Attaque shebab contre un hôtel en Somalie: le gouvernement promet d'assumer ses responsabilités

Une vue de l'extérieur de l'hôtel Hayat après une attaque d'Al Shabab liée à Al-Qaïda qui a duré plus de 30 heures et fait de nombreux morts et des dizaines de blessés à Mogadiscio, en Somalie, le 21 août 2022 (Reuters).
Une vue de l'extérieur de l'hôtel Hayat après une attaque d'Al Shabab liée à Al-Qaïda qui a duré plus de 30 heures et fait de nombreux morts et des dizaines de blessés à Mogadiscio, en Somalie, le 21 août 2022 (Reuters).
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Publié le Lundi 22 août 2022

Attaque shebab contre un hôtel en Somalie: le gouvernement promet d'assumer ses responsabilités

  • Les islamistes radicaux shebab, groupe lié à Al-Qaïda qui combat le gouvernement somalien depuis 15 ans, avaient lancé vendredi soir une attaque d'envergure sur l'hôtel Hayat, dans la capitale Mogadiscio
  • Le ministre de la Santé a évoqué dimanche après-midi un bilan «à ce stade» de 21 morts et 117 blessés

MOGADISCIO: Le Premier ministre somalien a appelé à l'unité et assuré que le gouvernement assumera ses responsabilités, après la sanglante attaque menée ce weekend par les islamistes radicaux shebab contre un hôtel de Mogadiscio qui a fait au moins 21 morts et 117 blessés.

"Il y aura des responsabilités au sein du gouvernement, personne au sein du gouvernement n'échappera à (sa) responsabilité. Quiconque a négligé la responsabilité qui lui a été confiée sera tenu responsable", a déclaré Hamza Abdi Barre dimanche soir, après avoir visité les blessés de l'attaque dans un hôpital de Mogadiscio.

"Il n'y a qu'un seul choix ici: soit nous permettons aux shebab – les enfants de l'enfer – de vivre, soit nous vivons. Nous ne pouvons pas vivre ensemble", a-t-il affirmé.

Il a appelé "le peuple somalien à s'unir pour lutter contre l'ennemi et (...) pour se libérer afin que ce qu'il s'est passé là ne se reproduise jamais".

Les islamistes radicaux shebab, groupe lié à Al-Qaïda qui combat le gouvernement somalien depuis 15 ans, avaient lancé vendredi soir une attaque d'envergure sur l'hôtel Hayat, dans la capitale Mogadiscio, qui s'était achevée dans la nuit de samedi à dimanche après une intervention de forces de sécurité.

Le ministre de la Santé a évoqué dimanche après-midi un bilan "à ce stade" de 21 morts et 117 blessés. Selon le commissaire de police Abdi Hassan Mohamed Hijar, "106 personnes, dont des femmes et des enfants", ont été sauvées par les forces de sécurité.

Norvégiens tués

Sans fournir de bilan précis, le ministère norvégien des Affaires étrangères a pour sa part indiqué lundi avoir reçu "des informations selon lesquelles des citoyens norvégiens ont été tués dans l'attaque terroriste contre l'hôtel Hayat".

Citant la direction de la plus grosse mosquée d'Oslo, le journal norvégien Verdens Gang (VG), rapporte de son côté que deux Norvégiens ont été tués dans cette attaque.

Cette attaque est la plus sanglante depuis l'élection mi-mai du président Hassan Sheikh Mohamoud et la prise de fonctions du gouvernement début août.

Lundi, les agents de sécurité ont encore fouillé les décombres à la recherche d'explosifs et éventuellement de corps. Le bâtiment est resté bouclé, mais les routes avoisinantes ont rouvert et la circulation est revenue à la normale à Mogadiscio.

"La seule différence entre cette attaque et les précédentes est la durée du siège et le temps qu’il a fallu aux forces de sécurité pour contenir la situation", a déclaré Samira Gaid, directrice générale du think tank Hiraal Institute, basé à Mogadiscio.

Les récents changements au sommet de l'Etat ont pu impacter les forces de sécurité, a-t-elle ajouté, soulignant les chefs de la sécurité "sont censés être changés chaque fois qu’une nouvelle administration arrive".

Trente heures d'assaut

Les shebab ont été chassés des principales villes de ce pays de la corne de l'Afrique, dont Mogadiscio en 2011, mais restent implantés dans de vastes zones rurales et demeurent une menace de premier ordre pour les autorités.

