Bahreïn et l’Arabie saoudite discutent de l’amélioration de la coopération technique entre les pays du Golfe/node/281821/monde-arabe
Bahreïn et l’Arabie saoudite discutent de l’amélioration de la coopération technique entre les pays du Golfe
La réunion entre Bahreïn et l'Arabie saoudite porte sur la promotion de l’intégration technique. (BNA)
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Publié le Mercredi 24 août 2022
Arab News
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Bahreïn et l’Arabie saoudite discutent de l’amélioration de la coopération technique entre les pays du Golfe
Cette réunion s’inscrit dans le cadre des efforts du CCG pour promouvoir l’intégration technique
Les citoyens saoudiens pourront accéder au Portail national de Bahreïn en utilisant leur système d’authentification d’identité
Publié le Mercredi 24 août 2022
Arab News
MANAMA: L’Autorité de l’information et de l’administration en ligne (iGA) de Bahreïn a tenu une réunion avec l’Autorité saoudienne des données et de l’intelligence artificielle et le Secrétariat général du Conseil de coopération du Golfe, rapporte l’Agence de presse de Bahreïn (BNA).
Au cours de la réunion, le trio a donné suite aux directives de l’équipe technique de la GCC Smart Card et a discuté de la coopération en matière de technologies de l’information.
L’Autorité bahreïnie était dirigée par le vice-président de l'iGA, le Dr Zakareya al-Khajah, tandis que l’Autorité saoudienne était dirigée par le directeur de la sécurité publique, le brigadier Hamad ben Ali al-Harbi.
Cette réunion s’inscrit dans le cadre des efforts du CCG pour promouvoir l’intégration technique entre les pays du Golfe.
Le programme couvrait une variété de sujets, notamment les méthodes visant à accélérer l’intégration des systèmes de vérification d’identité de Bahreïn et de l’Arabie saoudite, comme convenu précédemment.
Les avantages de l’intégration des systèmes ont également été abordés, tels que la possibilité pour les citoyens bahreïnis d’accéder à la Plate-forme nationale unifiée de l’Arabie saoudite avec les mêmes noms d’utilisateur et mots de passe eKey qu’ils utilisent au Bahreïn, ce qui leur évite de devoir créer de nouveaux comptes lorsqu’ils se rendent en Arabie saoudite.
Les citoyens saoudiens pourront accéder au Portail national de Bahreïn en utilisant leur système d’authentification d’identité.
L’eKey est un système d’authentification unique qui donne accès à divers services du gouvernement bahreïni.
Le projet contribuera également à simplifier les procédures commerciales et d’investissement entre les deux pays, en permettant aux utilisateurs d'effectuer des transactions en ligne sans que les investisseurs bahreïnis aient à se rendre en Arabie saoudite ou vice-versa.
En outre, l’expérience du service et du système eKey de Bahreïn a été évoquée, ainsi que les efforts d’iGA pour élaborer en permanence des services, des canaux et des projets en ligne.
M. Al-Khajah a révélé que plus de 611 000 bénéficiaires utilisent les versions de base et avancée du système eKey pour accéder à plus de 153 services en ligne disponibles sur le Portail national de Bahreïn.
L’authentification multifacteur, la prise en charge des signatures numériques et d’autres améliorations du système eKey sont envisagées.
M. Al-Khajah a par ailleurs insisté sur l’engagement de Bahreïn à mettre en œuvre et à soutenir des initiatives numériques ambitieuses visant à réaliser une intégration électronique complète entre les pays du CCG.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
Pendant le Ramadan, les musulmans jeûnent de l’aube au coucher du soleil, s’abstenant de nourriture et de boisson tout en se concentrant sur la prière, la charité et la réflexion spirituelle. (Photo: AFP)
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Arab News
Publié le 17 février 2026
Le Ramadan débute mercredi 18 février après l’observation du croissant de lune en Arabie saoudite
Pendant le mois sacré, les musulmans jeûnent de l’aube au coucher du soleil et se consacrent à la prière et à la charité
Publié le Mardi 17 février 2026
Arab News
17 février 2026
DUBAÏ : Les musulmans du monde entier ont commencé à observer le mois sacré du Ramadan après que le croissant de lune a été aperçu en Arabie saoudite.
