Les ministres des Affaires étrangères du CCG et d'Asie centrale se réunissent mercredi à Riyad

Le Conseil ministériel du CCG tiendra également sa 153e session mercredi, qui sera présidée par le prince Faisal dans la capitale saoudienne (Photo fournie).
Le Conseil ministériel du CCG tiendra également sa 153e session mercredi, qui sera présidée par le prince Faisal dans la capitale saoudienne (Photo fournie).
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Publié le Mercredi 07 septembre 2022

Les ministres des Affaires étrangères du CCG et d'Asie centrale se réunissent mercredi à Riyad

  • La réunion sera menée par le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, qui est également le président de la session actuelle du Conseil ministériel du CCG
  • Le Conseil ministériel du CCG tiendra sa 153e session mercredi, qui sera présidée par le prince Faisal dans la capitale saoudienne

RIYAD: Les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe et des pays d'Asie centrale tiendront une réunion ministérielle conjointe du dialogue stratégique entre les pays du Golfe et d'Asie centrale mercredi au siège du Secrétariat général à Riyad, a rapporté mardi l'Agence de presse saoudienne.

La réunion sera menée par le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, qui est également le président de la session actuelle du Conseil ministériel du CCG.

Le Secrétaire général du CCG, le Dr Nayef al-Hajraf, a déclaré que la réunion portera sur les domaines de renforcement des relations stratégiques et de la coopération conjointe entre les deux parties afin de parvenir à la stabilité, la sécurité, la paix et l'amitié et de servir les intérêts communs dans les domaines politique, économique et culturel.

Il a révélé que sa tournée dans les pays d'Asie centrale au cours de la première semaine d'août, qui a vu la signature de mémorandums d'accord, reflète le grand intérêt pour l'établissement d’un cadre institutionnel pour les relations qui servent les deux pays et améliorent les perspectives de dialogue stratégique à la lumière de la présence de nombreux liens historiques et culturels communs.

Al-Hajraf a également signalé que la première réunion conjointe du dialogue stratégique vise à établir une nouvelle étape afin de pousser les relations dans des domaines plus larges, en application des directives des dirigeants des pays du CCG pour renforcer et consolider la position du bloc au niveau régional et international en tant que modèle de sécurité, de stabilité et de développement.

Par ailleurs, le Conseil ministériel du CCG tiendra également sa 153e session mercredi, qui sera présidée par le prince Faisal dans la capitale saoudienne.

Al-Hajraf a affirmé que le conseil discutera de plusieurs rapports sur la mise en œuvre des décisions du Conseil suprême qui ont été publiées lors du 42e sommet à Riyad, ainsi que des mémorandums, des rapports et des sujets liés aux dialogues et aux relations stratégiques entre le CCG et les pays et blocs mondiaux, en plus des derniers développements régionaux et internationaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Turquie renforce son arsenal contre la presse avant les élections

Des personnes participent à une manifestation contre l'arrestation de neuf journalistes travaillant pour des médias kurdes, dont l'agence de presse Mezopotamya à Istanbul, le 31 octobre 2022. (Photo, AFP)
Des personnes participent à une manifestation contre l'arrestation de neuf journalistes travaillant pour des médias kurdes, dont l'agence de presse Mezopotamya à Istanbul, le 31 octobre 2022. (Photo, AFP)
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  • En octobre, le Parlement turc a adopté une nouvelle loi qui punit la diffusion de «fausse nouvelle» jusqu'à trois ans de prison, sans définir ce qui peut constituer une fausse information
  • La loi sur la désinformation permet aux autorités de suspendre internet ou de restreindre l'accès aux réseaux sociaux comme après l'attentat du 13 novembre à Istanbul (six morts, 81 blessés)

ISTANBUL: "Une arme de plus contre nous": à quelques mois d'élections cruciales en Turquie, le gouvernement a renforcé son arsenal répressif déjà bien garni contre la presse et l'opposition, s'inquiètent journalistes et activistes.

"La loi sur la désinformation, c'est une arme de plus contre nous dans l'arsenal du gouvernement", déplore Gokhan Bicici, rédacteur en chef du site d'information indépendant dokuz8NEWS, à Istanbul.

"Ils avaient déjà des armoires pleines de fusils et des dizaines d'outils et d'armes à leur disposition" pour réduire au silence les médias, indique-t-il à l'AFP depuis son bureau sur la rive asiatique de la ville.

