Turquie: 34 morts dans deux accidents de la route

Selon l'agence de presse turque DHA, une ambulance, un camion de pompiers et un véhicule d'une équipe de journalistes ont été heurtés de plein fouet par un autocar circulant sur la même autoroute (Photo, Shutterstock).
Selon l'agence de presse turque DHA, une ambulance, un camion de pompiers et un véhicule d'une équipe de journalistes ont été heurtés de plein fouet par un autocar circulant sur la même autoroute (Photo, Shutterstock).
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Publié le Samedi 20 août 2022

Turquie: 34 morts dans deux accidents de la route

  • Les deux drames se sont produits sur les lieux d'accidents survenus peu avant
  • Quatre secouristes, trois pompiers et deux journalistes de l'agence de presse turque Ilhas figurent parmi les 16 morts

ISTANBUL : Samedi tragique sur la route en Turquie: au moins 34 personnes ont été tuées et près de 60 autres blessées dans deux accidents survenus à quelques heures d'intervalle dans le sud-est du pays.

Les deux drames se sont produits sur les lieux d'accidents survenus peu avant.

Le premier, impliquant une ambulance et un autocar, a fait 15 morts et 31 blessés sur une autoroute reliant la ville de Gaziantep à celle de Nizip, selon le gouvernorat de la province de Gaziantep, qui avait fait état plus tôt samedi de 16 décès dans l'accident.

Selon l'agence de presse turque DHA, une ambulance, un camion de pompiers et un véhicule d'une équipe de journalistes - qui s'étaient rendus sur le lieu d'un accident - ont été heurtés de plein fouet par un car de passagers circulant sur la même autoroute.

Trois secouristes, trois pompiers et deux journalistes de l'agence de presse turque Ilhas figurent parmi les 15 morts, selon les médias locaux.

Des images diffusées par l'agence DHA montraient l'arrière d'une ambulance partiellement déchiqueté ainsi que l'autocar impliqué dans l'accident, couché sur un flanc et à l'avant éventré, témoignages de la violence du choc.

Le chauffeur de l'autocar était entendu samedi soir par les gendarmes de la province de Gaziantep en vue d'éclaircir les circonstances du drame, selon DHA.

Camion sans freins

Quelques heures plus tard, 19 autres personnes ont été tuées et 26 autres blessées 250 kilomètres plus à l'est dans un accident impliquant un poids lourd et plusieurs véhicules, selon le ministre turc de la Santé Fahrettin Koca.

"Le nombre de personnes qui ont perdu la vie dans l'accident (...) est malheureusement passé à 19. Le nombre de blessés est de 26, dont six dans un état grave", a indiqué le ministre sur Twitter, revoyant à la hausse un premier bilan de 16 morts.

"L'accident (est) survenu à la suite de la rupture des freins d'un camion qui a percuté une foule à Derik", dans la province de Mardin, avait détaillé auparavant M. Koca.

Des vidéos diffusées par la presse turque montrent un chauffeur perdre le contrôle de son poids lourd et percutant à pleine vitesse plusieurs véhicules et des piétons tentant de fuir.

Selon l'agence de presse officielle turque Anadolu, un accident de la circulation impliquant trois véhicules s'était produit au même endroit peu avant, et des équipes de secours se trouvaient sur place lorsque le camion a foncé dans la foule.

Le ministre de la Justice Bekir Bozdag a annoncé sur Twitter l'ouverture de deux enquêtes sur ces drames.

"Je souhaite la miséricorde (...) à nos citoyens qui ont perdu la vie. Tous nos moyens sont mobilisés", a-t-il écrit sur le réseau social, souhaitant un "prompt rétablissement aux blessés".

Le ministre turc de l'Intérieur Süleyman Soylu devait se rendre samedi soir sur les lieux du deuxième accident sur ordre du président Recep Tayyip Erdogan, a rapporté l'agence Anadolu.


Malgré les menaces de Téhéran, les discussions continuent "à un rythme rapide" selon Trump

Des personnes scandent lors d’un rassemblement à Téhéran lundi soir, alors que les progrès vers un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’essoufflaient. (West Asia News Agency via Reuters)
Des personnes scandent lors d’un rassemblement à Téhéran lundi soir, alors que les progrès vers un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’essoufflaient. (West Asia News Agency via Reuters)
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  • Les pourparlers États-Unis–Iran sont fragiles, entre annonces d’accords et suspension du dialogue.
  • Malgré les discussions, les frappes et menaces d’escalade régionale se poursuivent, alimentant l’instabilité

TEHERAN: Donald Trump a assuré lundi que les négociations avec Téhéran pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient se poursuivaient "à un rythme rapide" et qu'une détente se profilait au Liban, comme exigé par la partie iranienne.

