L'amour des Britanniques pour leurs animaux à l'épreuve du coût de la vie

Des tombes décoratives où des animaux domestiques ont été enterrés sont photographiées au cimetière pour animaux de Holywell, dans le nord du Pays de Galles, le 12 août 2022. Face à la forte augmentation des coûts, les propriétaires d'animaux de compagnie britanniques désireux d'offrir à leurs compagnons bien-aimés le meilleur traitement et un départ digne doivent prendre des décisions difficiles. (AFP).
Des tombes décoratives où des animaux domestiques ont été enterrés sont photographiées au cimetière pour animaux de Holywell, dans le nord du Pays de Galles, le 12 août 2022. Face à la forte augmentation des coûts, les propriétaires d'animaux de compagnie britanniques désireux d'offrir à leurs compagnons bien-aimés le meilleur traitement et un départ digne doivent prendre des décisions difficiles. (AFP).
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Publié le Vendredi 19 août 2022

L'amour des Britanniques pour leurs animaux à l'épreuve du coût de la vie

  • Le taux d'inflation au Royaume-Uni a bondi en juillet à 10,1%, et pourrait dépasser 13% en octobre, un rythme sans précédent depuis 40 ans
  • La nourriture pour animaux et les honoraires des vétérinaires ont augmenté, ainsi que le coût des crémations, qui suit celui des cours des hydrocarbures

HOLYWELL : Contraints à faire appel aux dons pour la crémation d'un chien: de nombreux Britanniques comme David Mcauliffe sont déchirés entre leur amour pour leurs animaux de compagnie et la hausse galopante du coût de la vie.

"Au train où vont les choses, le gaz, l'électricité, le prix des courses, les carburants, tout est difficile", lance M. Mcauliffe, assis au côté de son amie Julie Fielding dans le cimetière pour animaux de Holywell, dans le nord du Pays de Galles.

Tous deux, qui dépendent de l'aide sociale, ont lancé une levée de fonds sur Facebook pour financer la crémation de leur chien Khan. Ils n'auraient pas pu le faire seuls, vu l'envolée des coûts.

"Les chiens dépendent de nous pour tout, et il faut faire le nécessaire pour eux, en fin de compte", poursuit M. Mcauliffe.

Le taux d'inflation au Royaume-Uni a bondi en juillet à 10,1%, et pourrait dépasser 13% en octobre, un rythme sans précédent depuis 40 ans.

La nourriture pour animaux et les honoraires des vétérinaires ont augmenté, ainsi que le coût des crémations, qui suit celui des cours des hydrocarbures.

"Une crémation individuelle, c'est quand un animal est entièrement incinéré pour que les cendres soient rendues à leurs familles et qu'elles puissent les disperser, les enterrer ou les garder chez elles", explique le directeur du cimetière, Jason Ward.

Le tarif d'une crémation individuelle dépend de la taille de l'animal, mais atteint 200 livres (237 euros) pour un chien de taille moyenne.

A défaut, "les dépouilles sont traitées avec celles d'autres animaux de compagnie", poursuit-il: "souvent, elles ont collectées dans des camions avec des déchets de cliniques vétérinaires, pour être déversées dans des décharges".

Une issue difficile à envisager pour de nombreux Britanniques, dont l'attachement à leurs amis à quatre pattes est devenu encore plus fort pendant les confinements dus à la pandémie de Covid-19.

«Membres de la famille»

Le Royaume-Uni compte quelque 34 millions d'animaux domestiques, dont 12 millions de chiens et autant de chats, pour quelque 67 millions d'habitants.

Le cimetière de Holywell témoigne de ces liens très forts: plusieurs concessions accueillent les restes d'animaux et ceux de leurs propriétaires.

Les cendres de la mère de M. Mcauliffe et de la soeur de Mme Fielding reposent déjà aux côtés de celles de Khan et de leur précédent chien, Flash, et le couple voudrait les rejoindre "le moment venu".

La hausse des tarifs des soins vétérinaires s'est aussi traduite par un renchérissement des assurances santé.

"Que l'on fasse une déclaration ou pas, chaque année les cotisations augmentent", résume M. Mcauliffe, en appelant le gouvernement britannique agir davantage contre l'envolée des prix.

"Ca peut être problématique, surtout quand vous touchez seulement les aides sociales", affirme-t-il. Lui et sa compagne ont deux autres chiens.

Souvent, c'est en fin de vie que les animaux requièrent le plus de soins vétérinaires: avec les frais d'enterrement, c'est un double coup de massue pour des familles déjà en deuil.

Et certaines n'ont pas d'autre choix que de renoncer à des obsèques.

Chiens, chats et autres "sont des membres de la famille, ils contribuent énormément à notre bien-être, et pendant la pandémie tout le monde a passé davantage de temps avec leurs animaux", souligne M. Ward.

"Donc, arrive le moment où ils meurent, et les propriétaires ne peuvent pas se permettre de leur dire au revoir dignement. C'est un motif de chagrin supplémentaire", constate-t-il.