Un des fondateurs et ancien commandant du mouvement shebab aujourd'hui ministre des Affaires religieuses, Muktar Robow, alias Abou Mansour, a condamné l'attaque et appelé les combattants à quitter les shebab.

"Ceux qui vous envoient faire cela, j'en connais beaucoup et ils ont leurs enfants à l'université de Mogadiscio et ne les enverraient pas faire ce travail. Alors je vous appelle à vous méfier, à vous repentir, à les quitter et à retourner dans votre société car il y a encore des chances" pour vous, a-t-il poursuivi.

Vendredi soir, les shebab ont investi l'hôtel Hayat, lieu de rencontre prisé des responsables gouvernementaux bondé en ce jour de repos musulman, faisant exploser des bombes et tirant à l'arme à feu.

Les forces de sécurité ont mis fin à l'assaut vers minuit samedi, annonçant la mort de tous les assaillants.

Durant la trentaine d'heures qu'a duré l'attaque, l'établissement a subi de lourds dégâts, certaines parties du bâtiment s'étant effondrées.

Les alliés de la Somalie, notamment les États-Unis, le Royaume-Uni et la Turquie, ainsi que l'ONU, ont fermement condamné cet attentat.

La délégation de l'Union européenne dans le pays a réaffirmé son soutien au gouvernement somalien "dans son objectif d'assurer la paix et la stabilité".


La Jordanie et l'Algérie ouvrent une nouvelle phase de coopération

Le roi Abdallah II de Jordanie et le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, se sont entretenus dimanche à Alger. (Petra)
Le roi Abdallah II de Jordanie et le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, se sont entretenus dimanche à Alger. (Petra)
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  • Le roi Abdallah de Jordanie et le président algérien ont assisté à la signature de deux accords et de trois protocoles d'accord
  • Les deux gouvernements ont pour instruction de prendre des mesures visant à stimuler les investissements et les opportunités commerciales dans les deux pays

ALGER: Le roi Abdallah II de Jordanie et le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, ont ouvert une nouvelle phase dans leurs relations bilatérales.

Les deux dirigeants se sont entretenus dimanche à Alger pour discuter du renforcement de la coopération jordano-algérienne dans les domaines de la politique, de l'économie, du commerce, des investissements et de la défense, a rapporté la Jordan News Agency. 

Au cours de cette réunion, à laquelle étaient présents de hauts responsables des deux parties, a également été confirmé l'intérêt de maintenir la coordination et les consultations sur les causes arabes ainsi que sur d'autres questions d'intérêt commun.

Le roi Abdallah a réitéré l’importance de la cause palestinienne et la nécessité de protéger les droits légitimes des Palestiniens.

Il a appelé à un plan de paix juste et global basé sur une solution à deux États conduisant à la création d’un État palestinien indépendant et souverain selon les frontières de juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale.

Il a également réaffirmé l'importance du maintien du statu quo historique et juridique de la mosquée Al-Aqsa.

À la suite de la réunion, les deux dirigeants ont assisté à la signature d'un accord sur les exemptions de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques, ainsi que sur un programme de coopération entre la Jordan News Agency et le Service de presse algérien.

Trois protocoles d'accord ont également été signés, portant sur les consultations politiques, la coopération entre l'Institut jordanien de la diplomatie et l'Institut algérien de la diplomatie et des relations internationales, ainsi que la reconnaissance mutuelle entre les deux pays des certificats de qualification maritime pour les marins, les programmes d'éducation et la formation maritime.

Le roi Abdallah et le président Tebboune ont en outre demandé à leurs gouvernements respectifs de prendre les mesures nécessaires pour encourager les investisseurs et les entreprises à étudier les opportunités d'investissement et commerciales dans les deux pays.

Les gouvernements ont également été invités à aller de l'avant dans des accords qui élargiraient la collaboration dans les domaines de la santé, de l'énergie, du tourisme médical, de l'hôtellerie, des transports, de la formation aéronautique, de l'enseignement supérieur et des échanges culturels entre les universités.

Les économistes ont salué les résultats de la visite officielle du roi Abdallah en Algérie.

Le sénateur jordanien Mazen Darwazah a indiqué que les investissements jordaniens en Algérie avaient progressivement augmenté au cours des deux dernières décennies, l'industrie pharmaceutique dépensant près d'un milliard de dollars.

