Livret A: meilleur mois de juillet depuis 2009, grâce à la hausse du taux de rémunération

Le taux du Livret A devrait d'ailleurs encore augmenter au 1er février de l'année prochaine (Photo, AFP).
Le taux du Livret A devrait d'ailleurs encore augmenter au 1er février de l'année prochaine (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 23 août 2022

Livret A: meilleur mois de juillet depuis 2009, grâce à la hausse du taux de rémunération

  • L'encours des deux livrets réglementés a gonflé de plus de 22 milliards d'euros depuis le 1er janvier, soit plus que lors de l'année 2021 dans son ensemble
  • Le succès de ces produits d'épargne très populaires, garantis et liquides, est lié à la hausse de leurs taux de rémunération, passés de 0,5% à 1% au 1er février puis de 1% à 2% au 1er août

PARIS: Les épargnants ont de nouveau garni leurs livrets A au mois de juillet, selon des données publiées mardi par la Caisse des dépôts, encouragés par l'annonce d'un doublement en août de son taux de rémunération, à 2%.

La collecte nette, c’est-à-dire le solde entre les dépôts et les retraits, s’est établie à 2,64 milliards d'euros, faisant du mois écoulé le meilleur mois de juillet depuis 2009 et portant l'encours total du Livret A à 362,5 milliards d'euros.

L'encours cumulé avec celui du Livret de développement durable et solidaire (LDDS), qui a augmenté de son côté de 480 millions d'euros le mois dernier, s'établit à 491,8 milliards d'euros.

L'encours des deux livrets réglementés a gonflé de plus de 22 milliards d'euros depuis le 1er janvier, soit plus que lors de l'année 2021 dans son ensemble.

Le succès de ces produits d'épargne très populaires, garantis et liquides, est lié à la hausse de leurs taux de rémunération, passés de 0,5% à 1% au 1er février puis de 1% à 2% au 1er août.

Le deuxième palier a été annoncé le 15 juillet par le ministre de l'économie Bruno Le Maire, sur recommandation du gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau.

"Cet effet +taux+ joue à chaque annonce quel que soit le contexte économique", observe dans une note Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne, notant au passage que la collecte de juillet est deux fois supérieure à celle de juin 2022 ou de juillet 2021.

Le taux du Livret A devrait d'ailleurs encore augmenter au 1er février de l'année prochaine, selon M. Villeroy de Galhau, en charge du calcul.

Impact de l'inflation 

"Les ménages, malgré ou à cause de l’inflation, restent en mode épargne", reprend M. Crevel. "Craignant une augmentation à venir des prix, voire des impôts, ils mettent de l’argent de côté".

La marge de remplissage est grande: les plus de 55 millions de Livret A, plafonnés à 22.950 euros, n'étaient remplis qu’au quart de leur capacité à fin 2021, selon la Banque de France.

Il est toutefois important de noter que le rendement du Livret A reste négatif en tenant compte de l'inflation. Cette dernière a atteint 6,1% sur un an en juillet selon l'Insee.

Son taux est cependant plus avantageux que celui de nombre de fonds euros d'assurance vie.

Géré conjointement par la Caisse des dépôts (CDC) et les réseaux bancaires, le Livret A sert essentiellement à financer le logement social, tandis que le LDDS est dédié à l'économie sociale et solidaire ainsi qu'aux économies d'énergie dans les logements.

60% des dépôts collectés par les banques au titre du Livret A et du LDDS sont théoriquement centralisés à la CDC, à charge pour elle de rémunérer cette partie.

La note restante n'est toutefois pas négligeable pour les groupes bancaires: avec près de 60 milliards dans ses comptes à fin 2021, il en coûtera par exemple autour de 800 millions d'euros cette année au groupe BPCE, via notamment ses Caisses d'Epargne.

Les chiffres de la Caisse des Dépôts n'intègrent pas ceux du Livret d'épargne populaire (LEP), réservé aux ménages pas ou peu imposables, dont la rémunération est passée à 4,6% au 1er août.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.