A New York, le monde littéraire rend hommage à Salman Rushdie

L'écrivain et journaliste américain Gay Talese rend hommage à l'écrivain britannique Salman Rushdie (Photo, AFP).
L'écrivain et journaliste américain Gay Talese rend hommage à l'écrivain britannique Salman Rushdie (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 20 août 2022

A New York, le monde littéraire rend hommage à Salman Rushdie

  • Une dizaine d'écrivains reconnus se sont exprimés sur les marches de la majestueuse bibliothèque publique de Manhattan
  • M. Rushdie «s'est toujours montré à la hauteur du moment»

NEW YORK: Des figures du monde littéraire américain, comme les écrivains Paul Auster et Gay Talese, se sont rassemblées vendredi pour une lecture de l'œuvre de Salman Rushdie, en soutien à l'auteur gravement blessé dans une attaque au couteau la semaine dernière.

Une dizaine d'écrivains reconnus, dont des proches de M. Rushdie, se sont exprimés sur les marches de la majestueuse bibliothèque publique de Manhattan. L'auteur a été invité à suivre l'événement en ligne, depuis sa chambre d'hôpital.

Le 12 août, Salman Rushdie, qui a écrit "Les Versets sataniques", s'apprêtait à s'exprimer lors d'une conférence dans le nord de l'État de New York quand un homme a fait irruption sur scène et l'a poignardé à plusieurs reprises, au cou et à l'abdomen.

Évacué en hélicoptère vers un hôpital, il avait dû être brièvement placé sous respirateur avant que son état ne s'améliore.

L'écrivain et journaliste Gay Talese, coiffé de son chapeau fedora fétiche, a lu un extrait du roman "La Maison Golden", tandis que l'auteur irlandais Colum McCann a récité un passage de l'essai "Out of Kansas", publié par Salman Rushdie dans la revue New Yorker en 1992.

M. Rushdie "s'est toujours montré à la hauteur du moment", a déclaré M. McCann. "Je pense qu'il aura quelque chose de profond à dire", une fois rétabli, a-t-il poursuivi.

«Anti-création»

L'Américaine A.M. Homes - dont certains des livres, comme "La fin d'Alice", ont créé la controverse - a lu des extraits du texte "On Censorship" ("Sur la Censure").

"Aucun écrivain ne veut vraiment parler de la censure", a-t-elle déclamé. "Les écrivains veulent parler de création, et la censure est anti-création."

Salman Rushdie avait embrasé une partie du monde islamique avec la publication des "Versets sataniques" en 1988, conduisant l'ayatollah iranien Khomeiny à émettre une fatwa réclamant son assassinat.

L'auteur avait été contraint de vivre dans la clandestinité et sous protection policière, allant de cachette en cachette.

Hari Kunzru, romancier et journaliste britannique, a récité le début de ce livre qui a radicalement transformé la vie de Salman Rushdie.

"Salman a écrit un jour que le rôle d'un écrivain est de nommer l'innommable, de montrer les imposteurs, de prendre parti, de lancer des débats, de façonner le monde et de l'empêcher de s'endormir", a-t-il dit. "Voilà pourquoi nous sommes ici."

«Héros»

Arrêté immédiatement après les faits, l'agresseur de M. Rushdie, Hadi Matar, Américain d'origine libanaise de 24 ans, a plaidé jeudi non coupable de tentative de meurtre et d'agression lors d'une première comparution après son inculpation par un grand jury.

"Pas même une lame à travers la gorge ne pourrait faire taire la voix de Salman Rushdie", a affirmé vendredi Suzanne Nossel, présidente de l'association de défense des écrivains dans le monde, PEN America, à l'origine du rassemblement.

Avant de lire un texte à son tour, l'auteure britannique Tina Brown s'est adressée directement à Salman Rushdie : "tu n'as jamais demandé à tenir le rôle d'un héros", a-t-elle dit.

"Tu voulais simplement écrire", a poursuivi Mme Brown. "Mais la ténacité avec laquelle tu as défendu la liberté d'expression fait de toi un héros, et tu as payé un lourd tribut."

Pour l'écrivaine et historienne Amanda Foreman, la mobilisation de vendredi "montre que les gens n'ont pas peur".

