Crise en Irak: les dirigeants politiques appellent Moqtada Sadr à se joindre au dialogue

Des partisans du Cadre de coordination chiite soutenu par l'Iran assistent à un rassemblement pour dénoncer leurs rivaux, les partisans d'un clerc chiite influent, Muqtada Al-Sadr, qui ont pris d'assaut le parlement le mois dernier, le 12 août 2022. (AP)
Des partisans du Cadre de coordination chiite soutenu par l'Iran assistent à un rassemblement pour dénoncer leurs rivaux, les partisans d'un clerc chiite influent, Muqtada Al-Sadr, qui ont pris d'assaut le parlement le mois dernier, le 12 août 2022. (AP)
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Publié le Mercredi 17 août 2022

Crise en Irak: les dirigeants politiques appellent Moqtada Sadr à se joindre au dialogue

  • Dix mois après les dernières législatives d'octobre 2021, l'Irak attend toujours la désignation d'un nouveau chef de gouvernement et d'un nouveau président
  • Depuis fin juillet la tension est montée d'un cran entre les deux grands pôles du chiisme politique et les tentatives de médiation n'ont pas abouti

BAGDAD : Les principaux responsables politiques en Irak se sont engagés mercredi à oeuvrer à "une feuille de route" pour tenter de sortir le pays de l'impasse, lors d'une réunion boudée par l'incontournable leader chiite Moqtada Sadr.

Dans un communiqué publié à l'issue de cette réunion convoquée à l'initiative du Premier ministre, ils ont d'ailleurs invité le Courant sadriste à "s'engager dans le dialogue national", qu'ils se sont accordés à "poursuivre", afin d'élaborer "une feuille de route constitutionnelle pour remédier à la crise actuelle", sans donner de plus amples détails.

Les participants ont également évoqué l'idée de législatives anticipées, jugeant qu'elles "ne constituaient pas un évènement exceptionnel dans l'histoire des expériences démocratiques, quand les crises politiques conduisent à des impasses", sans toutefois les appeler explicitement de leurs voeux.

Dix mois après les dernières législatives d'octobre 2021, l'Irak attend toujours la désignation d'un nouveau chef de gouvernement et d'un nouveau président.

Depuis fin juillet la tension est montée d'un cran entre les deux grands pôles du chiisme politique et les tentatives de médiation n'ont pas abouti.

D'un côté, Moqtada Sadr veut dissoudre le Parlement et organiser des législatives anticipées. De l'autre, ses adversaires du Cadre de coordination composé d'influentes factions chiites majoritairement pro-Iran, exigent la formation d'un gouvernement avant de discuter d'élections anticipées.

M. Kazimi, qui expédie les affaires courantes, a réuni au siège du gouvernement à Bagdad les barons de la politique irakienne, selon un communiqué de ses services.

Le Cadre de coordination était représenté par Nouri al-Maliki et Haider al-Abadi, deux ex-Premiers ministres, mais aussi par Hadi al-Ameri et Faleh al-Fayyad, hauts responsables du Hachd al-Chaabi, alliance d'anciens paramilitaires intégrés aux forces régulières.

Le chef de l'Etat Barham Saleh et le président du Parlement Mohamed al-Halboussi, allié de M. Sadr et acteur politique incontournable de la communauté sunnite, ont également assisté à la réunion, selon leurs services.

De même, des responsables des principaux partis kurdes, le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), étaient présents, ainsi que l'émissaire de l'ONU dans le pays, Jeanine Hennis-Plasschaert.

Au début de la réunion, le Courant sadriste avait lui annoncé dans un communiqué laconique qu'il ne participait pas "au dialogue national".

Mardi, M. Kazimi avait appelé à ce dialogue pour initier "une réflexion commune afin de trouver des solutions à la crise politique".

Trublion de la vie politique irakienne, Moqtada Sadr, dont les partisans occupent depuis plus de deux semaines les abords du Parlement dans la Zone verte à Bagdad, avait appelé à une "manifestation d'un million" de personnes samedi, mais il a ensuite annoncé son report sine die.

Depuis le 12 août, les partisans du Cadre de coordination campent, eux, sur une avenue de Bagdad menant à la Zone verte, secteur ultrasécurisé abritant les institutions irakiennes et des ambassades étrangères.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.

 

 


Israël a ordonné à son armée de frapper la banlieue sud de Beyrouth

Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran
  • Tel-Aviv avait auparavant étendu ses opérations dans le sud du Liban

JERUSALEM: L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran, après avoir étendu ses opérations dans le sud du Liban.

"A la lumière des violations répétées du cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste Hezbollah et des attaques contre nos villes et nos citoyens, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et le ministre de la Défense, Israël Katz, ont ordonné à Tsahal (l'armée, NDLR) de frapper des cibles terroristes" dans la banlieue sud de Beyrouth, indique un communiqué officiel.


L'armée du Koweït dit faire face à une attaque de missiles et drones

L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe. (AN)
L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe. (AN)
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  • Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé lundi avoir ciblé une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire
  • "Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine

KOWEIT: L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe.

"Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine.

Jeudi, le Koweït avait fait état d'une attaque similaire qu'il avait ensuite attribuée à l'Iran, où les Gardiens de la Révolution avaient indiqué avoir visé une base américaine en représailles à de nouvelles frappes des Etats-Unis sur son territoire.