Un vol à destination de Beyrouth ne répond pas aux messages radio

Le centre de contrôle aérien de l'Otan en Espagne a donc transmis une alerte – appelée «Renegade» – aux autorités grecques (Photo, fournie).
Le centre de contrôle aérien de l'Otan en Espagne a donc transmis une alerte – appelée «Renegade» – aux autorités grecques (Photo, fournie).
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Publié le Mardi 16 août 2022

Un vol à destination de Beyrouth ne répond pas aux messages radio

  • Selon IntelSky, la Grèce a dépêché deux avions de chasse F-16 pour intercepter et examiner le vol de la Middle East Airlines qui effectuait la liaison Madrid-Beyrouth
  • Les pilotes des avions de chasse ont constaté que la situation n'était pas préoccupante; le pilote de la MEA aurait simplement oublié de régler son équipement radio sur les bonnes fréquences

DUBAÏ: Un vol de la compagnie aérienne Middle East Airlines (MEA) qui effectuait la liaison Madrid-Beyrouth et transportait cent quarante-cinq passagers n'a pas répondu aux appels des autorités de contrôle du trafic aérien. Deux avions de chasse F-16 ont donc été mobilisés, selon le site IntelSky (site de suivi des informations liées au trafic aérien, NDLR).

«Plusieurs tentatives de contacts radio ont été effectuées avec l'appareil sans succès, ce qui signifie que la situation particulièrement inquiétante», a déclaré IntelSky à travers plusieurs messages postés sur Twitter au sujet de cet incident, qui s'est produit le 10 août dernier.

Les autorités grecques ont déclenché une alerte «Renegade» après le signalement du centre de contrôle aérien de l'Otan, situé en Espagne (Combined Air Operations Centre Torrejon), afin d'intercepter l'avion civil A321 qui avait décollé de Madrid, se dirigeait vers Beyrouth et ne répondait pas aux appels radio.

Le centre de contrôle aérien de l'Otan en Espagne a donc transmis une alerte – appelée «Renegade» – aux autorités grecques. On ne déclenche d’ordinaire cette procédure que lorsqu'un appareil a été piraté, indiquent les médias.

Les autorités grecques ont dépêché deux chasseurs F-16 pour intercepter l'avion et examiner son statut. Après vérification, ils ont conclu que la situation n'était pas préoccupante. Un clip vidéo publié par IntelSky montre l'un de ces appareils en train d’escorter l'avion de ligne.

Selon IntelSky, le pilote en question serait Abed al-Hout, fils de Mohammed al-Hout, président de la Middle East Airlines. Il aurait oublié de régler son équipement radio sur les bonnes fréquences, ce qui explique qu'il était incapable de répondre aux appels lancés. Selon IntelSky, les habitants de la région d'Argos, en Grèce, ont eux aussi vécu l'incident. Certains d'entre eux ont signalé aux pompiers des bruits étranges qui ressemblaient à ceux d'une explosion.

«Le personnel de bord nous a rassurés sur le fait qu'il s'agissait d'entraînements habituels dont la compagnie aérienne avait été informée à l'avance», a confié après le départ des avions de chasse l'une des passagères du vol, Maria Sfeir, sur son compte Twitter.

Les autorités grecques ont déclenché une alerte «Renegade» après le signalement du centre de contrôle aérien de l'Otan, situé en Espagne (Combined Air Operations Centre Torrejon), afin d'intercepter l'avion civil A321 qui avait décollé de Madrid, se dirigeait vers Beyrouth et ne répondait pas aux appels radio. 

Toutefois, quand d'autres personnes ont fait remarquer sur Twitter que ce type d'entraînement ne pouvait se produire avec des passagers à bord, Mme Sfeir a reconnu que l'explication fournie par l'équipage ne l’avait pas convaincue.

D'autres personnes ont commenté l'incident sur Twitter: «Pourquoi l'Otan enverrait-elle des F-16 armés sur un avion civil, si ce n’est pour transmettre un message politique?», s’est ainsi interrogé un internaute. Il a été reproché au pilote d'avoir fait preuve de négligence.

Les autorités grecques ont déclenché une alerte «Renegade» après le signalement du centre de contrôle aérien de l'Otan, situé en Espagne (Combined Air Operations Centre Torrejon), afin d'intercepter l'avion civil A321 qui avait décollé de Madrid, se dirigeait vers Beyrouth et ne répondait pas aux appels radio. 

Les autorités grecques ont déclenché une alerte «Renegade» après le signalement du centre de contrôle aérien de l'Otan, situé en Espagne (Combined Air Operations Centre Torrejon), afin d'intercepter l'avion civil A321 qui avait décollé de Madrid, se dirigeait vers Beyrouth et ne répondait pas aux appels radio. 

Les autorités grecques ont déclenché une alerte «Renegade» après le signalement du centre de contrôle aérien de l'Otan, situé en Espagne (Combined Air Operations Centre Torrejon), afin d'intercepter l'avion civil A321 qui avait décollé de Madrid, se dirigeait vers Beyrouth et ne répondait pas aux appels radio. 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.