Le comité saoudien d’observation lunaire a confirmé l’apparition du nouveau croissant mardi soir, marquant le début du Ramadan, neuvième mois du calendrier islamique Hijri.
Le premier jour de jeûne sera mercredi 18 février.
Le début du Ramadan est déterminé par l’observation du croissant de lune. Si de nombreux pays suivent l’annonce de l’Arabie saoudite, d’autres se basent sur leurs propres observations locales.
Pendant le Ramadan, les musulmans jeûnent de l’aube au coucher du soleil, s’abstenant de nourriture et de boisson tout en se concentrant sur la prière, la charité et la réflexion spirituelle.
Le mois sacré se conclut par la célébration de l’Aïd al-Fitr.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
Des images satellites publiées en décembre dernier ont montré des tombes près des bureaux de l’UNICEF à El-Fasher, dont les habitants civils étaient assiégés par les Rapid Support Forces depuis plus d’un an. (AFP/Archives)
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Gabriele Malvisi
Publié le 17 février 2026
Malgré des démentis répétés, l’émirat du Golfe fait face à des accusations croissantes de soutien à la milice des RSF de Hemedti
Publié le Mardi 17 février 2026
Gabriele Malvisi
17 février 2026
LONDRES : Dans un entretien exclusif accordé lundi 9 février à Arab News, le ministre soudanais de la Défense, Hassan Kabroun, a accusé « un État du mal » d’alimenter la rébellion catastrophique qui, en trois ans, a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé plus de 14 millions de personnes et réduit des villes entières en ruines.
Kabroun n’a pas nommé cet « État du mal », qu’il dit responsable de « fournir un soutien logistique, des armes, du renseignement et même des combattants » aux Forces de soutien rapide (RSF), commandées par le général Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti.
Lors d’une session de la Conférence de Munich sur la sécurité, le Premier ministre soudanais Kamil Idris a publiquement accusé les Émirats arabes unis de fournir « assistance, armes… soutien » à des mercenaires colombiens et d’autres nationalités combattant aux côtés des rebelles.
« Nous avons des preuves au-delà de tout doute raisonnable », a-t-il déclaré. « Il appartient aux Émirats arabes unis de se défendre, d’arrêter cela, et alors nous pourrons engager des pourparlers de paix. »
Cependant, quelques jours plus tard, l’envoyé du Soudan à l’ONU, Hassan Hamid, a publiquement cité les Émirats lors d’une session tenue à Genève. Il a déclaré : « Pensez-vous que le simple fait de promettre de l’argent puisse effacer la honte de votre soutien à une milice ayant un passé terroriste aussi sombre ? »
Abu Dhabi a systématiquement nié soutenir les RSF, malgré l’accumulation d’éléments contraires.
Réfugiés soudanais d’Al-Fasher. (Reuters/File)
La semaine dernière, l’agence de presse Reuters a publié des images satellites qui, selon elle, montraient un camp d’entraînement secret des Forces de soutien rapide (RSF) en Éthiopie, pays limitrophe du Soudan à l’est. Huit sources, dont un haut responsable du gouvernement éthiopien, ont affirmé que « les Émirats arabes unis avaient financé la construction du camp et fourni des formateurs militaires ainsi qu’un soutien logistique pour le site ».
La base était également mentionnée dans une note interne des services de sécurité éthiopiens et dans un câble diplomatique consulté par Reuters. Presque immédiatement, un porte-parole du gouvernement éthiopien — allié proche et bénéficiaire financier des Émirats — a démenti le rapport, et a ensuite refusé de renouveler l’accréditation de trois journalistes basés à Addis-Abeba pour couvrir le 39ᵉ sommet de l’Union africaine (UA).
En réponse à une demande de commentaire concernant ces allégations, le ministère des Affaires étrangères des Émirats a déclaré à Reuters que le pays n’était pas partie au conflit et ne participait « d’aucune manière » aux hostilités — une affirmation contredite par des preuves accablantes.
Depuis le début de 2024, le gouvernement soudanais a à plusieurs reprises sollicité le Conseil de sécurité de l’ONU pour agir contre les Émirats, qu’il accuse de complicité dans la guerre de terreur menée par les RSF, et en demandant qu’ils soient tenus « légalement et pénalement responsables des crimes qu’ils commettent contre le peuple et l’État soudanais ».