Il cite notamment "l'insulte au président", accusation qui a permis ces dernières années de poursuivre des dizaines de milliers de voix critiques - étudiants, sportifs et même une ancienne Miss Turquie.

En octobre, le Parlement turc a adopté une nouvelle loi qui punit la diffusion de "fausse nouvelle" jusqu'à trois ans de prison, sans définir ce qui peut constituer une fausse information...

Le parti AKP (islamo-conservateur) et ses alliés nationalistes du MHP, majoritaires au Parlement, ont voté des amendements jugés "dangereux" et même "dystopiques" par les défenseurs des droits civils.

«Pouvoir discrétionnaire»

Pour le spécialiste du droit numérique Yaman Akdeniz, cette loi accorde "un large pouvoir discrétionnaire aux autorités" avec un risque patent d'arbitraire en période pré-électorale.

"Il n'est donc pas surprenant que la première personne poursuivie à ce titre soit le chef du principal parti d'opposition", relève-t-il.

Probable candidat à la présidentielle de juin 2023 face au chef de l'Etat Recep Tayyip Erdogan, Kemal Kilicdaroglu, patron du CHP, est poursuivi pour avoir accusé sur Twitter le gouvernement d'être responsable de "l'épidémie de méthamphétamine" qui frappe la Turquie.

M. Erdogan a ardemment défendu la loi, dénonçant les réseaux sociaux "sans limite, ni moralité, ni éthique qui attisent la polarisation et le feu de la haine".

Il s'était pourtant lui-même appuyé sur Twitter pour mobiliser ses partisans lors de la tentative de coup d'Etat de juillet 2016.

Avec la loi sur la désinformation, "le gouvernement pourra exercer un contrôle considérable sur les médias sociaux", redoute Emma Sinclair-Webb, représentante de Human Rights Watch.

"La loi (les) place dans une position très difficile: soit ils se conforment et suppriment des contenus; soit ils divulguent les données de leurs utilisateurs sous peine d'énormes amendes", détaille-t-elle.

Entré en vigueur alors que la cote du chef de l'Etat était au plus bas à cause de la crise économique et d'une inflation dépassant les 80%, le texte permet aux autorités de suspendre internet ou de restreindre l'accès aux réseaux sociaux comme après l'attentat du 13 novembre à Istanbul (six morts, 81 blessés).

«Davantage de pression»

Dans le viseur également, les journalistes et médias kurdes: Fatma Demirelli, directrice de l'ONG de soutien à la liberté d'expression P24, cite "de nouvelles arrestations visant un grand nombre de journalistes depuis cet été".

"Nous craignons que cette nouvelle loi (...) n'aggrave encore la situation", assure-t-elle à l'AFP.

Fin octobre, neuf journalistes ont été interpellés à Istanbul et d'autres villes du pays dont Diyarbakir, dans le sud-est à majorité kurde, accusés de liens avec des mouvements qualifiés de "terroristes", comme le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) auquel les autorités ont attribué l'attentat d'Istanbul.

Ce qui a porté à 76 le nombre de journalistes derrière les barreaux en Turquie, selon le décompte de la plateforme de surveillance de la liberté de la presse, Expression Interrupted.

Reporters Sans Frontières classe pour sa part la Turquie au 149e rang - sur 180 pays - de son index sur la liberté de la presse.

Fatos Erdogan, journaliste de dokuz8NEWS, affirme que les reportages sont de plus en plus difficiles.

"Nous avons déjà été victimes de violences mais j'ai le sentiment qu'il y aura davantage de pression", croit-elle, se disant "inquiète pour notre sécurité".

"Poursuites et menaces font partie de notre quotidien", confirme son rédacteur en chef, Gokhan Bicici.

"Désormais, se montrer prudents et éviter autant que possible d'être une cible est la principale préoccupation des journalistes en Turquie, même pour les plus libres d'entre eux", ajoute-t-il.


