Face à la menace chinoise, le Japon envisage d'améliorer ses missiles longue portée

Le Premier ministre japonais Fumio Kishida (à gauche) prend la parole lors d'un service commémoratif marquant le 77e anniversaire de la capitulation du Japon pendant la Seconde Guerre mondiale (Photo par Yuichi Yamazaki / Pool / AFP)
Le Premier ministre japonais Fumio Kishida (à gauche) prend la parole lors d'un service commémoratif marquant le 77e anniversaire de la capitulation du Japon pendant la Seconde Guerre mondiale (Photo par Yuichi Yamazaki / Pool / AFP)
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Publié le Dimanche 21 août 2022

Face à la menace chinoise, le Japon envisage d'améliorer ses missiles longue portée

  • Le pays prévoit d'améliorer la portée de ses missiles anti-navire afin de la faire passer de 100 kilomètres à un millier de kilomètres
  • Les missiles seraient déployés dans et autour de la région sud-ouest de Kyushu et sur les petites îles situées dans les eaux du sud-ouest du Japon à proximité de Taïwan

TOKYO : Le Japon envisage de déployer plus d'un millier de missiles de croisière à longue portée afin d'accroître sa capacité à contrer les ambitions régionales croissantes de la Chine, a rapporté dimanche le journal Yomiuri Shimbun.

Le pays prévoit d'améliorer la portée de ses missiles anti-navire afin de la faire passer de 100 kilomètres à un millier de kilomètres, ce qui leur permettrait d'atteindre les zones côtières chinoises ainsi que la Corée du Nord, a affirmé le quotidien, citant des sources anonymes.

Des améliorations seront également nécessaires pour permettre aux navires et aux avions japonais d'avoir la capacité de lancer ces nouveaux missiles qui seraient susceptibles d'atteindre des cibles au sol, selon la même source.

Les missiles seraient déployés dans et autour de la région sud-ouest de Kyushu et sur les petites îles situées dans les eaux du sud-ouest du Japon à proximité de Taïwan, a rapporté Yomiuri Shimbun.

L'AFP n'a pas pu joindre dans l'immédiat les autorités japonaises pour obtenir de commentaires sur ces informations.

Ce projet vise à réduire la disparité entre le Japon et la Chine en matière de missiles tout en faisant face aux menaces de la Corée du Nord, selon le journal.

De par sa Constitution pacifiste rédigée et entrée en vigueur peu après la Seconde Guerre mondiale sous l'occupation américaine du pays, le Japon n'est pas censé disposer d'une armée proprement dite, et ses investissements militaires sont théoriquement limités à des moyens défensifs.

En raison des récentes tensions internationales, notamment l'invasion de l'Ukraine par la Russie et la pression croissante exercée par la Chine sur Taïwan, des voix se sont élevées pour demander au Japon de revoir ses programmes en matière de défense.

Le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, a promis d'augmenter de manière significative les dépenses en matière de défense, qui s'élèvent jusqu'à présent à environ 1% du PIB.

Les médias japonais ont également rapporté que le ministère de la Défense japonais devrait demander un budget de 5.500 milliards de yens (43,6 milliards d'euros) pour la prochaine année fiscale, soit une légère hausse par rapport aux 5.180 milliards pour l'année fiscale actuelle.

Le ministère devrait également demander l'approbation d'une liste d'éléments non tarifés, notamment le coût de développement pour améliorer les missiles de croisière à longue portée, selon le quotidien Asahi Shimbun.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.