Gaza: Le Hamas exécute des Palestiniens pour «collaboration» avec Israël


Des Palestiniens brandissent leur drapeau national près de la frontière entre Israël et Gaza. (AFP/Archives)
Des Palestiniens brandissent leur drapeau national près de la frontière entre Israël et Gaza. (AFP/Archives)
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Publié le Dimanche 04 septembre 2022

Gaza: Le Hamas exécute des Palestiniens pour «collaboration» avec Israël


  • «Dimanche matin, la sentence de peine de mort été exécutée contre deux condamnés pour collaboration avec l'occupation et trois autres dans des affaires pénales», a annoncé dans un communiqué le Hamas
  • Les deux personnes exécutées pour «collaboration» avec Israël sont deux hommes, nés respectivement en 1968 et 1978

GAZA : Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a exécuté dimanche matin pour la première fois depuis 2017 cinq Palestiniens, dont deux pour "collaboration" avec Israël.

"Dimanche matin, la peine de mort été appliquée contre deux condamnés pour collaboration avec l'occupation et trois autres dans des affaires pénales", a annoncé dans un communiqué le mouvement armé qui contrôle le territoire palestinien depuis 2007.

Le ministère de l'Intérieur de la bande de Gaza a indiqué les lieux et années de naissance des condamnés mais a seulement fourni leurs initiales.

Les deux personnes exécutées pour "collaboration" avec Israël sont deux hommes nés en 1968 et 1978.

Le plus âgé a été "pendu". Selon le Hamas, il avait été condamné par la justice locale pour avoir fourni à partir de 1991 à Israël des "informations sur des membres de la résistance (...) et sur "l'emplacement de site de fabrication et de lancements de roquettes".

Le second a été "fusillé". Il avait été condamné pour avoir fourni à Israël à partir de 2001 des "renseignements" ayant "conduit au ciblage et au martyre (mort, nldr) de citoyens" par les forces israéliennes, a poursuivi le Hamas. Les personnes qui auraient été abattues après cette éventuelle fuite d'informations n'ont pas été nommées.

Les trois autres personnes exécutées avaient été condamnées pour meurtre, a conclu le ministère de l'Intérieur du Hamas dans son communiqué.

«Pratique barbare»

Le Centre palestinien pour les droits humains à Gaza a déclaré que ces exécutions "étaient en violation des obligations internationales" et exigé que "les autorités de Gaza cessent d'utiliser la peine de mort et la remplacent par la perpétuité".

Le représentant de l'Union européenne dans des territoires palestiniens, Sven Kuehn von Burgsdorff, a indiqué que le Hamas devait "respecter les obligations palestiniennes en vertu des principes du droit international", faisant référence au "moratoire sur la peine de mort" de l'Autorité palestinienne .

Pour Omar Shakir, directeur pour Israël et les Territoires palestiniens de l'ONG Human Rights Watch, ces exécutions sont "odieuses".

"La peine de mort infligée par un gouvernement est une pratique barbare qui n'a pas sa place dans le monde moderne", a-t-il affirmé sur Twitter.

Les dernières exécutions connues remontent à mai 2017, quand trois Palestiniens avaient été exécutés en public pour avoir participé au meurtre d'un commandant du Hamas, Mazen Faqha, "pour le compte d'Israël".

Depuis, les autorités à Gaza ont condamné à mort plusieurs personnes pour différents crimes ou "collaboration" avec Israël, sans appliquer la peine.

Le Hamas justifie les exécutions en se fondant sur le Code révolutionnaire de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Le Hamas n'est pourtant pas membre de l'OLP, dont le code révolutionnaire n'est plus conforme sur cette question à la Loi fondamentale palestinienne de 2003. Et l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas avait adhéré en 2019 au traité des Nations unies pour abolir la peine capitale.

Depuis des combats en 2007 entre le Hamas et le mouvement Fatah de Mahmoud Abbas, les Territoires palestiniens sont divisés politiquement.

L'Autorité palestinienne de M. Abbas qui siège en Cisjordanie occupée, où vivent 2,9 millions de Palestiniens, n'a pas de contrôle sur la bande de Gaza, enclave de 2,3 millions d'habitants entre les mains du Hamas et sous strict blocus israélien depuis 15 ans.


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com