Irak: sommée par Sadr, la justice se dit incompétente pour dissoudre le Parlement

Des partisans portent des portraits du religieux chiite Moqtada Sadr alors qu'ils se rassemblent dans la ville de Nasiriyah, dans la province de Dhi Qar, dans le sud de l'Irak, le 12 août 2022, pour protester contre la nomination au poste de Premier ministre d'un membre d’une faction chiite rivale. (Photo par Asaad NIAZI / AFP)
Des partisans portent des portraits du religieux chiite Moqtada Sadr alors qu'ils se rassemblent dans la ville de Nasiriyah, dans la province de Dhi Qar, dans le sud de l'Irak, le 12 août 2022, pour protester contre la nomination au poste de Premier ministre d'un membre d’une faction chiite rivale. (Photo par Asaad NIAZI / AFP)
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Publié le Dimanche 14 août 2022

Irak: sommée par Sadr, la justice se dit incompétente pour dissoudre le Parlement

  • M. Sadr avait sommé la justice de dissoudre l'Assemblée pour ouvrir la voie à des législatives anticipées
  • Selon la Constitution, une dissolution du Parlement doit être actée par un vote à la majorité absolue

BAGDAD : La justice irakienne a assuré dimanche ne pas avoir le droit de dissoudre le Parlement, comme le réclame l'influent leader chiite Moqtada Sadr, qui lui avait fixé un délai d'une semaine et poursuit son bras de fer politique avec ses adversaires.

M. Sadr avait sommé la justice de dissoudre l'Assemblée pour ouvrir la voie à des législatives anticipées, alors que ses partisans campent depuis fin juillet aux abords du Parlement pour faire pression sur ses rivaux, les influentes factions chiites pro-Iran du Cadre de coordination.

M. Sadr avait justifié cet appel à la justice en rappelant qu'après les législatives d'octobre 2021, les délais impartis par la Constitution pour nommer un nouveau président et un nouveau chef du gouvernement n'avaient pas été respectés.

"Le Conseil suprême de la magistrature n'est pas compétent pour dissoudre le Parlement", a annoncé l'institution judiciaire dans un communiqué, précisant que ses prérogatives "ne l'autorisent pas à s'ingérer dans les affaires des deux pouvoirs législatif et exécutif, en application du principe de séparation des pouvoirs".

Selon la Constitution, une dissolution du Parlement doit être actée par un vote à la majorité absolue. Elle peut être demandée par un tiers des députés, ou par le Premier ministre avec accord du président de la République.

Le Conseil suprême de la magistrature est d'accord avec les critiques de M. Sadr, concernant "les violations constitutionnelles" que représentent "la non-élection d'un président de la République, d'un Premier ministre et l'absence de gouvernement formé dans les délais constitutionnels impartis".

"C'est une situation inacceptable à laquelle il faut remédier et qui ne doit pas être répétée", ajoute le communiqué.

L'impasse actuelle a débuté quand le Courant sadriste a refusé fin juillet une candidature au poste de Premier ministre présentée par le Cadre de coordination.

Chaque camp poursuit désormais son propre sit-in à Bagdad pour faire pression sur la partie adverse, sans toutefois laisser la situation basculer dans la violence.

Evoquant sur Twitter ces deux sit-in, un proche de M. Sadr, Saleh Mohamed al-Iraqi, a estimé qu'il était temps de montrer "lequel des deux camps a le plus grand nombre" de partisans.

Il a appelé tous les partisans de M. Sadr à travers le pays à rallier Bagdad pour une "manifestation d'un million" de personnes.

Le rassemblement, "sans égal en terme d'effectif", aura lieu le samedi 20 août à partir de 17H00 (14H00 GMT), a-t-il précisé dimanche soir.


Les dirigeants iraniens déstabilisés par la montée des protestations

Les deux candidats les plus susceptibles de remplacer Khamenei sont son fils Mojtaba et le président Ebrahim Raisi représenté ci-dessus. (AFP)
Les deux candidats les plus susceptibles de remplacer Khamenei sont son fils Mojtaba et le président Ebrahim Raisi représenté ci-dessus. (AFP)
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  • L'agitation nationale provoquée par la mort de Mahsa Amini a coïncidé avec l'apparition de rumeurs concernant l'état de santé du dirigeant suprême
  • Alarmés par l'ampleur de l'indignation populaire, certains religieux et politiciens de haut rang ont appelé au calme

DJEDDAH: Les dirigeants religieux iraniens semblent avoir du mal à trouver un moyen d'écraser les manifestations antigouvernementales de masse, alors que les tactiques de sécurité sont remises en question et que des manœuvres de haut niveau sont menées pour désigner le successeur de l'ayatollah Ali Khamenei, indiquent les analystes.

L'agitation nationale provoquée par la mort de Mahsa Amini, 22 ans, arrêtée par la police iranienne des mœurs, a coïncidé avec l'apparition de rumeurs concernant l'état de santé du dirigeant suprême, âgé de 83 ans –  une nouvelle qui menace l'establishment religieux iranien.

