Binoche et Lindon, deux fauves mis en cage par Claire Denis

Sur cette photo prise le 12 février 2022, l'acteur français Vincent Lindon et l'actrice française Juliette Binoche posent sur le tapis rouge pour le film 'Avec amour et acharnement' (Les deux côtés de la lame) de la réalisatrice française Claire Denis montré dans compétition lors du 72e Festival du film de la Berlinale à Berlin. (AFP)
Sur cette photo prise le 12 février 2022, l'acteur français Vincent Lindon et l'actrice française Juliette Binoche posent sur le tapis rouge pour le film 'Avec amour et acharnement' (Les deux côtés de la lame) de la réalisatrice française Claire Denis montré dans compétition lors du 72e Festival du film de la Berlinale à Berlin. (AFP)
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Publié le Vendredi 26 août 2022

Binoche et Lindon, deux fauves mis en cage par Claire Denis

  • De Lindon, la réalisatrice française de 76 ans, qui a décroché à Berlin l'Ours d'argent de la meilleure mise en scène avec ce film aime la «capacité à laisser entrevoir sa douleur, ses craintes»
  • De Binoche, elle loue «la puissance émotionnelle»

PARIS: Deux acteurs intenses et passionnés, réunis pour la première fois: Vincent Lindon et Juliette Binoche sont deux fauves en cage, déchirés par l'amour, dans le dernier film de Claire Denis, en salles mercredi.

De Lindon, la réalisatrice française de 76 ans, qui a décroché à Berlin l'Ours d'argent de la meilleure mise en scène avec ce film, puis le Grand Prix à Cannes trois mois après pour "Des étoiles à midi", aime la "capacité à laisser entrevoir sa douleur, ses craintes". De Binoche, elle loue "la puissance émotionnelle".

La rencontre de ces deux interprètes, habitués chacun de la réalisatrice mais qui ne s'étaient jamais donné la réplique, fait des étincelles.

Le film raconte l'histoire de Jean (Vincent Lindon), ancien rugbyman et taulard, qui aime passionnément sa compagne, Sarah (Juliette Binoche), journaliste à Radio France internationale. Leur huis clos amoureux, dans un petit appartement parisien, est perturbé par la réapparition de François (Grégoire Colin), ancien amant de Sarah et ami de Jean...

Entre les deux hommes, Sarah va hésiter, mentir, céder. Au risque de tout perdre.

Ce drame, qui se perd parfois dans des apartés, est une nouvelle adaptation d'un récit de Christine Angot, une proche de Claire Denis. Mais contrairement à leur dernière collaboration, "Un beau soleil intérieur", il ne fait aucune place à la légèreté.

"Ce n'est pas comme une histoire d'adultère, c'est plus que ça", a expliqué Claire Denis à l'AFP : "Dans la vie, c'est comme ça, il y a le passé qui revient et parfois ça fait mal".

"On décrit les hommes comme des humains qui ne peuvent pas résister à leurs pulsions sexuelles parce qu'ils sont hommes, mais les femmes non plus ne peuvent pas résister", a ajouté la réalisatrice.

«Canon émotionnel»

Vincent Lindon incarne cette masculinité et est aussi "un acteur qui s'ouvre, qui a confiance", souligne-t-elle, tandis que Juliette Binoche est "super féminine" et en même temps, porte "une puissance": "C'est un canon physique et émotionnel".

Un mélange qui a fait ses preuves sur le plateau, notamment pour le tournage de l'une des scènes les plus fortes du film, celle de la rupture, des heures de prises de vue nocturnes dans l'appartement dont l'équipe est ressortie exsangue.

"Claire avait envie qu'on arrive comme des fauves, je crois, enfin c'est ce que je me raconte", explique Vincent Lindon. "On avait un rendez-vous, Juliette Binoche et moi, avec Claire Denis, comme deux personnes qui ont fait un parcours pendant 35 ans et puis, tout d'un coup, vont jouer ensemble", poursuit-il.

Comme acteurs, "on a envie de tout donner, on souffre comme des chiens errants et abandonnés qui arrivent à une maison de campagne, on ne sait pas par où", décrit Vincent Lindon. "Au début, on ne peut même pas les approcher, il faut mettre des écuelles, et puis vous revenez deux heures après et ils ont pris confiance. Les acteurs et les actrices, c'est un peu des animaux".

De son côté, Juliette Binoche avoue avoir dû "s'adapter" face à un acteur qui "aime bien improviser" et lui faisait "perdre (ses) repères". "Il a une énergie et un besoin de se rassurer qui fait que ça mobilise une attention que je n'avais jamais vraiment vécue sur un plateau".

"Il y a une telle intensité, une telle tension entre ces personnages du fait de cet amour qui vient tout ébranler, que ces conflits étaient nécessaires pour tendre les situations à jouer, je suppose. On s'en est servi, l'un comme l'autre", poursuit Juliette Binoche, qui incarnera prochainement Coco Chanel dans une série Apple TV.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.