Le 10 juin, le Soudan a soumis un dossier accablant comprenant des photographies et des détails sur l’armement saisi par les forces soudanaises sur les champs de bataille de Khartoum et d’Omdurman.
La liste des équipements capturés comprenait des véhicules blindés, des drones, des obus et des missiles, tous « vendus à l’armée des Émirats arabes unis et ayant ensuite fini entre les mains des Forces de soutien rapide au Soudan ».
Combattants des RSF à El-Fasher. (AFP/File)
On a également retrouvé du matériel de communication arborant le logo de la société de télécommunications publique basée à Abu Dhabi, Etisalat, ainsi que plusieurs passeports émiratis.
En avril 2025, une enquête de France 24 avait révélé que des munitions fabriquées en Europe et fournies légalement à Abu Dhabi avaient été retrouvées sur les champs de bataille du Soudan.
Des vidéos, initialement publiées sur les réseaux sociaux en novembre 2024 par des militants alliés à l’armée soudanaise dans sa lutte contre les RSF, montraient des munitions capturées, notamment des obus de mortier explosifs de 81 mm, clairement marqués comme ayant été fabriqués en Bulgarie par une entreprise appelée Dunarit.
La Bulgarie fait partie de l’Union européenne, qui interdit activement l’exportation d’armes vers le Soudan. Un examen effectué par le ministère bulgare de l’Économie a confirmé que l’entreprise avait exporté légalement ces munitions vers les Émirats arabes unis.
France 24 a découvert que ces obus de mortier avaient été vendus à l’International Golden Group à Abu Dhabi. IGC se présente comme « le principal fournisseur de services de défense et de sécurité de haut niveau, intégrés et complexes, comprenant l’approvisionnement, l’intégration des systèmes, la fabrication, la maintenance et le support pour le ministère de la Défense des Émirats, le ministère de l’Intérieur et d’autres entités gouvernementales de défense et de sécurité ».
Abu Dhabi a auparavant démenti les rapports d’Amnesty International et de Human Rights Watch selon lesquels il exporterait des armes vers les RSF via le port émirati de Fujairah. « La cargaison venait de Chine vers les Émirats, mais nous ne sommes pas responsables de sa destination ensuite », a déclaré récemment un éminent universitaire lorsqu’il a été confronté à cette accusation à la télévision en direct.
Les obus de mortier ne sont pas les seules armes entre les mains des rebelles suspectés de provenir d’Abu Dhabi.
Le général Mohamed Hamdan Dagalo. (AFP/File)
Vendredi 6 février, des camions transportant une aide vitale destinée aux familles soudanaises déplacées dans le sud-est du pays ont été détruits lors d’une attaque par drone des RSF, qui a coûté la vie à un travailleur humanitaire du Programme alimentaire mondial (PAM) et en a blessé de nombreux autres.
Le lendemain, un autre drone a frappé un véhicule transportant des déplacés dans la province du Kordofan du Nord, tuant 24 personnes, dont huit enfants.
Le ministère saoudien des Affaires étrangères a publié une condamnation très ferme des « attaques criminelles menées par les Forces de soutien rapide ».
Il a également « rejetté toute ingérence étrangère et l’afflux continu d’armes illicites, de mercenaires et de combattants étrangers au Soudan », ajoutant que « malgré le soutien déclaré de certaines parties à une solution politique, de telles actions constituent un facteur majeur de prolongation du conflit et d’aggravation de la souffrance du peuple soudanais ».
Abu Dhabi a également condamné à plusieurs reprises ces attaques, y compris une précédente contre un convoi humanitaire du PAM à Mellit, dans le Darfour du Nord, le 9 juin ; une attaque contre une mosquée dans la ville d’El-Fasher qui a tué des dizaines de civils le 21 septembre ; et une attaque par drone le 15 décembre contre une base de la Force intérimaire des Nations Unies pour Abyei (UNISFA) dans la ville de Kadugli, entraînant plusieurs morts et blessés parmi les membres du contingent bangladais de l’ONU.
Mais un élément a été absent des protestations répétées d’Abu Dhabi : le fait que la plupart, sinon la totalité, de ces attaques ont été perpétrées par les RSF, le groupe auquel, selon de multiples sources, dont le Human Rights Research Center, Abu Dhabi « achemine des ressources, des armes et de l’argent… depuis le début de la guerre civile », et qui est responsable de la majorité des atrocités commises au Soudan au cours des trois dernières années.
