Une femme libanaise brûlée par son mari pour une grossesse non désirée

Hana Mohammed Khodor, (à gauche) est dans un état critique, souffrant de brûlures couvrant l’intégralité de son corps (Photo fournie).
Hana Mohammed Khodor, (à gauche) est dans un état critique, souffrant de brûlures couvrant l’intégralité de son corps (Photo fournie).
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Publié le Mercredi 17 août 2022

Une femme libanaise brûlée par son mari pour une grossesse non désirée

  • Une femme enceinte de cinq mois perd son fœtus et «lutte pour sa vie»
  • Selon un ami de la famille, son état est «délicat et sérieux», avec une facture d'hôpital s’élevant à plusieurs milliers d’euros

DUBAÏ: Une femme libanaise lutte pour sa vie après avoir été brûlée par son mari qui l'a violentée pour une grossesse non désirée, dans un contexte de crise économique au Liban.

Hana Mohammed Khodor, âgée de 21 ans, a été transportée d'urgence à un hôpital au Liban, dans un état critique, souffrant de brûlures couvrant tout son corps. Son mari l'aurait brûlée à l’aide d’une bonbonne de gaz.

Le mari, identifié comme A.A., aurait sauvagement battu sa femme enceinte de cinq mois et se serait disputé avec elle pour avoir refusé d'avorter, selon les médias locaux.

A.A. n’aurait pas voulu de l'enfant pour éviter un fardeau financier supplémentaire, lui et sa femme venant de milieux pauvres de la ville de Tripoli, dans le nord du pays.

Contacté par Arab News, un médecin de l'hôpital Al-Salam a précisé que Hana Khodor avait été admise le 6 août, «souffrant de brûlures à 100%».

Le médecin a affirmé: «Au moment où nous parlons, elle lutte pour sa vie. Elle est admise aux soins intensifs, entre la vie et la mort. Hana était enceinte de cinq mois lorsque l'incident s'est produit. Le bébé est mort, et nous avons dû l'opérer pour retirer le fœtus. Ses chances de survie sont très faibles.»

Un rapport médical indique que ses blessures sont des brûlures au troisième degré, et qu'elle est sous assistance respiratoire. Les médecins traitants ont renoncé à leurs honoraires quotidiens, ce qui laisse toujours la famille Khodor, démunie, avec un coût quotidien de 400 dollars (393,24 euros), à l'exclusion des traitements, des opérations et des chirurgies reconstructives.

Selon le rapport médical de l'hôpital Al-Salam, si elle survit, elle aura besoin de trois mois de traitement supplémentaires.

Un ami de la famille, Abdel Rahman Haddad, a confié à Arab News que sa situation était «extrêmement délicate et sérieuse» et que sa facture d'hôpital s'élevait déjà à des milliers d’euros.

«Elle a besoin de 15 transfusions plaquettes sanguines par jour, chacune coûtant 100 dollars (98,31 euros), sans compter les coûts quotidiens du lit d'hôpital, de l'équipement médical et du traitement au sein de l’unité de soins intensifs. Sa famille est extrêmement pauvre et elle est jeune… ils ont besoin d'assistance médicale sous toutes ses formes», a indiqué Haddad.

Les Forces de sécurité intérieure libanaises ont arrêté le mari, qui avait l'intention de fuir le pays, a affirmé Haddad.

La tante de la victime a déclaré à une chaîne de télévision locale que A.A. a sauvagement battu sa femme pour la contraindre à avorter. «Quand elle a refusé d'avorter, il l'a ramenée chez elle et l'a brûlée au moyen d’une bonbonne de gaz», a-t-elle précisé.

Le père de Hana Khodor a demandé aux gens de se rendre à l'hôpital et de payer autant qu'ils le pouvaient, pour aider à soigner sa fille et à lui sauver la vie.

Le docteur Gabriel al-Sabe'e a indiqué que Hana avait subi quotidiennement plusieurs opérations depuis son admission à l'hôpital.

«Elle est sous assistance respiratoire et est réanimée quotidiennement. Sa situation est extrêmement critique en raison de la gravité de son état et de la brûlure de grandes parties de son corps», a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.


Le Premier ministre irakien condamne une « attaque de drone» au-dessus d'Erbil

Le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a condamné une "attaque de drones" qui a violé l'espace aérien d'Erbil, dans la région du Kurdistan (nord), a indiqué jeudi son cabinet, après que plusieurs drones ont été abattus. (AFP)
Le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a condamné une "attaque de drones" qui a violé l'espace aérien d'Erbil, dans la région du Kurdistan (nord), a indiqué jeudi son cabinet, après que plusieurs drones ont été abattus. (AFP)
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  • Il s'agit des premières attaques de drones signalées près du consulat à Erbil depuis le début d'un fragile cessez-le-feu en avril
  • Les forces kurdes de lutte antiterroriste ont assuré que les forces de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis avaient "abattu et détruit huit drones chargés d'explosifs au-dessus d'Erbil entre 20H53 et 21H20"

ERBIL: La coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis a abattu plusieurs drones mercredi au-dessus d'Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, ont annoncé les forces kurdes.

Des journalistes de l'AFP ont dit avoir vu des drones survoler Erbil, dans le nord de l'Irak, avant d'être touchés par la défense antiaérienne, provoquant des explosions et une fumée visible près du consulat américain, qui a déjà été la cible d'attaques de drones et de roquettes depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Il s'agit des premières attaques de drones signalées près du consulat à Erbil depuis le début d'un fragile cessez-le-feu en avril.

Les forces kurdes de lutte antiterroriste ont assuré que les forces de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis avaient "abattu et détruit huit drones chargés d'explosifs au-dessus d'Erbil entre 20H53 et 21H20" (17H53 et 18H20 GMT).

Il n'a pas été fait état de victimes.

Aucun groupe n'a revendiqué ces attaques dans l'immédiat. Elles coïncident avec la visite du nouveau Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi à Washington, où il a rencontré le président américain Donald Trump.

Le Kurdistan irakien, une région riche en pétrole où sont présentes des forces américaines, a été visé depuis le début de la guerre déclenchée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël le 28 février. Des groupes armés irakiens pro-iraniens ont été à l'origine de la plupart de ces attaques.

Ceux-ci ont pris pour cible plus de 600 fois des installations américaines en Irak.

L'Iran a également procédé à des frappes contre des rebelles kurdes iraniens basés au Kurdistan irakien pendant la guerre et même après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

 


L'Iran menace de réduire à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées 

L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques. (AFP)
L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques. (AFP)
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  • "Toutes les infrastructures de la région seront écrasées sous les coups d'acier des puissantes forces armées de la République islamique d'Iran, à tel point qu'il n'en restera aucune trace, comme si elles n'avaient jamais existé"
  • Donald Trump a affirmé mardi sur la chaîne Fox News qu'il frapperait des centrales électriques et des ponts en Iran la semaine prochaine, à moins que les Iraniens ne "s'assoient à la table des négociations"

TEHERAN: L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques.

"Toutes les infrastructures de la région seront écrasées sous les coups d'acier des puissantes forces armées de la République islamique d'Iran, à tel point qu'il n'en restera aucune trace, comme si elles n'avaient jamais existé", a affirmé le commandement interarmées iranien dans un communiqué réagissant aux menaces proférées par le président américain.

Donald Trump a affirmé mardi sur la chaîne Fox News qu'il frapperait des centrales électriques et des ponts en Iran la semaine prochaine, à moins que les Iraniens ne "s'assoient à la table des négociations".