L'économie britannique sous la menace d'un reconfinement "dévastateur"

Le Premier ministre britannique Boris Johnson. (Alberto Pezzali / POOL / AFP)
Le Premier ministre britannique Boris Johnson. (Alberto Pezzali / POOL / AFP)
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Publié le Lundi 02 novembre 2020

L'économie britannique sous la menace d'un reconfinement "dévastateur"

  • Le reconfinement en Angleterre, qui pourrait faire replonger le pays en récession, est "vraiment dévastateur" pour l'économie britannique
  • "C'est dommage que le Premier ministre ne se joigne pas à nous. Nous espérons que nous pourrons l'entendre"

Le reconfinement en Angleterre, qui pourrait faire replonger le pays en récession, est "vraiment dévastateur" pour l'économie britannique déjà à genoux en raison de la pandémie, a prévenu lundi l'organisation patronale CBI.

Sa directrice générale Carolyn Fairbairn, qui s'apprête à quitter son poste, s'est montrée alarmiste en ouverture de la conférence annuelle de la CBI.

Cette traditionnelle grand-messe des entreprises se tient en ligne cette année et est lancée quelques jours avant l'entrée en vigueur jeudi d'un nouveau confinement dans le pays destiné à enrayer la propagation rapide du virus.

Mme Fairbairn a publiquement regretté l'absence du Premier ministre conservateur Boris Johnson dont les relations avec le monde des affaires sont houleuses et qui s'est décommandé à la dernière minute, alors qu'il doit s'exprimer dans la journée devant le Parlement.

"C'est dommage que le Premier ministre ne se joigne pas à nous. Nous espérons que nous pourrons l'entendre" d'ici la fin de la conférence, qui dure trois jours, selon elle.

Le président de la CBI Karan Bilimoria a précisé lundi sur la radio BBC 4 qu'il n'était "arrivé qu'une fois avant" dans l'histoire de l'organisation patronale que le chef du gouvernement ne fasse pas acte de présence à sa conférence annuelle.

Le successeur de Mme Fairbairn, Tony Danker, devrait lui avoir comme priorité de retisser des liens de confiance avec le gouvernement, après des années de tiraillements autour du Brexit.

La CBI a toutefois estimé que les entreprises étaient "mieux préparées" pour ce nouveau confinement et qu'un grand nombre d'entre elles pourront continuer de fonctionner.

"Il est nécessaire de garder l'économie aussi ouverte que possible", a lancé Mme Fairbairn.

"Cauchemar avant Noël" 

Les nouvelles restrictions, notamment la fermeture des bars, restaurants et commerces non essentiels au moins jusqu'à début décembre, tombent au pire moment pour le monde des affaires, notamment dans la distribution, où les deux derniers mois de l'année sont traditionnellement les plus chargés avec le "Black Friday" puis Noël.

La fédération britannique des commerçants, le BRC (British Retail Consortium) a évoqué "un cauchemar avant Noël".

"Cela va causer des dégâts incalculables pour les commences de centre-ville et les emplois et retarder la reprise de l'économie, avec un effet minimal sur la transmission du virus", selon Helen Dickinson, sa directrice générale.

Les propriétaires de pubs s'insurgent eux contre la décision d'interdire la vente d'alcool à emporter pendant le prochain confinement, ce qui pourrait les conduire à jeter de la bière en grande quantité.

Face à ce nouveau choc pour l'économie, le gouvernement a immédiatement décidé de prolonger d'un mois, jusqu'à fin novembre, son dispositif de chômage partiel qui voit l'Etat payer la majorité des salaires des travailleurs privés d'activité.

Mais Mme Fairbairn demande "davantage de clarté sur le calendrier", craignant une nouvelle vague de suppressions d'emplois une fois le mécanisme retiré.

Les regards vont se tourner désormais vers la Banque d'Angleterre, qui doit dévoiler jeudi les conclusions de sa réunion de politique monétaire.