En novembre 2024, les démocrates du Sénat américain ont présenté une « résolution de désapprobation » ainsi qu’une législation visant à « suspendre les ventes d’armes des États-Unis aux Émirats arabes unis (EAU) jusqu’à ce que les États-Unis certifient que les EAU n’arment pas les Forces de soutien rapide (RSF) au Soudan ».
À l’époque, le sénateur Chris Van Hollen déclarait que « les EAU sont un partenaire important au Moyen-Orient, mais les États-Unis ne peuvent rester les bras croisés alors qu’ils contribuent à aggraver la catastrophe humanitaire au Soudan – nous devons utiliser notre influence pour tenter de conduire ce conflit vers une résolution pacifique ».
Deux mois plus tard, en janvier 2025, le sénateur Van Hollen et la représentante Sara Jacobs annonçaient que, « sur la base d’un briefing de l’administration Biden et comme le démontrent également les récents reportages », ils avaient « confirmé que les Émirats arabes unis (EAU) fournissent des armes aux Forces de soutien rapide (RSF) au Soudan, en contradiction directe avec les assurances données aux États-Unis ».
Des membres des RSF détiendraient un combattant connu sous le nom d’Abu Lulu à El-Fasher. (RSF/AFP)
Le 7 janvier 2025, le département d’État américain a sanctionné les RSF et les milices affiliées, qui avaient « systématiquement assassiné des hommes et des garçons – y compris des nourrissons – sur des bases ethniques, et ciblé délibérément des femmes et des filles de certains groupes ethniques pour des viols et d’autres formes de violences sexuelles brutales ».
Hemedti, le chef du groupe, a été spécifiquement désigné « pour son rôle dans les atrocités systématiques commises contre le peuple soudanais ».
De manière cruciale, ont également été sanctionnées « sept entreprises appartenant aux RSF et situées aux Émirats arabes unis ainsi qu’un individu pour leur rôle dans l’acquisition d’armes pour les RSF ».
En novembre 2025, The Sentry, une organisation d’investigation et de politique basée à Washington « qui cherche à neutraliser les réseaux multinationales prédateurs profitant des conflits violents », a publié un rapport accusant une entreprise basée à Abu Dhabi, Global Security Services Group, d’avoir organisé le déploiement de mercenaires colombiens au Soudan.
Sur son site web, GSSG se décrit comme « le seul fournisseur privé de services de sécurité armés pour le gouvernement des Émirats arabes unis ». Bien qu’elle se présente également comme une entreprise « indépendante », The Sentry a affirmé avoir découvert des documents d’entreprise « montrant que l’homme d’affaires émirati fournissant ces mercenaires aux RSF est un partenaire commercial d’un haut responsable gouvernemental des Émirats arabes unis ».
Le rapport a appelé les États-Unis, l’Union européenne et le Royaume-Uni à « enquêter et, le cas échéant, sanctionner Mohamed Hamdan Alzaabi, Global Security Services Group, Álvaro Quijano, Claudia Oliveros, International Services Agency (A4SI), et Global Staffing SA … pour des activités liées à la déstabilisation de la paix, de la sécurité et de la stabilité du Soudan et pour avoir fourni un soutien matériel aux membres sanctionnés des RSF ».
Le mois suivant, en décembre 2025, l’administration Trump aux États-Unis a émis une série de sanctions.
« Depuis septembre 2024 », a-t-elle indiqué, « des centaines d’anciens militaires colombiens se sont rendus au Soudan pour combattre aux côtés des RSF et fournir à ces derniers une expertise tactique et technique, servant comme fantassins et artilleurs, pilotes de drones, opérateurs de véhicules et instructeurs, certains entraînant même des enfants à combattre dans les RSF ».
Quatre Colombiens ont été sanctionnés, dont Alvaro Andres Quijano Becerra, « un officier militaire colombien à la retraite basé aux Émirats arabes unis, qui joue un rôle central dans le recrutement et le déploiement d’anciens militaires colombiens au Soudan ».
Le Soudan a soumis en juin dernier à l’ONU un dossier contenant des détails sur des armements « vendus à l’armée des Émirats arabes unis et qui ont ensuite fini entre les mains des RSF » (AFP/Archives).