Un peu plus tôt, l'agence de presse iranienne Tasnim avait affirmé que les négociateurs du pays avaient "suspendu" le dialogue indirect avec Washington à cause des "crimes" qu'Israël "continue à commettre", sans que cette information ne soit confirmée de source officielle iranienne.

"Les Etats-Unis sont directement responsables d'une violation du cessez-le-feu contre l'Iran, et d'une violation du cessez-le-feu par le régime israélien contre le Liban", a estimé le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont estimé que "les lignes rouges franchies" à Gaza et au Liban équivalaient "à une guerre directe", en référence aux frappes quasi quotidiennes d'Israël dans le territoire palestinien et à son offensive dans le pays voisin.

"En réponse", l'Iran "est déterminé à mener des opérations défensives" et à "ouvrir de nouveaux fronts", ont averti les Gardiens.

Mais Donald Trump a annoncé avoir obtenu auprès du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, l'engagement de ne pas envoyer de troupes à Beyrouth, et auprès du Hezbollah pro-iranien celui de "cesser totalement le feu".

"Israël ne les attaquera pas et ils n'attaqueront pas Israël", a-t-il écrit.

Peu après, l'ambassade du Liban aux Etats-Unis a confirmé que le Hezbollah avait accepté une proposition américaine de "cessation mutuelle des attaques" avec Israël.

- Le pétrole fébrile -

Les négociations indirectes entre les Etats-Unis et l'Iran, pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par une attaque conjointe israélo-américaine, patinent depuis des semaines.

D'autant que Téhéran a redit lundi que le nucléaire iranien ne faisait pas partie "à ce stade" des discussions, contrairement aux attentes de Donald Trump, qui a affirmé dimanche soir qu'un protocole d'accord devrait stipuler "très clairement que l'Iran n'aura(it) pas d'arme nucléaire".

Autre dossier clé des discussions, la navigation maritime. Selon Tasnim, l'Iran compte continuer à verrouiller le détroit d'Ormuz, et envisage de perturber le trafic dans celui de Bab el-Mandeb, de l'autre côté de la péninsule arabique - ce qui bloquerait l'accès au canal de Suez via la mer Rouge et contraindrait les navires à d'énormes détours.

Un navire a été touché par un projectile dans le Golfe qui a déclenché une forte explosion, a indiqué sans plus de détails l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Dans ce contexte, le cours du Brent de la mer du Nord, référence mondiale du pétrole brut, est brutalement reparti à la hausse (jusqu'à environ +7%) avant de ralentir quelque peu et de terminer la séance en hausse de 4,24% à 94,98 dollars.

- Washington défend des frappes "défensives" -

L'Iran avait plus tôt dans la journée accusé les Etats-Unis de violer à nouveau le fragile cessez-le-feu conclu le 8 avril, après des frappes américaines ce week-end suivies de représailles militaires iraniennes.

L'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine.

Ces bombardements ont visé des systèmes de radar et de contrôle de drones dans la ville de Goruk et l'île de Qeshm dans le détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Les Gardiens iraniens avaient dit avoir riposté en attaquant une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire, sans nommer le pays visé - mais le Koweït a intercepté des missiles et drones "hostiles" et les a attribués à l'Iran.

La guerre a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranle l'économie mondiale.


L'UE appelle Israël à cesser son « escalade militaire» au Liban

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  • Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays
  • "Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne"

BRUXELLES: Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays, où les autorités israéliennes envisagent d'établir dans le sud une zone sous contrôle militaire, a affirmé lundi un porte-parole de l'Union européenne.

"Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne", a affirmé ce porte-parole, Anouar El Anouni.

 

 


Trump a renvoyé une proposition d'accord plus stricte à l'Iran 

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  • D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran
  • Selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens

WASHINGTON: Donald Trump a renvoyé une nouvelle proposition d'accord plus stricte à l'Iran pour mettre fin à la guerre, alors qu'une entente semblait se rapprocher ces derniers jours, affirment samedi des médias américain.

D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran.

Le média américain n'est pas en mesure de préciser les changements apportés par le républicain. Mais selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens.

M. Trump a maintes fois répété qu'il était exclu que Téhéran se dote de l'arme atomique, et exige que son stock d'uranium hautement enrichi soit détruit.

La question du nucléaire est l'un des principaux points de friction dans les négociations pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre la République islamique.

Parmi les autres priorités du président figurent la réouverture et le déminage du détroit d'Ormuz par l'Iran, qui en bloquant cette voie d'eau perturbe gravement les approvisionnements en carburant et l'économie mondiale en général.

Les modifications apportées par Donald Trump pourraient encore prolonger les négociations. Des sources américaines ont indiqué à l'AFP que le président n'avait pas décidé de signer la proposition sur son bureau vendredi, après une réunion de crise à la Maison Blanche.

Dans la soirée, un responsable de la présidence avait affirmé que Donald Trump ne signerait un accord "que s'il est bon pour l'Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites".