Le Premier ministre égyptien discute des relations bilatérales avec son homologue japonais

Le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly rencontre son homologue japonais Fumio Kishida en visioconférence. (Photo Twitter)
Le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly rencontre son homologue japonais Fumio Kishida en visioconférence. (Photo Twitter)
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Publié le Dimanche 28 août 2022

Le Premier ministre égyptien discute des relations bilatérales avec son homologue japonais

  • Le Premier ministre Madbouly a affirmé que l'État égyptien appréciait le soutien apporté par la partie japonaise dans de nombreux projets de développement importants, notamment le Grand Musée égyptien
  • Madbouly a déclaré que l'Égypte attendait avec impatience que le Japon prenne des mesures exécutives pour établir une zone industrielle japonaise dans la zone économique du canal de Suez

LE CAIRE : En marge de la huitième réunion du sommet de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique en Tunisie, le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly a discuté avec son homologue japonais, Fumio Kishida, des relations bilatérales et des questions d'intérêt commun.

Au cours de la réunion par visioconférence avec Kishida, Madbouly a présenté ses condoléances suite à l’assassinat de Shinzo Abe, soulignant la solidarité de l'Égypte avec le Japon et saluant les contributions d’Abe qui ont approfondi les relations entre les deux pays.

Madbouly a affirmé que l'État égyptien appréciait le soutien apporté par le Japon à de nombreux projets de développement importants, notamment le Grand Musée égyptien.

Il a déclaré que l'Égypte attendait avec impatience que le Japon prenne des mesures exécutives pour établir une zone industrielle japonaise dans la zone économique du canal de Suez afin de concrétiser les intérêts communs des deux parties.

« Le secteur privé japonais peut investir davantage en Égypte et bénéficier des réformes législatives et structurelles approuvées dans le cadre de la stimulation de l'environnement des affaires et de l'amélioration du climat d'investissement, en particulier dans la zone économique du canal de Suez, qui est un centre logistique important pouvant servir de portail pour les produits japonais vers l'Afrique », a déclaré Madbouly.

Madbouly a passé en revue les possibilités d'investissement offertes aux entreprises japonaises dans divers secteurs - y compris des projets tels que la nouvelle capitale administrative, l'électricité et l'énergie renouvelable, l'industrialisation agricole, le dessalement de l'eau et le transfert de technologie - évoquant à nouveau les incitations et garanties de la loi égyptienne aux investisseurs dans ces projets.

Madbouly a souligné l'intérêt du gouvernement égyptien à permettre à davantage de produits agricoles égyptiens d'entrer au Japon, ce qui contribuerait à stimuler les échanges commerciaux entre les deux pays.

Le premier ministre japonais a remercié Madbouly pour ses condoléances suite au décès d’Abe et s'est dit heureux de la participation égyptienne au sommet de la conférence.

Kishida a déclaré qu'il y avait de nombreuses entreprises japonaises prospères en Égypte, notamment Toyota Tsusho, qui a signé il y a quelques jours deux protocoles d'accord avec l'Autorité du canal de Suez et la Zone économique du canal de Suez.

Il a ajouté qu'ils continueraient à encourager les entreprises japonaises à venir investir en Égypte.

Le Premier ministre japonais a fait l'éloge de la coopération existante avec l'Égypte dans le domaine des écoles ainsi que dans l'enseignement supérieur par le biais de l'Université Égypte-Japon, qui attire non seulement des étudiants égyptiens mais aussi de nombreux étudiants africains et étrangers.

Madbouly a exprimé la reconnaissance du gouvernement égyptien pour les bourses accordées par son homologue japonais aux étudiants égyptiens.

Kishida a conclu son discours en évoquant la coopération au développement avec l'Égypte dans les domaines des transports et de la santé, soulignant l'intérêt de son gouvernement à la renforcer dans plusieurs domaines.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.