Mais, fait remarquable, a déclaré Eric Reeves, analyste et chercheur au Rift Valley Institute qui étudie le Soudan depuis 25 ans, les Émirats arabes unis eux-mêmes ont échappé à toute interdiction, « même si nous savons que ce type n’aurait jamais pu être là sans l’approbation du président, Mohammed bin Zayed. »
Le 19 novembre, lors de la visite à Washington du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, il ajouta : « Le président Trump a dit ‘Nous allons nous impliquer au Soudan.’ Mais on ne peut pas s’impliquer au Soudan, ni sur le plan humanitaire, ni sur le plan politique ou diplomatique, si l’on n’est pas prêt à prononcer les mots ‘Émirats arabes unis.’ »
« La semaine précédant l’annonce de Trump, son secrétaire d’État Marco Rubio avait déclaré : ‘Nous savons que ces armes viennent de quelque part, et nous savons qu’elles doivent traverser une ou plusieurs frontières, et nous devons arrêter cela.’ »
« Mais il n’a pas mentionné les Émirats, alors que chaque mot qu’il a prononcé pointait directement vers les Émirats. Regardez maintenant où se tiennent les pourparlers Ukraine-Russie, même en ce moment. »
Cependant, lors de son audition devant la commission des relations étrangères en janvier 2025, le candidat au poste de secrétaire d’État Marco Rubio a directement dénoncé le rôle d’Abu Dhabi au Soudan. Les Émiratis, a-t-il dit, étaient « des acteurs importants dans ce que nous espérons résoudre au Moyen-Orient », mais « nous devons aussi souligner qu’ils soutiennent ouvertement une entité qui commet un génocide. »
Les preuves que Abu Dhabi soutient militairement les RSF, a déclaré Reeves, « sont indéniables, et le sont depuis presque un an et demi maintenant. »
« Les Émirats sont très habiles à se présenter comme l’acteur indispensable au Moyen-Orient » et « seules les personnes ayant un intérêt à protéger les Émirats ou à soutenir les Émirats le nient. »
« Nous le savons tous. Les États-Unis le savent. Les Européens le savent, en fait, les Européens étaient très proches de dénoncer les Émirats par une déclaration parlementaire européenne il y a deux ou trois mois, et à la dernière minute, les Émiratis les ont fait renoncer. »
« Ils sont très puissants, très riches, très rusés et impitoyables, et c’est une combinaison redoutable. »
Malgré cela, les dénégations d’Abu Dhabi et des proches du gouvernement émirati continuent d’apparaître régulièrement sur les réseaux sociaux. Le 10 février, le Dr Abdulkhaleq Abdullah, analyste et professeur de sciences politiques avec des liens à Harvard, a tweeté en mettant en doute la crédibilité de Reuters et affirmant que son reportage sur un camp d’entraînement des RSF financé par les Émirats en Éthiopie était « sans fondement. »
« Les Émirats ont confirmé à plusieurs reprises qu’ils ne soutiennent aucune partie dans le conflit armé futile au Soudan », a-t-il tweeté, ajoutant que « Reuters et d’autres agences de presse internationales ne sont pas toujours exactes ; leurs reportages proviennent souvent de fuites de sources douteuses avec des agendas politiques. »
D’autres, cependant, prennent très au sérieux les rapports sur le soutien d’Abu Dhabi aux RSF.
Le même jour, Jim Risch, président de la commission des relations étrangères du Sénat américain, a tweeté : « Je suis préoccupé par des rapports faisant état d’un centre d’entraînement lié aux Émirats pour des criminels génocidaires des RSF en Éthiopie, avec des routes d’approvisionnement possibles via le Somaliland. »
« Ces mesures seraient de nature à escalader le conflit et constitueraient une raison supplémentaire de désigner les RSF comme une FTO (Organisation terroriste étrangère), entraînant des conséquences pour ce soutien régional par procuration. »
L’année dernière, le Soudan a pris l’initiative extraordinaire d’engager une procédure contre Abu Dhabi devant la Cour internationale de Justice (CIJ) en vertu de la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide.
La requête soudanaise, déposée le 5 mars 2025, affirmait que les Émirats arabes unis « alimentent la guerre et soutiennent la milice qui a commis le crime de génocide dans l’Ouest du Darfour ».