L'institution monétaire pourrait renforcer son programme de rachats d'actifs afin de soutenir l'économie et rassurer les marchés, tout en poursuivant sa réflexion sur la mise en place de taux négatifs.

La pandémie ne sera pas le seul sujet au menu des discussions de la conférence du patronat, qui s'inquiète de la lenteur des discussions entre Londres et Bruxelles sur la relation post-Brexit.

Mme Fairbairn a une nouvelle fois plaidé pour la conclusion rapide d'un accord avec l'UE. "Nous en avons besoin désespérément", a-t-elle dit, afin d'éviter un double choc pour l'économie.

L'économie britannique devrait quoi qu'il arrive connaître une fin d'année très difficile, avec une chute de l'activité en novembre liée au confinement, ce qui devrait entraîner une rechute au quatrième trimestre après le rebond de l'été.

"Les conséquences sur la croissance seront considérables", notent les économistes de Deutsche Bank, qui anticipent un plongeon du PIB entre 6 et 10% en novembre et une contraction "probable" sur le trimestre.

Le FMI avait révisé à la baisse ses prévisions la semaine dernière, avant l'annonce du confinement, en prévoyant une contraction du PIB du Royaume-Uni de 10,4% en 2020.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.


Eric Trump affirme que les réformes boursières de l'Arabie saoudite attireront des milliards de dollars

 Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
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  • Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an
  • "Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump

RIYAD: Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, l'homme d'affaires, qui est le vice-président exécutif de la Trump Organization, a également fait l'éloge des récents projets de développement qui prennent forme à Riyad, en particulier à Diriyah.

Le Royaume a annoncé que ses marchés financiers seraient ouverts à tous les investisseurs étrangers à partir du 1er février, avec la suppression de restrictions telles que le cadre de l'investisseur étranger qualifié, qui exigeait un minimum de 500 millions de dollars d'actifs sous gestion, et l'abolition des accords de swap.

À propos de cette décision, M. Trump a déclaré : "Je pense que la nouvelle législation autorisant les investissements étrangers en Arabie saoudite va permettre à des milliards de dollars d'affluer sur le marché.

"Il est évident que l'ouverture des marchés boursiers eux-mêmes à de nouveaux investissements étrangers va entraîner l'arrivée de milliards de dollars supplémentaires sur le marché. Je pense que cela va aider le commerce, le tourisme et bien d'autres choses encore".

Selon M. Trump, l'environnement d'investissement en Arabie saoudite s'améliore au fil du temps, et de grandes marques du monde entier entrent sur le marché du Royaume pour en exploiter le potentiel.

Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an.

"Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump.

Un rapport publié par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite en décembre a révélé que les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont atteint 24,9 milliards de SR (6,64 milliards de dollars) au troisième trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 34,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.

M. Trump a fait ces commentaires alors que le promoteur immobilier saoudien Dar Global a annoncé qu'il lancerait deux projets de luxe portant la marque Trump à Riyad et à Djeddah, d'une valeur totale de 10 milliards de dollars.

Ces projets comprennent le Trump National Golf Course et le Trump International Hotel dans le quartier de Diriyah à Riyad.

Commentant l'attrait de l'Arabie saoudite, M. Trump a déclaré : "La vision de la ville, la vision de ce qui se passe à Riyad, en particulier à Diriyah, est incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie".

Il a ensuite ajouté : "La vision de ce que sera le nouveau Riyad, et la vision de l'ensemble de l'Arabie saoudite qui continue à s'ouvrir - vous voyez toutes ces grandes réformes financières, qui devraient rendre inévitable l'augmentation des investissements en Arabie saoudite. C'est incroyablement excitant.

M. Trump a poursuivi en déclarant que "les meilleurs jours pour l'Arabie saoudite sont à venir", ajoutant : "Même depuis six ou sept ans que je viens dans le pays, ce qui a été construit, ce qui a été fait, est incroyable. Et je pense que le pays devrait être incroyablement fier de lui-même".