L'Iran annonce avoir saisi deux navires dans le détroit d'Ormuz malgré la prolongation de la trêve

Cette photo fournie par la Marine américaine et publiée le 21 avril 2026 par le service des relations publiques du Commandement central américain montre des forces américaines en patrouille dans la mer d'Oman, près du Touska, un cargo battant pavillon iranien, le 20 avril 2026. (AFP)
Cette photo fournie par la Marine américaine et publiée le 21 avril 2026 par le service des relations publiques du Commandement central américain montre des forces américaines en patrouille dans la mer d'Oman, près du Touska, un cargo battant pavillon iranien, le 20 avril 2026. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, ont annoncé avoir intercepté deux navires qui tentaient de franchir le stratégique détroit, soumis à un double blocus américain et iranien
  • "Les deux navires en infraction ont été saisis par les forces navales des Gardiens de la Révolution et dirigés vers la côte iranienne", ont-ils indiqué dans un communiqué

TEHERAN: L'Iran a annoncé mercredi avoir saisi deux navires dans le détroit d'Ormuz, au coeur du bras de fer avec Washington, quelques heures après la prolongation de la trêve décidée unilatéralement par Donald Trump.

Le pouvoir iranien ne s'est toujours pas exprimé sur cette prolongation. Mais Téhéran en "étudie différents aspects", selon la télévision d'Etat iranienne.

Côté américain, le président a jugé "possible" une reprise des discussions entre les belligérants dans les prochains jours. "C'est possible! Président DJT", a-t-il écrit en réponse à un texto d'une journaliste du New York Post, qui l'interrogeait sur la probabilité que des discussions se tiennent dans les prochaines "36 à 72 heures", soit d'ici vendredi.

En attendant, la tension reste forte dans le détroit d'Ormuz, passage crucial pour le transport mondial d'hydrocarbures et enjeu majeur du conflit déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran.

Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, ont annoncé avoir intercepté deux navires qui tentaient de franchir le stratégique détroit, soumis à un double blocus américain et iranien.

"Les deux navires en infraction ont été saisis par les forces navales des Gardiens de la Révolution et dirigés vers la côte iranienne", ont-ils indiqué dans un communiqué.

Selon Téhéran, les navires doivent obtenir une autorisation pour quitter ou entrer dans le Golfe via le détroit d'Ormuz.

Un troisième bateau a essuyé des tirs alors qu'il se trouvait à 8 milles nautiques à l'ouest de l'Iran, selon l'agence de sécurité maritime britannique UKTMO, mais il a pu quitter le détroit en direction du port saoudien de Jeddah, selon le site Marinetraffic.

Ces incidents illustrent la précarité de la trêve entrée en vigueur le 8 avril, d'autant que les discussions entre Washington et Téhéran n'ont toujours pas repris.

Islamabad en attente 

Les pourparlers, qui étaient censés se tenir en début de semaine après une première session le 11 avril, visent à trouver une fin durable à une guerre régionale qui a fait des milliers de morts -essentiellement en Iran et au Liban- et ébranlé l'économie mondiale.

Donald Trump a prolongé sine die le cessez-le-feu avec l'Iran mardi soir, à quelques heures de l'expiration annoncée, afin, a-t-il dit, de laisser davantage de temps aux Iraniens pour joindre les négociations de paix sous l'égide des médiateurs pakistanais.

Il a parlé d'une extension jusqu'à ce que "l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

En attendant, aucune délégation ne s'est encore envolée pour Islamabad, bouclée et sous haute surveillance depuis le début de la semaine, provoquant la lassitude d'habitants privés d'écoles et limités dans leur déplacements.

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a dit espérer que les deux parties parviendraient "à conclure un +accord de paix+ lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad". Il a reçu mercredi matin l'ambassadeur iranien à Islamabad.

Trois morts au Liban 

Sur l'autre front principal de la guerre, trois personnes ont été tuées mercredi dans des frappes israéliennes au Liban malgré la trêve, qui expire dimanche, et dont Beyrouth va demander l'extension lors de pourparlers prévus jeudi entre les deux pays à Washington.

"Le Liban demandera l'extension pour un mois de la trêve, le strict respect du cessez-le-feu et l'arrêt par Israël des opérations de dynamitage et de destruction dans les zones où il est présent", a indiqué une source libanaise officielle à l'AFP.

Israël a affirmé avant ces discussions ne pas avoir de "désaccords sérieux" avec le Liban, l'appelant à "travailler ensemble" contre le Hezbollah pro-iranien.

Selon le dernier bilan officiel, au moins 2.454 personnes ont été tuées au Liban en six semaines de guerre.

Par ailleurs, le président français Emmanuel Macron a annoncé mercredi la mort d'un 2e militaire français de la force de paix de l'ONU au Liban, Finul, blessé dans une embuscade samedi au cours de laquelle un premier Casque Bleu français avait été tué. Paris a attribué l'attaque au Hezbollah, ce que le groupe islamiste chiite a nié.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.