L’académie Aysh vise à combler le manque de compétences des amateurs de cuisine

La Commission des arts culinaires d’Arabie saoudite a été fondée en février 2020 afin de renforcer le secteur culinaire. (Photo fournie)
La Commission des arts culinaires d’Arabie saoudite a été fondée en février 2020 afin de renforcer le secteur culinaire. (Photo fournie)
Summaiya Suhail, fondatrice et directrice générale de l’académie Aysh, un établissement spécialisé dans la boulangerie et la pâtisserie, raconte qu’à ses débuts, il n’existait que très peu d’établissements proposant une formation culinaire. (Photo fournie)
Summaiya Suhail, fondatrice et directrice générale de l’académie Aysh, un établissement spécialisé dans la boulangerie et la pâtisserie, raconte qu’à ses débuts, il n’existait que très peu d’établissements proposant une formation culinaire. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 17 août 2022

L’académie Aysh vise à combler le manque de compétences des amateurs de cuisine

  • La Commission des arts culinaires d’Arabie saoudite a été fondée en 2020 et les étudiants de la première promotion de l’académie culinaire saoudienne ont obtenu leurs diplômes cette année
  • Aysh était l’une des premières académies de ce genre à ouvrir ses portes en Arabie saoudite, introduisant la boulangerie dans la vie de tous les jours

DJEDDAH: La nourriture est un élément important de toute culture, et l’Arabie saoudite cherche à créer un système d’éducation qui permettra d’acquérir les connaissances nécessaires pour exceller dans l’art culinaire.

Cette année, la première cérémonie de remise des diplômes aux étudiants de l’Académie culinaire saoudienne a eu lieu.

La Commission des arts culinaires d’Arabie saoudite a été fondée en février 2020 afin de renforcer le secteur culinaire, créant ainsi une source de revenus pour de nombreuses personnes. 

Summaiya Suhail, fondatrice et directrice générale de l’académie Aysh, un établissement spécialisé dans la boulangerie et la pâtisserie, raconte à Arab News qu’à ses débuts, il n’existait que très peu d’établissements proposant une formation culinaire.

Elle a suivi des ateliers et des cours de boulangerie et de pâtisserie dans le monde entier. Après avoir accumulé suffisamment de connaissances, elle a décidé de les diffuser à Djeddah.

«Mon rêve (…) était  de rendre cette voie facile pour les gens de ma communauté et pour moi, ainsi que de les autonomiser en leur fournissant un ensemble de compétences et de connaissances», indique Mme Suhail.

L’académie a pour objectifs principaux de devenir une plaque tournante pour toutes les personnes intéressées par cet aspect de la cuisine en Arabie saoudite, de créer des recettes qui serviront de référence en boulangerie et en pâtisserie, et de définir un cadre pour les futures entreprises.

L’académie propose des cours de boulangerie et de pâtisserie et des masterclasses plus courtes, axées sur différents domaines et techniques.

Les cours s’adressent aux personnes de différents niveaux et leur apprennent à cuisiner à partir de rien. Ils portent sur les pâtisseries sucrées et salées, le pain, les gâteaux, les viennoiseries, les croissants, et bien plus encore.

L'académie propose également des cours relatifs à la création d'entreprises alimentaires, à la photographie culinaire, à la présentation des plats et au marketing.

«Le nom de l’académie est inspiré du mot aysh, qui signifie pain en arabe. Aysh a également une autre signification en arabe: la vie», explique Mme Suhail.

Devenir l’une des premières académies de boulangerie et de pâtisserie certifiées du Royaume n’a pas été facile. «J’avais l’impression que nous devions marcher et ouvrir la voie à tous ceux qui étaient derrière nous. Ce n’était pas facile, mais je ne peux pas dire que ce n’était pas agréable non plus», confie Mme Suhail. «L’académie Aysh a vraiment été créée par les gens d’ici.»

«Quand une personne vient nous voir et nous avoue qu’elle est très heureuse que nous existions, elle nous dit aussi qu’elle cherchait quelque chose de ce genre depuis très longtemps.»

La fondatrice se réjouit par ailleurs de voir les étudiants recevoir leur diplôme, car le bonheur se lit sur leur visage.

