Transfert de Syrie en Irak de près de 700 Irakiens liés à l'EI

Un membre de la force des gardes-frontières fidèle aux Forces démocratiques syriennes (SDF) surveille depuis une position dans la campagne près de la ville syrienne d'al-Hol, dans la province nord-est de Hasakah, une clôture frontalière en béton érigée du côté irakien , le 29 mars 2022. (Photo, AFP)
Un membre de la force des gardes-frontières fidèle aux Forces démocratiques syriennes (SDF) surveille depuis une position dans la campagne près de la ville syrienne d'al-Hol, dans la province nord-est de Hasakah, une clôture frontalière en béton érigée du côté irakien , le 29 mars 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 12 août 2022

Transfert de Syrie en Irak de près de 700 Irakiens liés à l'EI

  • D'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), il s'agit de 620 Irakiens, des proches de combattants de l'EI retenus dans le camp d'Al-Hol, et de 50 chefs et combattants de l'EI
  • Cette opération effectuée en coordination avec les autorités irakiennes est la quatrième du genre depuis le début de l'année

BEYROUTH : Les autorités kurdes dans le nord-est de la Syrie ont transféré dans leur pays près de 700 Irakiens liés au groupe djihadiste Etat islamique (EI), a indiqué vendredi une ONG syrienne.

D'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), il s'agit de 620 Irakiens, des proches de combattants de l'EI retenus dans le camp d'Al-Hol, et de 50 chefs et combattants de l'EI détenus dans une prison des Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance de combattants dominée par les Kurdes.

Cette opération effectuée en coordination avec les autorités irakiennes est la quatrième du genre depuis le début de l'année. Le camp d'Al-Hol, sous contrôle des forces kurdes, est situé dans la province de Hassaké, à moins de 10 km de la frontière irakienne.

Environ "620 personnes, des proches de membres de l'EI, ont quitté le camp d'Al-Hol" conformément à une opération coordonnée entre la direction du camp et le gouvernement irakien, a précisé l'OSDH.

Ces membres de 150 familles irakiennes, "des femmes, des enfants et des hommes, dont certains sont malades", ont quitté le camp jeudi, a dit à l'AFP un responsable de l'administration autonome kurde installée dans les régions du nord-est de la Syrie, pays morcelé par la guerre déclenchée en 2011.

Mercredi, l'agence de presse officielle irakienne INA, citant le porte-parole du ministère des Déplacés, a affirmé que "500 familles du camp Al-Hol devraient être rapatriées cette année".

Ces derniers mois, des centaines d'Irakiens liés à l'EI ont quitté le camp surpeuplé d'Al-Hol, qui abrite quelque 56.000 personnes selon l'ONU.

Au total, "3 500 détenus irakiens" se trouvent dans les prisons kurdes dans le nord-est syrien, avait indiqué en juin un haut responsable militaire irakien.

En première ligne dans le combat contre l'EI, les FDS, soutenues par une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, ont vaincu en 2019 le groupe djihadiste en Syrie en le chassant de son dernier fief dans l'est syrien.

Fin 2017, l'Irak a proclamé sa victoire contre l'EI chassé de la totalité de ses fiefs dans le pays.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.

 

 


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.