Iran: le procès de l'Irano-Britannique Zaghari-Ratcliffe reporté

Zaghari-Ratcliffe. (AFP)
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Publié le Lundi 02 novembre 2020

Iran: le procès de l'Irano-Britannique Zaghari-Ratcliffe reporté

  • Nazanin Zaghari-Ratcliffe a été présentée à un juge, « accusée de diffuser de la propagande contre le régime », mais « le procès a été ajourné avant qu'elle ne puisse présenter sa défense », a-t-il souligné dans un communiqué, précisant qu'il n'y avait « 
  • Employée de la Fondation Thomson Reuters - la branche philanthropique de l'agence de presse canado-britannique du même nom -, Nazanin Zaghari-Ratcliffe avait été arrêtée avec sa fille en avril 2016 en Iran, où elle venait de rendre visite à sa famille

LONDRES : Le deuxième procès de l'Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe, aux mains de la justice iranienne depuis 2016, a été ajourné lundi sans date de reprise, a indiqué son mari, Richard Ratcliffe. 

Nazanin Zaghari-Ratcliffe a été présentée à un juge, « accusée de diffuser de la propagande contre le régime », mais « le procès a été ajourné avant qu'elle ne puisse présenter sa défense », a-t-il souligné dans un communiqué, précisant qu'il n'y avait « pas de date pour la prochaine audience ». 

Les charges portées contre elle sont les mêmes que celles qui lui avaient valu une condamnation à cinq ans de prison en 2016, selon son mari. 

Employée de la Fondation Thomson Reuters - la branche philanthropique de l'agence de presse canado-britannique du même nom, Nazanin Zaghari-Ratcliffe, avait été arrêtée avec sa fille en avril 2016 en Iran, où elle venait de rendre visite à sa famille. 

Accusée d'avoir cherché à renverser le régime iranien, ce qu'elle nie, elle a été condamnée à cinq ans de prison. Elle a obtenu au printemps une permission de sortie temporaire de la prison d'Evin, à Téhéran, en raison de la pandémie de nouveau coronavirus, à la suite de laquelle elle a été assignée à résidence chez ses parents sous bracelet électronique.

Après avoir purgé plus de quatre ans de sa peine en prison ou en résidence surveillée, l'Irano-Britannique de 41 ans a été notifiée en septembre d'un nouvel acte d'accusation. Elle devait être convoquée lundi devant un juge, avait indiqué la semaine dernière son époux, qui craignait qu'elle ne retourne directement en prison.  

Mais le report du procès signifie aussi qu' « elle ne dormira pas en prison ce soir », s'est réjoui Richard Ratcliffe. Il a en revanche déploré qu'un représentant de l'ambassade du Royaume-Uni en Iran n'ait pas assisté à l'audience de lundi.  

Un porte-parole du Premier ministre britannique Boris Johnson a indiqué lundi que la demande britannique d'envoyer des représentants à l'audience avait été rejetée. Il a aussi estimé que cette nouvelle procédure était « injustifiée » et « sans fondement », appelant l'Iran à « libérer définitivement » Mme Zaghari-Ratcliffe.

Le chef de la diplomatie britannique, Dominic Raab, s'est dit « soulagé », sur Twitter, qu'elle ne retourne pas en prison. « Mais son traitement par les autorités iraniennes est effroyable et elle devrait être renvoyée sans délai chez elle (au Royaume-Uni, NDLR) auprès de sa famille ». 

Selon Richard Ratcliffe, cette procédure relève d'une « tactique de négociation » par Téhéran au sujet d'une vieille dette de 400 millions de livres (440 millions d'euros) versés Royaume-Uni en 1979 pour des chars qui n'ont jamais été livrés. Une audience à Londres sur ce litige a été reportée de six mois. 

 


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.