«Parfois, certains étudiants pleurent et une fois la cérémonie terminée, ils vont se faire des câlins. Ce sont ces choses-là qui me donnent envie de continuer sur cette voie.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Cinéma: avec «Les harkis», Philippe Faucon dans les blessures de la guerre d'Algérie

Le réalisateur français Philippe Faucon, lauréat du César 2016 du meilleur long métrage pour «Fatima», visite le lycée Marcel Pagnol dans le cadre de l'opération de sensibilisation «Un artiste à l'école» à Marseille, dans le sud de la France, le 4 mars 2016. (AFP)
Le réalisateur français Philippe Faucon, lauréat du César 2016 du meilleur long métrage pour «Fatima», visite le lycée Marcel Pagnol dans le cadre de l'opération de sensibilisation «Un artiste à l'école» à Marseille, dans le sud de la France, le 4 mars 2016. (AFP)
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  • Tous sont Algériens, ont quitté leur village et leur famille pour combattre aux côtés de la France. Pourtant, alors que le film avance, et que l'indépendance paraît inéluctable, l'avenir de ces hommes, lui, semble ne tenir qu'à un fil
  • Non-dits, mensonges... Le film pointe frontalement la responsabilité de l’État français et du général de Gaulle dans leur «abandon criminel» en Algérie

PARIS: C'est l'histoire d'une "obsession": avec "Les harkis", en salles mercredi, le réalisateur Philippe Faucon plonge dans les blessures de la guerre d'Algérie à travers les destins de ces supplétifs de l'armée française.

"Je pense qu'on peut dire que la guerre d'Algérie m'obsède", avait confié le réalisateur de "Fatima" (2015) à l'AFP lors du Festival de Cannes en mai dernier.

Présenté à la Quinzaine des réalisateurs, une des principales section du festival, le film avait été ovationné par le public.

Seize ans après "Trahison", son long-métrage sur la guerre d'Algérie (1954-1962) qui évoquait déjà les harkis, Philippe Faucon revient avec un film qui leur est dédié.

Le spectateur plonge à l'intérieur d'une unité de l'armée française placée sous le commandement du lieutenant Pascal (Théo Cholbi). Parmi sa dizaine de membres: Salah (Mohamed Mouffok) et Kaddour (Amine Zorgane).

Tous sont Algériens, ont quitté leur village et leur famille pour combattre aux côtés de la France. Pourtant, alors que le film avance, et que l'indépendance paraît inéluctable, l'avenir de ces hommes, lui, semble ne tenir qu'à un fil.

Non-dits, mensonges... Le film pointe frontalement la responsabilité de l’État français et du général de Gaulle dans leur "abandon criminel" en Algérie. Car, si certains ont pu être rapatriés en France, la grande majorité a été laissée à son sort, sciemment.

Considérés par le camp algérien comme des "traîtres", beaucoup ont été assassinés.

Porté par des acteurs non professionnels et par une mise en scène qui n'élude rien -- dont les scènes de torture, longtemps niées par le camp français -- le film est d'une grande sobriété.

Soixante ans après les accords d'Evian, "il y a une nécessité à rappeler cette histoire et à regarder la vérité dans les yeux", avait assuré à l'AFP le réalisateur, lui-même né en Algérie.

Mais attention, avait-il pris le soin d'ajouter: ces histoires doivent se raconter "dans leur complexité". "Si la vérité est complexe, il ne faut pas accepter qu'elle soit étouffée et, dans le cas des harkis, c'est important de la dire".


«Hair Uncovered» ou la lutte d’une artiste iranienne pour la liberté

«Hair Uncovered» devrait sortir en décembre (Photo fournie).
«Hair Uncovered» devrait sortir en décembre (Photo fournie).
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  • Le court métrage fait le récit d’une artiste obligée de quitter son pays par le régime
  • «Hair Uncovered», mis en scène par Cathey Heffernan, sera projeté dans le cadre du Festival du film Aesthetica, qui se tiendra à York du 1er au 6 novembre

LONDRES: Une artiste iranienne s’est filmée en train de lutter pour contrôler son propre corps, alors que des milliers de personnes manifestent contre le régime dans un pays qui lui est désormais interdit d’accès.

Mim, qui a été forcée de se réfugier au Royaume-Uni en raison de ses œuvres d'art, et qui est également sourde, est la protagoniste de «Hair Uncovered» (Cheveux découverts), un court métrage qui décrit son «rapport amour-haine» avec ses cheveux ainsi que son combat pour la liberté d’expression.

Le film est réalisé dans un contexte de manifestations généralisées en Iran contre la mort de Mahsa Amini, âgée de 22 ans et décédée à Téhéran après avoir été battue par la police iranienne des mœurs pour avoir prétendument enfreint une loi ordonnant aux femmes de se couvrir la tête.

Mim, qui est d’abord arrivée au Royaume-Uni pour y étudier, utilise ses propres cheveux pour créer des broches qui symbolisent sa liberté personnelle, loin de l'Iran. Cependant, le contenu de son travail a suscité la colère du régime.

«Je n’ai pas choisi de devenir demandeuse d’asile», dit-elle dans la bande-annonce du film. «J'ai beaucoup perdu en chemin, mais j’ai finalement gagné ma liberté.»

