Afrique du Sud: Une foule immense célèbre le couronnement du roi zoulou

Misuzulu Zulu (Photo, AFP).
Misuzulu Zulu (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 21 août 2022

Afrique du Sud: Une foule immense célèbre le couronnement du roi zoulou

  • Dans la jeune démocratie aux 11 langues officielles, les souverains et chefs traditionnels sont reconnus par la Constitution
  • Rois sans pouvoir exécutif, ils exercent une grande autorité morale et sont profondément respectés par leur peuple

NONGOMA: Il est apparu dans un spectaculaire habit de plumes noires: le nouveau roi du peuple zoulou, puissant souverain coutumier couronné malgré une féroce guerre des clans au palais, a été intronisé samedi en Afrique du Sud devant une foule immense.

Dans la jeune démocratie aux 11 langues officielles, les souverains et chefs traditionnels sont reconnus par la Constitution. Rois sans pouvoir exécutif, ils exercent une grande autorité morale et sont profondément respectés par leur peuple.

Pour succéder à son père Goodwill Zwelithini, mort l'année dernière après 50 ans de règne, Misuzulu Zulu, 47 ans, a tué un lion quelques jours avant la cérémonie.

Il a ensuite passé une nuit dans "l'enclos à bétail" du palais de KwaKhangelamankengane, à Nongoma, petite ville de la province du KwaZulu-Natal (KZN, sud-est) et berceau de la nation zouloue.

Sorte de temple pour le "peuple du ciel", seuls quelques hommes connaissent les secrets de cet enclos et des rites qui y sont conduits. Le roi des Zoulous devait en ressortir samedi, adoubé par les ancêtres et couronné.

Dans l'attente de le voir apparaître, des milliers de guerriers "amaButho" vêtus de peaux de bêtes ont dansé et mimé la guerre, sous un soleil cuisant, aux abords du petit palais en marbre.

"C'est le grand jour, celui où notre roi monte officiellement sur le trône", a expliqué à Themba Fakazi, 59 ans, qui fait partie des régiments de guerriers chargés de protéger le roi.

Poètes du roi

Des poètes du roi ont déambulé dans la foule, contant la légende du peuple guerrier. Les 11 millions de Zoulous du pays, soit quasiment un Sud-Africain sur cinq, sont des descendants de Chaka, chef charismatique et génie militaire qui a marqué l'histoire en remportant une sanglante bataille contre l'Empire britannique.

Les femmes ont arboré leurs plus belles tenues traditionnelles ornées de perles colorées. D'autres se sont drapées de tissus à l'effigie du souverain avec l'inscription "Bayede", "Saluez le roi" en langue zouloue.

Des dizaines de vaches ont été tuées pour être servies aux invitées. Des délégations de rois coutumiers des pays voisins étaient présentes, avec des cadeaux.

"La Nation zouloue entre aujourd'hui dans un nouveau chapitre. Je promets de travailler à l'unir", a déclaré Misuzulu Zulu lorsqu'il est apparu devant la foule.

Depuis plus d'un an, une dispute pour la succession empoisonne le palais. La première épouse du défunt roi et son clan contestent la légitimité de Misuzulu Zulu, né de la favorite du roi et troisième femme. Un recours de dernière minute samedi, pour tenter d'empêcher le couronnement, a échoué.

Le roi, dont le nom signifie "renforcer le peuple zoulou", a déjà deux épouses et quatre enfants.

"Il assure la stabilité et l'ordre dans son peuple", estime  Ntokozo Malchathini, 31 ans, employé dans une entreprise de logistique.

Jouant un rôle de garant de la paix sociale dans son royaume, le roi des Zoulous reçoit un soutien de l'Etat.

Connu pour mener un train de vie fastueux, le roi Zwelithini percevait environ 75 000 euros par an pour son usage personnel, ainsi qu'un budget de 4,2 millions d'euros pour le fonctionnement du royaume, selon un barème du gouvernement.

Le souverain zoulou jouit de près de 30 000 km2 de terres - environ la superficie de la Belgique - gérées par un trust dont il est le seul administrateur et dont il peut tirer des loyers.

Après la cérémonie traditionnelle, le nouveau souverain doit être formellement reconnu par le président sud-africain Cyril Ramaphosa dans les prochains mois.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.