Le gouvernement des Émirats, poursuivait la plainte, « a envoyé ses propres agents… pour diriger la milice rebelle des RSF dans la mise en œuvre du génocide », ajoutant que les communications et opérations des rebelles « sont gérées depuis les Émirats arabes unis », qui avaient « recruté et formé des mercenaires par milliers, venant du Sahel, des pays voisins et même de Colombie. »
Des passeports colombiens figuraient parmi les documents récupérés sur des véhicules des RSF saisis par les forces gouvernementales en novembre 2024.
La soumission du Soudan à la CIJ précisait que les Émirats envoyaient « de larges cargaisons d’armes, de munitions et d’équipements militaires, y compris des drones de combat », pour lesquels des experts « formaient les membres de la milice à leur utilisation. »
Bien que l’affaire ait été rejetée, les preuves fournies par le Soudan comprenaient les registres de multiples vols d’avions-cargos militaires en provenance des Émirats vers le Tchad, voisin de l’ouest du Soudan. Des vols ont également été suivis entre Harar Meda, une base de l’armée de l’air éthiopienne, et l’aéroport international d’Abu Dhabi ainsi que la base militaire d’Al-Dhafra dans l’émirat.
Depuis lors, les critiques concernant le soutien d’Abu Dhabi aux RSF ont atteint un niveau record, malgré les tactiques répétées consistant à nier officiellement ce soutien, à revendiquer la neutralité et à rejeter toute couverture médiatique de l’atroce guerre au Soudan comme une campagne de diffamation contre les Émirats dans leur ensemble, et comme une tentative de minimiser leur indépendance et leur vision progressiste. Abu Dhabi peut également se permettre une représentation juridique et des lobbyistes de classe mondiale, alors que le Soudan, déchiré par la guerre, ne le peut pas.
Il y a, a déclaré Eric Reeves du Rift Valley Institute, « beaucoup de spéculations » sur l’objectif final d’Abu Dhabi au Soudan, « mais en termes généraux, ils veulent devenir un acteur régional majeur, et la région ne se limite pas au Moyen-Orient, mais inclut l’Afrique du Nord, la côte est de l’Afrique et le marché de l’or du Soudan, qu’ils dominent à bien des égards. »
Un conseiller diplomatique de Sheikh Mohammed bin Zayed avait déclaré que l’intervention régionale au Soudan avait été « une erreur critique ».
« Nous avons tous commis une erreur lorsque les deux généraux qui mènent aujourd’hui la guerre civile ont renversé le gouvernement civil », a-t-il ajouté.
Le ministre soudanais de la Défense, le général Hassan Kabroun. (photo AN)
« À mon avis, avec le recul, cela a été une erreur critique. Nous aurions dû imposer notre position, tous ensemble… Nous n’avons pas qualifié cela de coup d’État. »
Dimanche, les Émirats arabes unis ont indiqué qu’ils accueillaient favorablement le Plan de paix global pour le Soudan, soutenu par les États-Unis, annoncé par Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines, qui appelait à une trêve immédiate, à un accès humanitaire, à un cessez-le-feu permanent et à une transition vers un gouvernement civil.
Dans une déclaration semblant prendre ses distances avec le soutien aux RSF, le cheikh Shakhboot bin Nahyan Al-Nahyan, ministre adjoint des Affaires étrangères des Émirats, a salué les mesures proposées comme « essentielles pour préparer le terrain à un processus de transition indépendant des parties belligérantes et des groupes extrémistes, y compris ceux liés aux Frères musulmans, et conforme aux aspirations du peuple soudanais pour un gouvernement civil et indépendant. »
« Ils affirment ouvertement que les RSF et les SAF ne devraient pas avoir d’avenir dans la gouvernance du Soudan à l’avenir », a déclaré Ahmed Soliman, chercheur à Chatham House. « La réalité pourrait être très différente, mais c’est ce qu’ils expriment publiquement. »
« Ils essaient donc de se distancier de leur soutien, alors que, vous savez, de toute évidence, les preuves sur le terrain sont différentes. »
Le 3 février, les États-Unis ont accueilli à Washington une conférence de donateurs de haut niveau pour le Soudan, réunissant plus de 20 partenaires internationaux, dont l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui se sont engagés à verser environ 1,5 milliard de dollars au Fonds humanitaire pour le Soudan, géré par le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).