"Nous sommes tous prêts à défendre ce en quoi nous croyons", a-t-elle déclaré à l'AFP.

Salman Rushdie, né en 1947 en Inde dans une famille d'intellectuels musulmans non pratiquants, vivait à New York depuis vingt ans et était devenu citoyen américain en 2016.

En dépit de la menace, il était apparu de plus en plus fréquemment en public, souvent sans protection visible, tout en continuant de défendre dans ses livres la satire et l'irrévérence.

Lors d'un entretien donné au magazine allemand Stern quelques jours avant l'attaque de vendredi, il s'était dit "optimiste" et avait confié : "Depuis que je vis aux États-Unis, je n'ai plus de problèmes (...) Ma vie est de nouveau normale."


Baraka Merzaia, le nouveau visage resplendissant d’une Algérie plurielle  

Baraka Merzaia, jeune étudiante, mannequin, chanteuse et comédienne devient une artiste incontournable de la scène culturelle algérienne  (Photo, Instagram @Barakamerzaia).
Baraka Merzaia, jeune étudiante, mannequin, chanteuse et comédienne devient une artiste incontournable de la scène culturelle algérienne (Photo, Instagram @Barakamerzaia).
Baraka Merzaia, jeune étudiante, mannequin, chanteuse et comédienne devient une artiste incontournable de la scène culturelle algérienne  (Photo, Instagram @Barakamerzaia).
Baraka Merzaia, jeune étudiante, mannequin, chanteuse et comédienne devient une artiste incontournable de la scène culturelle algérienne (Photo, Instagram @Barakamerzaia).
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Baraka Merzaia, jeune étudiante, mannequin, chanteuse et comédienne devient une artiste incontournable de la scène culturelle algérienne  (Photo, Instagram @Barakamerzaia).
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  • Touche à tout et polyglotte comme une grande majorité des jeunes Algériens, la jeune femme attire l’attention par delà les frontières
  • Peu visible dans l’imaginaire maghrébin, Baraka Merzaia incarne avec énormément d’élégance, une Algérie en mal de représentation

ALGER: Belle, intelligente et talentueuse, Baraka Merzaia, la jeune étoile montante algérienne se révèle être une véritable force de la nature. 

Ceux qui ne la connaissent pas ne tarderont pas à retrouver Baraka sur leurs petits écrans, Arab News en français est partie à sa rencontre afin de connaître son histoire. 

Originaire d’Adrar, dans le sud algérien, la jeune artiste basée à Alger collectionne plusieurs cordes à son arc.  Artiste à facettes, Merzaia est également dotée d’une voix Angélique. Découverte à l’âge de 16 ans, elle rejoint une chorale ou elle apprendra à perfectionner sa voix. 

Touche à tout et polyglotte comme une grande majorité des jeunes Algériens, la jeune femme attire l’attention par delà les frontières.

Notamment en Inde, il y a quatre ans de cela, alors que le pays célébrait le 150e anniversaire de la naissance de Gandhi, la musicienne a reçu les éloges du Premier ministre indien Narendra Modi pour son interprétation «mémorable» de "Vaishnava Jana To", un hymne hindou très populaire dont les paroles sont empreintes d’une empathie qu’elle souhaite contagieuse
 

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Baraka Merzaia, jeune étudiante, mannequin, chanteuse et comédienne devient une artiste incontournable de la scène culturelle algérienne  (Photo, Instagram @Barakamerzaia).

Élue miss Talent 2019, la jeune beauté sahraouie multiplie les contrats de mannequinat. -Tout comme ses deux sœurs Ferdous et Amina, Baraka qui s’est lancé dans la photo il y a quelques années et qui aspire à fouler les podiums internationaux, semble captiver les caméras. 

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Baraka et sa sœur Amina Merzaia (Photo, Instagram @Barakamerzaia).

Admirative de la carrière d'Halima Aden mannequin somali-américaine qui fut la mannequin à porter un hijab en couverture de Vogue et la première à porter un burkini dans le magazine Sports Illustrated, Baraka Merzaia, ambitionne à son tour de briser les stéréotypes de beauté en restant intègre et fidèle à sa foi. 

