La fondation du film de la mer Rouge annonce le financement de nouveaux cinéastes saoudiens

Le Fonds de la mer Rouge vise à aider les jeunes cinéastes ambitieux à se tailler une place dans l'industrie du cinéma. (Photo, Festival international du film de la mer Rouge)
Le Fonds de la mer Rouge vise à aider les jeunes cinéastes ambitieux à se tailler une place dans l'industrie du cinéma. (Photo, Festival international du film de la mer Rouge)
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Publié le Mercredi 17 août 2022

La fondation du film de la mer Rouge annonce le financement de nouveaux cinéastes saoudiens

Le Fonds de la mer Rouge vise à aider les jeunes cinéastes ambitieux à se tailler une place dans l'industrie du cinéma. (Photo, Festival international du film de la mer Rouge)
  • Le film primé «Lithium» s'attaque au trouble bipolaire
  • Plus de 98 000 euros réservés à 23 projets individuels de la région Mena

RIYAD: Le soutien de l'Arabie saoudite à l'industrie cinématographique se poursuit avec l'annonce par le Fonds de la mer Rouge des lauréats du deuxième cycle, qui bénéficieront de ressources financières afin de mener à bien leurs projets.

Le fonds, administré par la Red Sea Film Foundation (la Fondation du film de la mer Rouge) a alloué environ 98 000 euros à 23 projets individuels qui couvriront la production, la distribution et la projection.

L'objectif est de proposer un ensemble plus diversifié de films au public mondial et de mieux servir les cinéastes saoudiens et arabes.

«Cela signifie beaucoup pour nous que Le Fonds de la mer Rouge croit suffisamment en cette histoire pour la financer. C'est à la fois un honneur et une responsabilité», a déclaré le cinéaste saoudien Talha B. à Arab News. Il codirigera le projet gagnant «Lithium» avec son collègue Amro B., un autre créateur.

Le long métrage aborde le sujet du trouble bipolaire et la souffrance silencieuse des personnes atteintes de problèmes de santé mentale dans la région arabe.

«C'est une grande responsabilité de présenter ce sujet de manière positive mais honnête, et nous avons l'intention de lui rendre la justice qu'il mérite... Il aborde un sujet que nous admettons rarement avoir dans notre société. Nous espérons que d'autres histoires audacieuses comme celle-ci seront racontées franchement, car, comme la santé physique, la santé mentale a aussi son importance», a expliqué Talha.

Le film est actuellement en cours de développement et devrait être présenté en première au Festival du film de la mer Rouge 2023/2024 à Djeddah.

Le reste des 23 sélections comprend des courts métrages, des documentaires et des films d'animation, dont cinq proviennent d'Afrique, 11 de la région arabe et sept de réalisateurs saoudiens.

L'objectif est d'aider les jeunes cinéastes ambitieux à se faire une place dans le secteur.

«C'est très motivant d'être témoin des grandes réalisations du Festival international du film de la mer Rouge et de les présenter aux cinéastes d'Arabie saoudite et du monde entier. Les films financés en disent long sur le degré de compréhension du processus créatif et du savoir-faire qui se cache derrière les murs de leur équipe visionnaire et de leur pensée hors des sentiers battus», a déclaré à Arab News Anas BaTahaf, le cinéaste et futur producteur du film sélectionné «Hayat Yousef».

BaTahaf fait équipe avec Sarah Taibah, une collaboratrice de longue date, qui se joindra au projet en tant que scénariste. Le projet se caractérise par des arcs de personnages significatifs, de la bizarrerie, des genres mélangés et une absurdité «dynamique», le tout dans une comédie romantique sombre contemporaine.

«La connaissance et la compréhension approfondies de Taibah en matière de romance – grâce à ses divers projets artistiques sur l'étude de l'amour en tant que sentiment et thème au cours d'un large éventail de résidences artistiques dans le monde – est une autre qualité qui lui accorde ma pleine confiance lorsqu'il s'agit de raconter cette histoire», a souligné BaTahaf.

L'objectif de raconter des histoires non conventionnelles est la raison de la sélection de «Red Eye» (Œil rouge), qui sera réalisé par le cinéaste Mohammed Jastaniah.

