Royaume-Uni: Liz Truss affronte l'opposition pour son premier jour au pouvoir

Liz Truss a remporté un scrutin interne des membres conservateurs lundi après un concours exténuant contre l'ancien ministre des Finances Rishi Sunak qui a commencé en juillet. (Photo, AFP)
Liz Truss a remporté un scrutin interne des membres conservateurs lundi après un concours exténuant contre l'ancien ministre des Finances Rishi Sunak qui a commencé en juillet. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 07 septembre 2022

Royaume-Uni: Liz Truss affronte l'opposition pour son premier jour au pouvoir

Liz Truss a remporté un scrutin interne des membres conservateurs lundi après un concours exténuant contre l'ancien ministre des Finances Rishi Sunak qui a commencé en juillet. (Photo, AFP)
  • Dans son premier discours, la nouvelle dirigeante a promis des mesures «cette semaine» pour sortir le Royaume-Uni de la «tempête»
  • Le baptême du feu aura lieu à la Chambre des Communes à la mi-journée, où elle affrontera le leader travailliste Keir Starmer dans la traditionnelle séance de questions au Premier ministre

LONDRES: Désormais Première ministre britannique, Liz Truss entre dans le vif mercredi en affrontant pour la première fois l'opposition au Parlement, où elle est très attendue sur l'envolée du coût de la vie. 

Après deux mois de campagne pendant laquelle elle a martelé préférer les baisses d'impôts massives aux aides directes aux ménages, la conservatrice de 47 ans s'est résolue, face à l'ampleur de la flambée des factures d'énergie, à promettre d'agir vite. 

Dans son premier discours prononcé mardi devant le 10, Downing Street, la nouvelle dirigeante a promis des mesures "cette semaine" pour sortir le Royaume-Uni de la "tempête", alors que la récession et une inflation plus vue depuis des décennies menacent. 

Mais elle est restée muette sur leur forme concrète, la presse évoquant l'annonce jeudi d'un gel des factures d'énergie. 

Et la pression monte maintenant que la dirigeante ne doit plus convaincre seulement la base du parti conservateur, appelé cet été à choisir son nouveau dirigeant, mais s'adresser à tous les Britanniques. 

Le baptême du feu aura lieu à la Chambre des Communes à la mi-journée, où elle affrontera le leader travailliste Keir Starmer dans la traditionnelle séance de questions au Premier ministre. 

L'exercice hebdomadaire donne souvent lieu à des passes d'armes acharnées entre le chef du gouvernement et les députés de l'opposition. 

Ce sera l'occasion pour Liz Truss de démontrer ses capacités d'oratrice, parfois mises en doute, et de tester le niveau de soutien de sa majorité, dont beaucoup d'élus auraient préféré voir son adversaire Rishi Sunak, ex-ministre de l'Economie, accéder à Downing Street. 

Grèves  

Si le Premier ministre sortant Boris Johnson a appelé les Conservateurs à "la soutenir à 100%", rassembler un parti divisé et au pouvoir depuis 12 ans n'est pas un pari gagné d'avance pour l'ex-ministre des Affaires étrangères à deux ans de législatives pour lesquelles les travaillistes sont donnés largement gagnants. 

Mais la crise économique, principal sujet d'inquiétude des Britanniques, reste le défi majeur de Liz Truss, dont les résultats sur ce front seront cruciaux pour déterminer son avenir politique. 

Les factures d'énergie doivent augmenter de 80% à partir d'octobre et plusieurs mouvements de grève sont de nouveau prévus dans les prochaines semaines, dans de nombreux secteurs, pour réclamer des augmentations de salaire à la hauteur de la hausse des prix et un soutien financier de l'Etat. 

A peine nommée cheffe du gouvernement lors d'une audience avec la reine Elizabeth II dans son château de Balmoral en Ecosse, Liz Truss a décliné mardi soir devant Downing Street ses "trois premières priorités": "faire croître l'économie", s'attaquer à "la crise énergétique causée par la guerre de (Vladimir) Poutine" et aux problèmes du système de santé publique. 

Très libérale, la dirigeante, qui avait affirmé vouloir gouverner "comme une conservatrice", a encore rappelé sa volonté de baisser les impôts et de mener des réformes pour "récompenser ceux qui travaillent dur", comme elle l'a martelé durant sa campagne. 

Autant de sujets sur lesquels les Britanniques attendent la Première ministre et son gouvernement, dont elle doit réunir les principaux membres dans la matinée. 

Après avoir fait une campagne très à droite, Liz Truss s'est entouré de fidèles dans son cabinet, dont la composition a été annoncée mardi soir, à commencer par son ministre des Finances, Kwasi Kwarteng, 47 ans, jusqu'ici chargé des Entreprises et de l'Energie et partisan comme elle d'un Etat peu interventionniste et d'une économie de marché. 

Pour la première fois, les trois principaux postes du cabinet seront occupés par des élus issus de la diversité. 

Outre le Chancelier de l'Echiquier, le ministre des Affaires étrangères James Cleverly a ses racines maternelles en Sierra Leone, et la ministre de l'Intérieur, Suella Braverman est d'origine indienne. 