L'OCI salue les résolutions de l'ONU sur la cause palestinienne

Des femmes devant une école gérée par l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans la ville de Gaza, le 1er décembre 2022. (AFP).
Des femmes devant une école gérée par l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans la ville de Gaza, le 1er décembre 2022. (AFP).
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  • L'Organisation de la coopération islamique a salué l'adoption par l'Assemblée générale de l'ONU de cinq résolutions cruciales sur la Palestine et le Moyen-Orient
  • L’Assemblée générale des nations unies a également adopté une résolution pour commémorer le jour de la Nakba

DJEDDAH: L'Organisation de la coopération islamique (OCI) a salué l'adoption par l'Assemblée générale des nations unies de cinq résolutions cruciales sur la Palestine et le Moyen-Orient, parmi lesquelles un texte qui appelle Israël à cesser toute action visant à «modifier la composition démographique, le caractère et le statut du territoire palestinien occupé».

L'assemblée a adopté des résolutions relatives au mandat et au travail du Comité «sur les droits inaliénables du peuple palestinien, la division du secrétariat des Nations unies qui se consacre aux droits palestiniens», le programme médiatique sur la cause palestinienne et les principes de base d'une «solution pacifique» à la cause palestinienne.

Elle a également adopté une résolution pour commémorer le jour de la Nakba, lorsque les Palestiniens ont été chassés de chez eux en 1948 après la fondation d'Israël.

L'observateur permanent de l'État de Palestine a déclaré, au cours du débat, que la particularité d'Israël n'a fait qu'enhardir ses pires instincts, a constaté l'Assemblée générale des nations unies.

«Aujourd'hui, l'assemblée va enfin reconnaître l'injustice historique qui a frappé le peuple palestinien en adoptant une résolution qui décide de commémorer dans la salle de l'assemblée le 75e anniversaire de la Nakba», a-t-il ajouté.

L'OCI a salué les positions des pays qui ont contribué à parrainer et à soutenir ces résolutions, qui affirment leur engagement vis-à-vis du droit international conformément à leurs positions historiques, fondées sur les principes de vérité, de justice et de paix, a rapporté la SPA, l’agence de presse saoudienne.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com.


Un recruteur présumé du groupe Etat islamique extradé de Turquie vers l'Australie

Neil Christopher Prakash est apparu dans des vidéos de recrutement de l'EI dans lesquelles il exhortait les Australiens à se «réveiller» et à rejoindre le groupe (Photo, AFP).
Neil Christopher Prakash est apparu dans des vidéos de recrutement de l'EI dans lesquelles il exhortait les Australiens à se «réveiller» et à rejoindre le groupe (Photo, AFP).
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  • Neil Christopher Prakash, 31 ans, a été arrêté en Turquie en 2016 après avoir traversé le pays depuis la Syrie
  • Il a été condamné en 2019 à sept ans d'emprisonnement par un tribunal turc, qui l'a reconnu coupable d'appartenance à une organisation terroriste

SYDNEY: Un combattant du groupe Etat islamique (EI), qui aurait joué un rôle important dans la propagande de recrutement de cette organisation, va être inculpé pour "graves infractions terroristes" après avoir été extradé de Turquie vers l'Australie, a annoncé vendredi la police fédérale.

Neil Christopher Prakash, 31 ans, a été arrêté en Turquie en 2016 après avoir traversé le pays depuis la Syrie.

Il a été condamné en 2019 à sept ans d'emprisonnement par un tribunal turc, qui l'a reconnu coupable d'appartenance à une organisation terroriste.

La police fédérale australienne a fait savoir que M. Prakash était arrivé en Australie par avion vendredi matin.

"Une enquête a été lancée en 2016 lorsque l'homme se serait rendu en Syrie pour combattre avec l'Etat islamique", a-t-elle indiqué dans un communiqué, ajoutant qu'elle "plaidera devant le tribunal que l'homme a commis une série d'infractions terroristes graves".

Les autorités estiment que quelque 230 Australiens se sont rendus en Irak et en Syrie pour prendre les armes depuis 2012, M. Prakash en étant l'un des exemples les plus marquants.

Il est apparu dans des vidéos de recrutement de l'EI dans lesquelles il exhortait les Australiens à se "réveiller" et à rejoindre le groupe.

M. Prakash a été décrit par l'ancien Premier ministre conservateur Malcolm Turnbull comme l'un des "principaux financiers ou organisateurs" de l'EI au Moyen-Orient.

L'ex-procureur général australien George Brandis avait déclaré en 2016 que M. Prakash avait été tué en Irak à la suite d'une frappe aérienne américaine ciblée, mais il été confirmé par la suite qu'il avait seulement été blessé.