«Après tant d'essais, d'erreurs et de rejets, il est agréable de constater une fois de plus que la persévérance paie, sans parler du soutien de la Fondation du festival du film de la mer Rouge, un endroit que j'appelle ma maison. C'est un sentiment spécial», a déclaré Jastaniah à Arab News.

Le film est une «allégorie» de l'expérience de l'artiste en Arabie saoudite, a-t-il souligné. «Red Eye» raconte l'histoire d'un homme qui doit faire face aux stigmates associés à une rock star, combattre ses propres démons et gérer sa relation avec son père.

«Il parle pour ceux qui se démarquent dans la foule, et nous sommes si nombreux, surtout en ces temps passionnants de changement dans le Royaume. Pincez-moi parce que ça ressemble à un rêve», a signalé Jastaniah.

«Je suis très heureux pour notre film et pour tous les autres films qui ont été récompensés. Les réalisateurs locaux méritent tous les éloges et le soutien», a soutenu BaTahaf.

Il a signalé qu'il avait hâte que ses amis voient les «grands» films qui ont été réalisés.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


« Libye, patrimoine révélé » : l’IMA  célèbre 50 ans de coopération  archéologique  

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
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  • Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen
  • Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé

PARIS: Le musée de l’Institut du monde arabe présente  Libye, patrimoine révélé, une exposition consacrée au  travail scientifique mené depuis près de cinquante ans  par la Mission archéologique française en Libye (MAFL),  en étroite collaboration avec les autorités libyennes. 

À travers une sélection de photographies, films et documents  scientifiques, l’exposition donne à voir la richesse exceptionnelle  du patrimoine libyen, de la préhistoire à l’époque médiévale, tout  en mettant en lumière les enjeux contemporains de recherche, de  préservation et de restauration dans un contexte particulièrement  fragile. 

Un demi-siècle de recherches archéologiques en  Libye 

Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen. Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé. 

L’exposition documente ce travail scientifique de terrain et rend  visibles des missions souvent menées dans des contextes  géographiques et politiques complexes.
Du Sahara à la Méditerranée : des sites majeurs Le parcours présente plusieurs zones emblématiques étudiées par les équipes franco-libyennes : le Sahara du Măsak et  ses milliers de vestiges préhistoriques, les fortifications romaines  de Bu Njem, les grandes cités antiques comme Leptis Magna,  ou encore Apollonia, dont une partie est aujourd’hui engloutie. 

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. 

Préserver un patrimoine menacé 

Depuis 2011, le patrimoine archéologique libyen fait face à une  intensification du pillage et du trafic illicite. L’exposition revient  sur les actions menées par la MAFL aux côtés des autorités et des  forces de l’ordre internationales pour identifier les œuvres dispersées,  documenter les sites menacés et favoriser leur restitution. 

Libye, patrimoine révélé met en lumière l’archéologie comme outil de  connaissance, de coopération internationale et de sauvegarde d’un  patrimoine universel encore largement méconnu.

 


Louvre: le nouveau président du musée confirme le projet de grands travaux

Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
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  • Le nouveau président du Musée du Louvre, Christophe Leribault, confirme le vaste plan de rénovation « Louvre Nouvelle Renaissance », estimé à plus d’un milliard d’euros et jugé indispensable
  • Après le cambriolage d’octobre, le projet inclut un renforcement de la sécurité, la réorganisation des espaces et la création d’une nouvelle présentation pour la Joconde

PARIS: Le nouveau président du Louvre, Christophe Leribault, arrivé dans le sillage du spectaculaire vol survenu en octobre dans ce musée, a confirmé mardi le vaste plan de rénovation de l'établissement annoncé en 2025 par Emmanuel Macron, jugeant par ailleurs son coût "incompressible".

Evalué à plus d'un milliard d'euros, le plan "Louvre Nouvelle Renaissance", qui prévoit notamment la rénovation du bâtiment existant et l'aménagement d'un nouvel espace pour la Joconde, a été mis entre parenthèses depuis le cambriolage du 19 octobre.

"C'est un projet capital et nécessaire pour le Louvre. On ne peut pas continuer d'accueillir 9 millions de visiteurs par la Pyramide. Et il faut impérativement revoir les infrastructures, refaire les couvertures et les installations techniques dans le périmètre de la Cour carrée", a déclaré Christophe Leribault au journal Le Monde.