Également étudiante en langue espagnole, la jeune fille, pleine d’ambition, explique que sa mère, dont elle est très proche, est titulaire d’un doctorat, ce qui la motive, en parallèle de ses projets artistiques, à suivre ses pas en poursuivant des études supérieures. 

Peu visible dans l’imaginaire maghrébin, la présence de Baraka Merzaia incarne, peut être inconsciemment, mais avec énormément d’élégance, une Algérie en mal de représentation.

Très attaché à sa foi, la jeune femme raconte avoir décliné des offres de partenariats avec des marques qui lui ont demandé de retirer son voile le temps d’un shooting photo. 

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«Je ne compromettrai pas mon intégrité» (Photo, Instagram @Barakamerzaia).

«Beaucoup estiment que mon voile est un accessoire de mode, ce qui est loin d’être le cas, et je suis convaincue de pouvoir réaliser mes projets sans compromettre mon intégrité» explique la jeune fille. 

Africanité et Algerianité 

Sur la toile, la chanteuse, modèle photo, et récemment devenue comédienne partage avec plus d’un demi-million d’abonnés son quotidien et ses projets artistiques.

Loin des revendications politiques et raciales, la particularité de Baraka, semble résider dans le fait qu’elle revendique pleinement son algérianité, son africanité et sa foi qu’elle a su concilier. Et prouve ainsi que loin d’être incompatibles, ces aspects de l’identité algérienne se complimentent. 
 

Dans un pays où la jeunesse tend parfois vers des canons de beauté européens ou étrangers, la jeune femme, démontre par son talent et sa force tranquille que «notre identité, en plus d’être plurielle et riche, a encore beaucoup à offrir et mérite d'être découverte. 
 

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La chanteuse, modèle photo, et récemment devenue comédienne partage avec plus d’un demi-million d’abonnés son quotidien (Photo, Instagram @Barakamerzaia).

Son entreprise est couronnée de succès. En effet, comme tous les jeunes de son âge, Baraka se plaît à partager des fragments de son quotidien, mais aussi ses accomplissements professionnels, notamment dans le domaine du mannequinat, de la musique et de l’art.

Merzaia raconte qu’un jour, s’étend rendu dans sa ville natal d'In Sala, elle décide de partager des moments de vie propres à sa région d’origine, dans le sud algérien. 

«Quand j’ai publié une vidéo je montrais comment nous faisons la kesra, une galette de semoule cuite dans du sable, j’ai été submergée de messages bienveillants et curieux des quatre coins du pays, me demandant de partager ce genre de contenus plus fréquemment » s’émerveille Baraka Merzaia. 

Cette vidéo, largement relayée sur les réseaux sociaux, particulièrement par NWE, un média qui met en avant la culture africaine dans toute sa diversité, a ainsi contribué à mettre en lumière la culture algérienne. 

Cumulant actuellement plus de 515k abonnés sur Instagram et TikTok, la jeune femme explique voir en cette plateforme un moyen parmi tant de faire découvrir le sud algérien qu'on voit assez peu d'ordinaire et, romps par la même occasion, avec les clichés concernant les habitants du Sahara. 
 

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Baraka Merzaia (Photo, Instagram @Barakamerzaia).

En 2006, un recensement estimait que la communauté noire d’Algérie représentait environ 5 % de la population nationale, soit la plus faible proportion des pays du Maghreb.

«Je ne me considère pas influenceuse, néanmoins j’aspire à participer au rayonnement de ma culture, en partageant avec les gens qui me suivent, ma foi et ma culture, entre modernisme et tradition.» raconte Merzaia. 

Superperformante et tournée vers un avenir qui s’annonce brillant, celle dont le prénom évoque la bénédiction divine et l’influence bénéfique aspire à une vie à la hauteur de son prénom. 


Le jeu vidéo Fortnite, accusé de créer une dépendance, poursuivi au Canada

Les trois parents et leurs avocats demandent des «dommages moraux et matériels ainsi que la restitution des prestations» (Photo, AFP).
Les trois parents et leurs avocats demandent des «dommages moraux et matériels ainsi que la restitution des prestations» (Photo, AFP).
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  • Les utilisateurs peuvent acheter des V-Bucks, une monnaie virtuelle, afin de se procurer des accessoires dans le jeu
  • Les plaignants avancent également que le jeu de tir et de survie «encouragerait des dépenses excessives»

MONTRÉAL: La justice canadienne se penchera prochainement sur un recours collectif accusant le concepteur du jeu vidéo Fortnite, Epic Games, de créer une dépendance chez ses adeptes au Canada.