Des représentants de haut niveau des deux nations du Golfe devraient également figurer parmi les délégués attendus à une autre conférence internationale de donateurs pour le Soudan, qui se tiendra à Berlin le 15 avril, troisième anniversaire du début du conflit.
La communauté internationale fera pression pour mettre fin à la violence.
Des soldats de l’armée soudanaise sont assis sur un char stationné après leur prise d’une base utilisée par les RSF. (AFP/Dossier)
Jeudi dernier, le 5 février, à la suite d’une visite à Adre, à la frontière soudano-tchadienne, la secrétaire britannique aux affaires étrangères, Yvette Cooper, a déclaré devant le parlement britannique avoir « été témoin du bilan humain dévastateur de la pire crise humanitaire au monde ».
Le camp qu’elle a visité abrite « 140 000 personnes – dont 85 % de femmes et d’enfants – qui ont fui les violences et violations les plus horribles ».
Cooper a décrit les 1 000 jours de combats comme « un conflit régionalisé de pouvoir, de mandataires et de profits, marqué par des atrocités inimaginables, des millions de personnes poussées à la famine et l’usage horrifiant du viol comme arme de guerre – et une souffrance qui devrait toucher le cœur même de notre humanité commune ».
Les atrocités commises par les RSF, a-t-elle ajouté, étaient « si effroyables qu’elles pourraient être vues depuis l’espace – du sable imbibé de sang, de multiples tas de corps, des fosses communes ».
Elle a également souligné « des preuves inquiétantes qu’ils cherchent et mettent la main sur des armes de plus en plus dangereuses » dans un conflit « aggravé par des rivalités régionales et des intérêts particuliers ».
Plus tard, Cooper a indiqué que le Royaume-Uni se préparait à réexaminer les licences d’exportation d’armes vers les Émirats arabes unis si de nouvelles allégations concernant leur rôle au Soudan devaient émerger.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
Le Palestinien Ameed Dusouki, membre du conseil du village de Burqa, se tient devant une clôture installée par des colons juifs après qu'ils ont annoncé leur contrôle sur la gare historique Al-Masoudiya de l'époque ottomane, qui fonctionnait entre les villes palestiniennes de Naplouse et de Tulkarem dans les années 1920, juste au nord de la ville de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie occupée par Israël, le 15 février 2026. (FILE/AFP)
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Arab News
Publié le 16 février 2026
Le ministère a déclaré qu'Israël n'avait aucun droit sur les territoires palestiniens et qu'il compromettait la solution des deux États, réaffirmant le soutien du royaume à un État palestinien indépendant
Le cabinet israélien a approuvé dimanche de nouvelles mesures visant à renforcer le contrôle d'Israël sur la Cisjordanie occupée et à faciliter l'achat de terres par les colons, ce que les Palestiniens ont qualifié d'"annexion de facto"
Publié le Lundi 16 février 2026
Arab News
16 février 2026
RIYAD: L'Arabie saoudite a condamné la décision d'Israël de prendre le contrôle de certaines parties de la Cisjordanie, avertissant que cette décision saperait les efforts pour parvenir à la paix et à la stabilité, dans une déclaration du ministère des Affaires étrangères le X.
"Le ministère des Affaires étrangères exprime la condamnation du Royaume d'Arabie saoudite de la décision des autorités d'occupation israéliennes de renommer la Cisjordanie "terres d'État", affiliées aux autorités d'occupation, dans le cadre de plans visant à imposer une nouvelle réalité juridique et administrative en Cisjordanie occupée, et à saper les efforts en cours pour parvenir à la paix et à la stabilité dans la région", a déclaré le ministère des Affaires étrangères lundi.
Le ministère a déclaré qu'Israël n'avait aucun droit sur les territoires palestiniens et qu'il compromettait la solution des deux États, réaffirmant le soutien du royaume à un État palestinien indépendant.
Le cabinet israélien a approuvé dimanche de nouvelles mesures visant à renforcer le contrôle d'Israël sur la Cisjordanie occupée et à faciliter l'achat de terres par les colons, ce que les Palestiniens ont qualifié d'"annexion de facto". Cette mesure a été largement critiquée par les pays arabes, notamment le Qatar, l'Égypte et la Jordanie.