"Le coût est incompressible", a ajouté celui qui a succédé le 25 février à Laurence Des Cars, mise en difficulté par une série de rapports ayant pointé l'obsolescence des dispositifs de sûreté dans le plus grand musée du monde.

Il a toutefois concédé "envisager de réduire certains aménagements (...), mais cela restera marginal en matière d'économie".

Il a aussi indiqué chercher "330 millions d'euros" supplémentaires auprès des mécènes pour financer les travaux de rénovation.

Alors que le cambriolage a mis au jour des failles au sein de la sûreté du bâtiment, M. Leribault a souligné que "les grilles d'accès au domaine ont été restaurées" et qu'"un poste mobile de police est désormais actif près de la Pyramide".

Il a par ailleurs annoncé que la galerie Apollon, où s'est déroulé le vol des joyaux de la couronne de France, "rouvrira dans le courant du mois de juillet, sans vitrine au centre, telle qu'elle avait été conçue au XVIIe siècle, c'est-à-dire comme une galerie d'apparat".

"Les objets précieux qui s'y trouvaient seront exposés dans l'aile Richelieu" et les joyaux non dérobés, dont la couronne de l'impératrice Eugénie, retrouvée endommagée, "vont rester en lieu sûr, en attendant de disposer d'un espace sécurisé ailleurs dans le musée", a-t-il poursuivi.

La part des recettes de billetterie affectée à la politique d'acquisition d'oeuvres doit pour sa part passer de 20% à 12%, a-t-il indiqué, suivant une préconisation de la Cour des comptes.


Art Jameel présente une double exposition aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite

“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
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  • Une exposition majeure reliant Djeddah et Dubaï, explorant l’impact des systèmes de navigation sur la vie contemporaine
  • Plus de 40 artistes internationaux interrogent cartographie, mobilité et infrastructures à travers des œuvres variées

DUBAÏ : Art Jameel s’apprête à présenter une exposition transrégionale s’étendant sur l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Intitulée « Global Positioning System », cette exposition collective en deux volets ouvrira en mai à Hayy Jameel à Djeddah, parallèlement à une présentation au Jameel Arts Centre à Dubaï.

L’exposition, qui se tiendra à Djeddah du 20 mai au 17 octobre et à Dubaï du 9 mai au 4 octobre, réunit plus de 40 artistes issus de plus de 20 pays, explorant la manière dont les systèmes de navigation façonnent la vie contemporaine.

À travers une large diversité d’œuvres, l’exposition examine la cartographie, la mobilité et les infrastructures qui régissent les déplacements, tout en questionnant leurs limites et leurs défaillances.

Commissariée par Indranjan Banerjee et Lucas Morin, « Global Positioning System » rassemble des installations de grande envergure, des œuvres conceptuelles et des projets axés sur la recherche.

Nora Razian, directrice adjointe d’Art Jameel et responsable des expositions et des programmes, a déclaré :
« Pour la première fois, nous présentons une exposition qui se déploie sur nos deux sites à Dubaï et Djeddah.

« “Global Positioning System” interroge les outils et les systèmes que nous utilisons pour nous orienter, mettant en lumière les tensions entre représentation cartographique et réalités vécues.

« Cette exposition s’inscrit dans l’engagement d’Art Jameel à favoriser un dialogue transrégional, où mobilité et échanges sont essentiels pour soutenir l’interconnexion dans notre monde partagé. »

Le volet de Djeddah réunit une sélection variée d’artistes internationaux et régionaux, dont Bani Abidi, Mahmoud Alhaj, Mona Hatoum et Nalini Malani. Abidi, Ana Amorim et Cinthia Marcelle présenteront des œuvres dans les deux éditions, à Dubaï et à Djeddah.

À Dubaï, la présentation au Jameel Arts Centre comprend de nouvelles commandes d’artistes tels que Vishwa Shroff, Seher Naveed et Fatma Al-Ali, ainsi que des prêts internationaux, dont l’installation vidéo monumentale « Parallel I-IV (2012-2014) » du cinéaste Harun Farocki. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com