Trois parents reprochent à Fortnite de provoquer une dépendance assimilable à celle que "peut créer l'héroïne ou la cocaïne", citant des symptômes "physiques et psychologiques" tels que "des migraines", des "douleurs dorsales" ainsi que "des troubles sociaux importants".

Selon le jugement, rendu mercredi et autorisant ce recours, sur les trois mineurs cités, l'un aurait reçu un diagnostic de cyberdépendance alors qu'un autre, âgé de 13 ans à l'époque, aurait joué 7.781 parties en deux ans, "au minimum trois heures par jour", parfois jusqu'au milieu de la nuit.

Les plaignants avancent également que le jeu de tir et de survie "encouragerait des dépenses excessives".

Bien qu'il soit téléchargeable gratuitement, les utilisateurs peuvent acheter des V-Bucks, une monnaie virtuelle, afin de se procurer des accessoires dans le jeu, tels que des tenues ou des danses.

Un des enfants cité dans l'action collective aurait ainsi dépensé plus de 6.000 dollars canadiens (4.100 euros) et "serait allé jusqu'à dire qu'il a été victime d'une fraude", a indiqué à l'AFP Jean-Philippe Caron, un des deux avocats ayant déposé la requête.

L'avocat s'est dit "satisfait" et "confiant" pour la suite, considérant les "preuves probantes" qui viennent appuyer les différents dossiers qu'il défend.

Les trois parents et leurs avocats demandent des "dommages moraux et matériels ainsi que la restitution des prestations", notamment le remboursement de tous les achats de joueurs mineurs.

De leur côté, les représentants d'Epic Games avancent que la preuve est "insuffisante", évoquant l'absence de "rapport d'expertise", de "dossier médical qui pose un diagnostic de 'dépendance'" et d'étude sur "les effets indésirables d'un jeu vidéo".

Dans les mois à venir, le concepteur de jeux vidéos devra se défendre devant les tribunaux québécois d'avoir développé et commercialisé un produit "dangereux et nocif", d'avoir omis d'en divulguer les risques et d'avoir lésé des mineurs avec son système de monnaie personnalisée.

En avril, Epic Games avait déjà conclu un accord de 26,5 millions de dollars américains en Caroline du Nord lié aux achats de sa monnaie virtuelle par des mineurs.


Taylor Swift va réaliser son premier long-métrage

La chanteuse américaine Taylor Swift (Photo, AFP).
La chanteuse américaine Taylor Swift (Photo, AFP).
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  • Elle avait fait part en septembre lors du Festival du film de Toronto de son envie de réaliser un film
  • Cette année, Taylor Swift a marqué l'histoire de la musique américaine avec son dixième album

LOS ANGELES: Un projet de film écrit et réalisé par Taylor Swift est en préparation, a annoncé vendredi la société de production américaine Searchlight Pictures.

"Taylor est une artiste et une autrice unique en son genre. C'est une véritable joie et un privilège de collaborer avec elle alors qu'elle s'engage dans cette nouvelle et passionnante aventure créative", ont déclaré dans un communiqué les présidents de Searchlight, David Greenbaum et Matthew Greenfield.

La chanteuse de 32 ans n'est pas étrangère au septième art puisqu'elle a écrit et réalisé un court-métrage intitulé "All Too Well: The Short Film", récompensé aux MTV Video Music Awards et éligible pour être nominé aux Oscars dans la catégorie du meilleur court-métrage.

Elle avait fait part en septembre lors du Festival du film de Toronto de son envie de réaliser un film.

"J'aimerais que la bonne opportunité se présente parce que j'adore raconter des histoires de cette façon", avait assuré la star.

Cette année, Taylor Swift a marqué l'histoire de la musique américaine avec son dixième album, "Midnights", sorti le 21 octobre, en plaçant dix chansons de l'opus aux premières places du classement Billboard Hot 100, une première.