Grève au Liban: le ministère des Télécoms demande une avance de trésorerie

Une enseigne de la société publique de télécommunications Ogero apparaît sur l'un de ses locaux à Beyrouth, au Liban (Photo, AP).
Une enseigne de la société publique de télécommunications Ogero apparaît sur l'un de ses locaux à Beyrouth, au Liban (Photo, AP).
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Publié le Mardi 06 septembre 2022

Grève au Liban: le ministère des Télécoms demande une avance de trésorerie

  • La grève a entraîné des interruptions des services de réseau fixe, de téléphonie mobile et d'Internet pour des millions de citoyens libanais
  • Selon Elie Zeitouni, président du syndicat d'Ogero, les salariés demandent une augmentation de l'indemnité de transport et de l'aide sociale

BEYROUTH: Le ministère libanais des Télécommunications a demandé au ministère des Finances une avance de trésorerie pour prévenir les répercussions de la grève de ses employés qui a débuté la semaine dernière.

Cet arrêt de travail a entraîné des interruptions des services de réseau fixe, de téléphonie mobile et d'Internet pour des millions de citoyens libanais. Des services de base dans les hôpitaux ainsi que dans les installations sécuritaires et militaires ont également été perturbés.

Le ministre sortant des Télécommunications, Johnny Corm, a demandé une avance de trésorerie d'environ 200 milliards de livres libanaises (soit 7,14 millions de dollars) sur les réserves budgétaires de 2022. Il reste à obtenir la signature du ministre des Finances et celle du Premier ministre.

Cette demande de fonds vise à répondre aux demandes des employés de la société publique de télécommunications Ogero.

Selon Elie Zeitouni, président du syndicat d'Ogero, les salariés demandent une augmentation de l'indemnité de transport et de l'aide sociale.

«Nous sommes du côté du peuple et n'avons pas l'intention de lui faire du mal», a déclaré Zeitouni. «Cependant, nous ne suspendrons pas la grève avant que le ministre des Télécommunications ne réponde, jeudi, à notre demande d'augmentation de salaires.»

D'un autre côté, la grève des juges se poursuit également depuis une semaine. Elle perturbe les poursuites publiques et paralyse le travail des services de sécurité.

Les employés de l'État ne se sont pas rendus dans leurs bureaux toute la semaine parce que leurs salaires – qui ont perdu leur valeur en raison de l'effondrement économique – ne couvrent plus les frais de transport.

Le ministère des Finances a demandé aux différents ministères de revoir leurs recettes. Une réunion se tiendra jeudi pour décider de l'aide requise pour les forces de sécurité, le secteur de l'éducation, le système judiciaire et les institutions publiques, a indiqué le ministre sortant des Affaires sociales, Hector Hajjar.

Sur un autre registre, dans un discours prononcé devant ses partisans dimanche soir, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a décrit le président Michel Aoun comme étant «le président le plus faible de l'histoire du Liban».

Aoun «a sacrifié son peuple et sa nation pour servir ses propres intérêts», a dit Geagea. «Nous voulons un président qui défie la dure réalité de notre quotidien».

«Nous voulons un président qui s'oppose à la contrebande, aux contrebandiers, aux propriétaires des usines de captagon au Liban et à tous ceux qui les couvrent et les protègent», a-t-il ajouté.

Les députés des Forces du changement, quant à eux, ont exigé l'élection d'un nouveau président. Ils ont affirmé dans une conférence de presse que la scène politique actuelle au Liban avait «détruit la souveraineté de l'État, anéanti les rapports avec les nations arabes et impliqué le pays dans des problèmes extérieurs».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.