Le coordinateur du Conseil commercial jordano-algérien, Khaled al-Soub, a précisé que la loi algérienne permettait aux investisseurs jordaniens d'élargir leurs projets et d'acquérir des actions auprès de partenaires étrangers.

L'expert en énergie Hachem Akel a affirmé que l'Algérie était riche en pétrole et en ressources naturelles et qu’il espérait que les importations d'énergie de la Jordanie augmenteraient une fois qu’elle aura reçu des prix préférentiels.

 Ce texte est la traduction d ;un article paru sur Arabnews.com


Le président israélien arrive aux Émirats arabes unis pour assister au débat sur l’espace d’Abu Dhabi

Le ministre des Affaires étrangères des EAU, Abdallah ben Zayed al-Nahyane, accueille le président israélien Isaac Herzog à Abu Dhabi. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères des EAU, Abdallah ben Zayed al-Nahyane, accueille le président israélien Isaac Herzog à Abu Dhabi. (AFP)
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  • Le président israélien fera partie des 300 personnalités et décideurs de haut rang qui participeront à l’événement
  • Le débat sur l’espace d’Abu Dhabi durera deux jours et portera sur les défis les plus pressants de l’industrie spatiale

DUBAÏ: Le président israélien, Isaac Herzog, est arrivé lundi aux Émirats arabes unis (EAU) pour assister au débat sur l’espace d’Abu Dhabi, selon l’agence de presse nationale (WAM).

M. Herzog a été accueilli par le ministre des Affaires étrangères des EAU, cheikh Abdallah ben Zayed al-Nahyane, à l’aéroport présidentiel d’Abu Dhabi.

Le président israélien fera partie des 300 personnalités et décideurs de haut rang qui participeront à la première édition du débat sur l’espace d’Abu Dhabi, qui a démarré lundi.

Cet événement de deux jours portera sur les défis les plus pressants de l’industrie spatiale et sur les facteurs permettant de stimuler la nouvelle économie spatiale.

 Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Egypte: rare manifestation d'avocats au Caire

La place Tahrir au centre de la capitale égyptienne, Le Caire. (AFP).
La place Tahrir au centre de la capitale égyptienne, Le Caire. (AFP).
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  • Après un rassemblement plus modeste jeudi, les avocats ont de nouveau manifesté en masse lundi pour protester contre un nouveau système de facturation électronique introduit par le ministère des Finances
  • Le nouveau système, qui cherche à profiter des revenus de l'économie informelle massive du pays, obligerait les entreprises de toutes tailles à commencer à émettre des factures électroniques

LE CAIRE : "Des milliers d'avocats" ont manifesté lundi au siège de leur syndicat dans le centre du Caire, a déclaré l'avocat Tarek el-Awadi, dans un pays où les manifestations publiques sont interdites.

Après un rassemblement plus modeste jeudi, les avocats ont de nouveau manifesté en masse lundi pour protester contre un nouveau système de facturation électronique introduit par le ministère des Finances.

Me Awadi a déclaré à l'AFP "qu'en exprimant leur opposition au système de facturation électronique, les avocats exerçaient un droit légitime". Ils dénoncent un système de facturation qui les accablerait de frais exorbitants.

Le nouveau système, qui cherche à profiter des revenus de l'économie informelle massive du pays, obligerait les entreprises de toutes tailles à commencer à émettre des factures électroniques.

Les pharmaciens et les médecins ont également exprimé leur mécontentement à l'approche de l'échéance du 15 décembre pour s'inscrire au nouveau système, dénonçant des frais d'inscription annuels importants.

Les avocats devraient être exemptés car ils "ne sont pas des prestataires de services", mais sont "chargés d'aider le pouvoir judiciaire pour que justice soit faite", a déclaré dimanche le chef adjoint du syndicat, Magdy al-Sakhy, à la télévision d'Etat.

Les frais de mise en place du système, a déclaré Me Awadi, pourraient dépasser "ce qu'un cabinet (d'avocats) moyen gagne en quatre mois".

En 2013, des manifestations de masse contre l'ancien président islamiste Mohamed Morsi ont conduit à son éviction par le chef de l'armée de l'époque, Abdel Fattah al-Sissi.

La même année, une loi a été adoptée interdisant toutes les manifestations sauf celles autorisées par la police.

Depuis la destitution de Mohamed Morsi et l'arrivée au pouvoir l'année suivante d'Abdel Fattah al-Sissi, une répression croissante s'est abattue sur toute forme de dissidence dans le pays.