Les pourparlers sur le cessez le feu en Libye progressent, affirme l'ONU

« Beaucoup de progrès ont été réalisés aujourd'hui » au premier jour des pourparlers, s'est félicitée la cheffe par intérim de la Mission d'appui des Nations unies en Libye, Stephanie Williams (Photo, AFP)
« Beaucoup de progrès ont été réalisés aujourd'hui » au premier jour des pourparlers, s'est félicitée la cheffe par intérim de la Mission d'appui des Nations unies en Libye, Stephanie Williams (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 03 novembre 2020

Les pourparlers sur le cessez le feu en Libye progressent, affirme l'ONU

  • C'est la première fois qu'une session de la Commission militaire conjointe se tient en Libye
  • Mardi, l'émissaire onusienne doit annoncer les détails de la mise en oeuvre de l'accord de cessez-le-feu

GHADAMES : Des délégations militaires des deux camps rivaux libyens ont entamé lundi des discussions à Ghadamès, dans le sud-ouest de la Libye, sur l'application du récent accord de cessez-le-feu, réalisant d'ores et déjà « beaucoup de progrès », s'est félicitée l'ONU.

C'est la première fois qu'une session de la Commission militaire conjointe se tient en Libye, pays englué dans une crise inextricable depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi.

« Beaucoup de progrès ont été réalisés aujourd'hui » au premier jour des pourparlers, s'est félicitée la cheffe par intérim de la Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul), Stephanie Williams, qui chapeaute la rencontre.

« Le courage et la détermination (...) de ces officiers sont ce dont votre classe politique a besoin », a-t-elle lancé en conférence de presse. 

« Il ne s'agit plus du comité 5+5 maintenant, on peut désormais parler d'un +comité des dix+ », s'est réjouie Mme Williams.

« Les officiers ont assumé leurs responsabilités. Nous verrons si les participants au dialogue politique à Tunis (…) feront preuve du même niveau de patriotisme, de détermination et de courage », a-t-elle dit.

A partir du 9 novembre, un Forum du dialogue politique réunira en Tunisie des personnalités libyennes de tous bords en vue d'un règlement en Libye.

Ce pays d'Afrique du Nord est déchiré entre deux pouvoirs rivaux: le Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par l'ONU et basé à Tripoli, et le camp du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est soutenu par une partie du Parlement élu et son président, Aguila Saleh. 

Les pourparlers de Ghadamès interviennent après des réunions à Genève ayant débouché sur la signature, le 23 octobre, sous l'égide de l'ONU, d'un accord de cessez-le-feu permanent avec « effet immédiat ».

La Commission, composée de cinq responsables militaires de chacun des deux camps, doit discuter jusqu'au 4 novembre de « l'application de l'accord de cessez-le-feu, notamment par la création de sous-comités et la mise en place d'un mécanisme de suivi et de vérification », selon l'ONU.

Mardi, l'émissaire onusienne doit annoncer les détails de la mise en oeuvre de l'accord de cessez-le-feu.

Située à l'intersection des frontières avec l'Algérie et la Tunisie, Ghadamès, importante oasis du Fezzan, est considérée comme préservée de l'influence des cercles de pouvoir des deux autres provinces historiques, la Tripolitaine dans l'ouest et la Cyrénaïque dans l'est. 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.