Bien que l'Assemblée des experts composée de 86 membres soit, en théorie, chargée de choisir le prochain dirigeant, les luttes d'influence ont déjà commencé, ce qui empêche les religieux au pouvoir de s'unir autour d'une série de tactiques de sécurité. 

« Cette course a semé la zizanie au sein de la direction. L'aggravation des désaccords est bien la dernière chose dont nous ayons besoin dans un pays en pleine tourmente », affirme un responsable du parti de la ligne dure. « La question principale à l'heure actuelle est la survie de la République islamique ».


Un ministère saoudien remporte deux prix de communication aux EAU

Le ministère a été récompensé pour ses meilleurs systèmes de communication gouvernementale et son initiative en faveur de l'autonomisation des femmes dans le monde. (SPA)
Le ministère a été récompensé pour ses meilleurs systèmes de communication gouvernementale et son initiative en faveur de l'autonomisation des femmes dans le monde. (SPA)
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  • 53 candidats ont été présélectionnés dans 19 catégories de prix
  • L'obtention des prix est due au travail acharné des employés, dit le ministre adjoint aux services partagés du ministère

CHARJAH, EAU : Le ministère saoudien des Ressources humaines et du Développement social a remporté deux prix lors de la 9e édition de l’événement « Sharjah Government Communication Awards », aux Émirats arabes unis.

Le ministère a été récompensé pour ses meilleurs systèmes de communication gouvernementale dans le monde arabe et son initiative en faveur de l'autonomisation des femmes dans le monde.

53 candidats ont été présélectionnés dans 19 catégories de prix. Le ministère saoudien a été félicité pour la méthodologie qu'il emploie dans la mise en œuvre de ses projets, pour l'impact et les résultats obtenus, pour l'utilisation efficace de la technologie et des médias en vue d'atteindre le public-cible, ainsi que pour ses visions innovantes et proactives.

Mohammed ben Nasser al-Jasser, ministre adjoint aux services partagés du ministère, a déclaré que l'obtention des prix était due au travail acharné des employés.

Il a également indiqué que le ministère cherchait à créer un système de médias de communication efficace, capable de suivre le rythme des changements rapides qui se produisent dans les secteurs qu'il supervise, tout en répondant à la transformation numérique qui a bouleversé les médias gouvernementaux ces dernières années.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Shervin Hajipour, auteur de la chanson devenue hymne des protestations, arrêté en Iran

La chanson de Shervin Hajipour a recueilli plus de 40 millions de vues sur Instagram et s'est propagée sur d'autres plateformes avant d'être supprimée (Photo, Radio Farda).
La chanson de Shervin Hajipour a recueilli plus de 40 millions de vues sur Instagram et s'est propagée sur d'autres plateformes avant d'être supprimée (Photo, Radio Farda).
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  • Quelques jours avant son arrestation Hajipour a posté sur Instagram la chanson émouvante décrivant la situation actuelle en République islamique
  • Les autorités iraniennes ont arrêté l'artiste Donya Rad après sa publication d’une photo d'elle-même en train de manger à Téhéran sans foulard

DUBAÏ: Le chanteur Shervin Hajipour a été arrêté par la police, son sort est actuellement inconnu et « nous ne savons toujours pas quelles sont les charges retenues contre lui », a indiqué le site d'information Radio Farda.

La chanson Shervin Hajipour, hautement partagée sur les réseaux sociaux ces dernières semaines,  est devenue l'hymne des manifestations anti-gouvernementales en Iran.

Quelques jours avant son arrestation le 29 septembre, Hajipour a posté sur Instagram la chanson émouvante décrivant la situation actuelle en République islamique, déclenchée par la mort de Mahsa Amini alors qu'elle était détenue par la police des mœurs.

La chanson de Hajipour a recueilli plus de 40 millions de vues sur Instagram et s'est propagée sur différentes plateformes et réseaux sociaux avant d'être supprimée.

Les paroles de la chanson de Hajipour ont été tissées à partir de tweets postés par des Iraniens après la mort d'Amini, dont beaucoup accusaient les dirigeants religieux du pays des problèmes sociaux, économiques et politiques actuels.

« Pour la honte de ne pas avoir d'argent », mentionne un des tweets cité dans la chanson de Hajipour. « Par peur d'embrasser un amant dans la rue » et « pour les prisonniers politiques », lit-on dans d’autres tweets utilisés par le jeune chanteur.

Radio Farda a également annoncé que les autorités iraniennes ont arrêté l'artiste Donya Rad après sa publication d’une photo d'elle-même en train de manger à Téhéran sans foulard. Une fois postée, la photo de Rad a été hautement partagée sur les réseaux au point de devenir virale.

La sœur de Rad a de son côté affirmé que Donya avait été emmenée dans la prison d'Evine à Téhéran.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com