Irak: les pro-Sadr somment à nouveau la justice de dissoudre le Parlement

Un partisan du religieux chiite irakien Moqtada Sadr est assis avec son portrait lors de la prière hebdomadaire du vendredi dans la capitale Bagdad le 26 août 2022 (Photo, AFP).
Un partisan du religieux chiite irakien Moqtada Sadr est assis avec son portrait lors de la prière hebdomadaire du vendredi dans la capitale Bagdad le 26 août 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 26 août 2022

Irak: les pro-Sadr somment à nouveau la justice de dissoudre le Parlement

  • L'impasse politique est totale en Irak, où les forces du chiisme politique s'affrontent depuis les législatives d'octobre 2021 sur le nom du prochain Premier ministre
  • Les partisans de Moqtada Sadr, pilier du jeu politique irakien, multiplient les coups d'éclat depuis le mois de juillet

BAGDAD: Le courant du leader chiite Moqtada Sadr a de nouveau sommé vendredi les plus hautes instances judiciaires irakiennes de dissoudre le Parlement, l'une de ses revendications dans le bras de fer qui l'oppose à ses adversaires politiques sur l'avenir de l'Irak.

L'impasse politique est totale en Irak, où les forces du chiisme politique s'affrontent depuis les législatives d'octobre 2021 sur le nom du prochain Premier ministre.

D'un côté, le Courant sadriste, qui réclame une dissolution du Parlement et des législatives anticipées, de l'autre le Cadre de coordination, alliance regroupant des factions chiites pro-iraniennes.

Les partisans de Moqtada Sadr, pilier du jeu politique irakien, multiplient les coups d'éclat depuis le mois de juillet.

Ils occupent depuis près d'un mois les abords du Parlement dans la Zone Verte de Bagdad et ils ont organisé un bref sit-in mardi devant le Conseil suprême de la magistrature, qui abrite la Cour suprême fédérale. Les juges ont alors suspendu leurs travaux, avant de les reprendre le lendemain.

Pour la deuxième fois en moins d'un mois, les sadristes ont exigé de la Cour qu'elle dissolve le Parlement, selon une source au sein de la plus haute instance judiciaire d'Irak, les juges doivent se pencher sur leur requête mardi prochain.

Lors de la grande prière de ce vendredi, à laquelle ont participé plusieurs milliers de sadristes près du Parlement, un proche de Moqtada Sadr s'est adressé à la Cour suprême avec mardi en ligne de mire.

"Je vous donne des conseils", a lancé Mohaned al-Moussaoui dans son sermon. "Nous attendons de la justice qu'elle confirme les droits (des citoyens, ndlr) et qu'elle redonne espoir au peuple".

"Nous n'abandonnerons pas nos droits", a-t-il dit.

Début août, les sadristes avaient déjà sommé la justice de dissoudre l'Assemblée nationale. La Cour suprême s'était alors déclarée incompétente, les juges arguant que leurs prérogatives ne les autorisaient pas "à interférer dans les affaires des pouvoirs législatif et exécutif, en application du principe de séparation des pouvoirs".

Selon la Constitution, la dissolution du Parlement doit être actée par un vote à la majorité absolue. Elle peut être demandée par un tiers des députés ou par le Premier ministre en accord avec le président de la République.

Le Premier ministre Moustafa al-Kazimi, qui expédie les affaires courantes, a convoqué un "dialogue national" pour tenter de sortir l'Irak de l'ornière, mais les représentants du Courant sadriste boycottent cette initiative.


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
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  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.


Les sirènes d'alerte aérienne retentissent à Bahreïn 

Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
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  • Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn
  • "Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche"

MANAMA: Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn, après que l'armée du royaume a dit avoir intercepté des attaques de l'Iran, qui vise depuis plusieurs jours ses voisins alliés des Etats-Unis.

"Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche", a déclaré le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié sur X.