Selon l’artiste, le film ne représente qu’une «infime partie de la vie d’une femme en Iran, sachant que de nombreuses histoires de femmes iraniennes n'ont pas été entendues.»

Abigale Borsberry, réalisatrice du film, dit qu’elle s’est rendu compte de l’importance que revêt l'histoire de Mim au moment où elles se sont rencontrées.

«Sa capacité à partager ses expériences avec ses propres mots et à tisser son art est absolument fascinante. Maintenant plus que jamais, l'histoire et le parcours de Mim doivent être partagés avec le monde entier», poursuit-elle.

«Hair Uncovered», mis en scène par Cathey Heffernan, sera projeté dans le cadre du Festival du film Aesthetica, qui se tiendra à York du 1er au 6 novembre.

Le film devrait sortir en décembre.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La télévision, option la plus populaire parmi les Saoudiens pour regarder la Coupe du monde

La Coupe du monde de la Fifa 2022 au Qatar. (Photo, AN)
La Coupe du monde de la Fifa 2022 au Qatar. (Photo, AN)
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  • Une étude de l’agence de publicité Digital Turbine révèle que 58 % des habitants du Royaume prévoient de regarder au moins certains matchs de la Coupe du monde à la télévision
  • Cependant, 86 % des Saoudiens ont déclaré qu'ils utiliseraient plus d'un appareil pour suivre les matchs, 55 % ayant l'intention d'utiliser leur smartphone au moins une partie du temps

DUBAÏ: À un peu plus de six semaines du coup d'envoi de la Coupe du monde de la Fifa 2022 au Qatar, les fans de football du monde entier attendent avec impatience le début de ces compétitions exceptionnelles.

Le fait qu'elle se déroule pour la première fois au Moyen-Orient ajoute une autre dose d'enthousiasme pour les fans de la région. Les Saoudiens sont impatients de voir comment leur équipe nationale jouera dans la phase de poules contre l'Argentine, le Mexique et la Pologne.

Il n'y a pas si longtemps, la seule manière de regarder les matchs de la Coupe du monde était la télévision, mais il existe aujourd’hui d’autres options, notamment les téléphones portables et les tablettes.

L’agence de publicité Digital Turbine a mené des recherches pour découvrir les préférences et les intentions des téléspectateurs du Royaume pour regarder la Coupe du monde et le football en général, ainsi que la manière dont les marques interagissaient avec le public.

Dans l’étude, 60% des personnes interrogées ont déclaré regarder les matchs de football au moins une fois par semaine, indiquant que ce sport est l'un des plus populaires du Royaume.

Compte tenu de la gamme d'options disponibles pour voir les matchs, 86 % des personnes interrogées ont affirmé qu'elles prévoyaient d'utiliser plus d'un appareil pour suivre la Coupe du monde, 58 % précisant qu'elles en regarderaient au moins une partie à la télévision, et 55 % en utilisant leur smartphone au moins une partie du temps.

Il n'est peut-être pas surprenant que 57% des personnes affirment avoir tendance à passer davantage de temps à utiliser des applications sportives pendant la Coupe du monde et les grandes compétitions similaires, souvent en regardant des matchs.

Pendant les matchs, 24 % des personnes interrogées ont déclaré avoir l'intention de consulter les applications d'actualités sportives, 23 % sur les applications de réseaux sociaux, 16 % utiliseront des applications mobiles de jeux de sport, et 16 % des applications de messagerie.

Il n'y a pas que les fans qui s'intéressent aux grands événements sportifs comme la Coupe du monde. Ils attirent également l'attention et les budgets marketing des marques qui cherchent à toucher un public aussi large que possible. À titre d’exemple, les dépenses publicitaires mondiales pour la Coupe du monde 2018 ont atteint 2,4 milliards de dollars (un dollar = 1,01 euro), les marques pouvant dépenser 200 millions de dollars pour un accord de parrainage officiel, selon une étude de la régie publicitaire Zenith.

Selon les recherches de Digital Turbine, la plupart des Saoudiens adoptent une attitude positive envers la publicité pendant la Coupe du monde. En effet, 80% ont affirmé envisager d'acheter un produit vu dans une publicité diffusée pendant les matchs, 36% indiquant qu'ils le feraient dans les deux à trois jours suivant la diffusion. Par ailleurs, 66% des sondés ont indiqué qu'ils seraient susceptibles de revoir en ligne une publicité diffusée pendant la Coupe du monde.

Bien que la recherche indique que le public du Mondial est généralement réceptif aux publicités pendant les matchs, celui-ci a certaines attentes et préférences pour un type de publicités. Par exemple, 59 % des personnes interrogées ont affirmé qu'elles préféreraient que les publicités soient drôles et 40 % ont précisé qu'il était plus important qu’elles soient porteuses d’émotion ou de réconfort.  

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com