golfe avec des missiles et des drones. (Photo distribuée par le ministère de l'intérieur de Bahreïn)
Short Url
  • Les enquêteurs ont déclaré que les suspects avaient envoyé des photos et des coordonnées de lieux vitaux à Bahreïn au Corps des gardiens de la révolution islamique par le biais d'un logiciel crypté
  • Ces arrestations interviennent alors que l'Iran intensifie ses attaques dans le Golfe

MANAMA : Bahreïn a placé en détention quatre citoyens soupçonnés d'espionnage pour le compte du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) de l'Iran, alors que les frappes de représailles de Téhéran sur les États du Golfe ne montrent aucun signe d'apaisement.

La direction générale des enquêtes criminelles et de la police scientifique de Bahreïn a identifié les quatre détenus comme étant Murtadha Hussain Awal, 25 ans, Ahmed Isa Al Haiki, 34 ans, Sarah Abdulnabi Marhoon, 36 ans, et Elias Salman Mirza, 22 ans. Un cinquième suspect, Ali Mohammed Hassan Al Shaikh, 25 ans, est toujours en fuite à l'étranger.

Les enquêteurs ont déclaré que Murtadha Hussain et ses acolytes, agissant sur les instructions du CGRI, ont utilisé un équipement à haute résolution pour photographier et enregistrer les coordonnées de lieux vitaux à Bahreïn, transmettant les données au CGRI par le biais d'un logiciel crypté.

Ces arrestations interviennent alors que l'Iran intensifie ses attaques dans le Golfe. Le ministère de l'intérieur de Bahreïn a publié un avis demandant aux habitants de Hidd, Arad, Qalali et Samaheej de rester à l'intérieur et de calfeutrer les fenêtres pour éviter la fumée des incendies provoqués par les frappes iraniennes. Les réservoirs de carburant d'une installation située dans le gouvernorat de Muharraq, au nord-est de Manama, figuraient parmi les cibles. Le port de Salalah, à Oman, a également dû faire face à des incendies dans des réservoirs de carburant à la suite de frappes de drones iraniens.

Ailleurs dans la région, deux drones iraniens ont frappé près de l'aéroport international de Dubaï, blessant quatre personnes, bien que les vols se soient poursuivis sans interruption. Un incendie s'est déclaré dans une tour d'appartements de luxe dans le port de Dubaï Creek après une autre attaque de drone, mais il a été éteint jeudi matin.

L'Iran a également pris pour cible des navires commerciaux et a frappé ce que les autorités ont décrit comme l'aéroport international le plus fréquenté au monde mercredi, alors que les frappes américaines et israéliennes continuaient de s'abattre sur Téhéran.

Une guerre vieille de 12 jours - et coûteuse

Le conflit a débuté le 28 février, lorsque les forces américaines et israéliennes ont lancé des frappes coordonnées sur l'Iran. Depuis, Téhéran a riposté en prenant pour cible des États du Golfe, des biens américains et israéliens, ainsi que des infrastructures énergétiques essentielles.

L'Iran a décrété un blocus sur les livraisons d'énergie par le détroit d'Ormuz, un point d'étranglement vital pour les flux mondiaux de pétrole et de gaz, ce qui a fait grimper les prix des matières premières et secoué les marchés internationaux.

Le Pentagone a déclaré cette semaine au Congrès que la première semaine de guerre avait coûté aux États-Unis 11,3 milliards de dollars, dont 5 milliards de dollars en munitions pour le seul week-end d'ouverture du conflit.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté mercredi une résolution exigeant l'arrêt des attaques de l'Iran contre ses voisins du Golfe. L'ambassadeur de Bahreïn auprès des Nations unies, Jamal Alrowaiei, s'est félicité de cette décision.

"La communauté internationale est résolue à rejeter ces attaques iraniennes contre des pays souverains qui menacent la stabilité des peuples, en particulier dans une région d'importance stratégique pour l'économie mondiale, la sécurité énergétique et le commerce mondial", a-t-il déclaré.

Malgré la résolution, il n'y a pas eu de signes immédiats d'apaisement du conflit.

(Avec AP)


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

Short Url
  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
Short Url
  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.