Cette dernière devra traiter l'épineux dossier des milliers de migrants illégaux qui arrivent depuis la Manche, que le précédent gouvernement s'attelait à envoyer au Rwanda. 


Israël: les militants d'une nouvelle flottille en détention après leur interception en mer

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  • Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que les 430 membres de la flottille avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël
  • Une organisation de défense des droits humains, Adalah, a indiqué mercredi que certains d'entre eux étaient arrivés au port d'Ashdod où ils étaient détenus

ASHDOD: Les autorités israéliennes ont entamé mercredi le transfert et le placement en détention à Ashdod, dans le sud d'Israël, de centaines de militants propalestiniens arrêtés à bord d'une flottille à destination de Gaza, selon une ONG.

Les forces israéliennes avaient intercepté lundi au large de Chypre des bateaux participant à une nouvelle "flottille pour Gaza".

Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que les 430 membres de la flottille avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël.

Une organisation de défense des droits humains, Adalah, a indiqué mercredi que certains d'entre eux étaient arrivés au port d'Ashdod où ils étaient détenus.

"Ayant mis le cap sur Gaza pour y apporter de l'aide humanitaire et contester le blocus illégal, ces participants civils ont été enlevés de force dans les eaux internationales et conduits en territoire israélien entièrement contre leur volonté" a déclaré Adalah.

Une cinquante de navires avaient quitté la Turquie la semaine dernière avec pour objectif une nouvelle tentative de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre.

Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré dans la nuit de mardi à mercredi que les 430 militants pourraient rencontrer leurs représentants consulaires.

"Cette flottille s'est une fois de plus révélée n'être rien de plus qu'un coup de communication au service du Hamas", a ajouté le porte-parole, en référence au mouvement islamiste palestinien qui a mené l'attaque sans précédent contre Israël en octobre 2023, déclenchant la guerre à Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait dénoncé plus tôt "un plan malveillant destiné à briser le blocus (...) imposé aux terroristes du Hamas".

Neuf ressortissants indonésiens, membres de la flottille, "ont été signalés comme ayant été arrêtés par Israël", a déclaré une porte-parole du ministère indonésien des Affaires étrangères, citant des informations datées de mercredi.

L'Indonésie a appelé Israël à libérer immédiatement tous les navires et membres d'équipage. Le journal indonésien Republika avait indiqué plus tôt que deux de ses journalistes figuraient parmi les personnes interpellées.

La Turquie et l'Espagne ont condamné l'interception. Les organisateurs ont indiqué que la flottille comptait également 15 citoyens irlandais, dont Margaret Connolly, la sœur de la présidente Catherine Connolly.

Israël contrôle tous les points d'entrée vers la bande de Gaza, sous blocus israélien depuis 2007.

Pendant la guerre à Gaza, où une trêve fragile est en vigueur depuis octobre 2025, le territoire a connu de graves pénuries de nourriture, de médicaments et d'autres biens essentiels, Israël ayant parfois complètement interrompu les livraisons d'aide humanitaire.

Une précédente flottille avait été interceptée en avril dans les eaux internationales au large de la Grèce et la plupart des militants expulsés vers l'Europe. Deux d'entre eux ont été amenés en Israël, détenus pendant plusieurs jours puis expulsés.

 


Négociations Etats-Unis-Iran: nouvelle visite d'un ministre pakistanais à Téhéran

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  • Le ministre de l'Intérieur du Pakistan, pays médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran, s'est rendu à Téhéran pour la deuxième fois en moins d'une semaine
  • "Mohsen Naqvi est venu à Téhéran pour rencontrer des responsables de la République islamique d'Iran"

TEHERAN: Le ministre de l'Intérieur du Pakistan, pays médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran, s'est rendu à Téhéran pour la deuxième fois en moins d'une semaine, a rapporté mercredi l'agence officielle Irna, en pleine impasse dans les négociations de paix.

"Mohsen Naqvi est venu à Téhéran pour rencontrer des responsables de la République islamique d'Iran", a précisé l'agence, citant "des sources diplomatiques à Islamabad".

 

 


L'armée iranienne prévient qu'elle «ouvrira de nouveaux fronts» en cas de nouvelle attaque américaine

Donald Trump a annoncé lundi avoir renoncé à une attaque contre l'Iran prévue mardi, cela en réponse à une demande de dirigeants de pays du Golfe, et a affirmé que des "négociations sérieuses" avaient lieu. (AFP)
Donald Trump a annoncé lundi avoir renoncé à une attaque contre l'Iran prévue mardi, cela en réponse à une demande de dirigeants de pays du Golfe, et a affirmé que des "négociations sérieuses" avaient lieu. (AFP)
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  • Téhéran continue de contrôler le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que l'armée américaine poursuit le blocus des ports iraniens
  • La quasi-paralysie du détroit a secoué l'économie mondiale, faisant flamber les cours du pétrole

TEHERAN: L'armée iranienne a averti mardi dans un communiqué qu'elle "ouvrira de nouveaux fronts" si les Etats-Unis reprennent leurs attaques contre l'Iran, interrompues depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril.

"Si l'ennemi commet la bêtise de tomber à nouveau dans le piège des sionistes et de commettre une nouvelle agression contre notre Iran bien-aimé, nous ouvrirons de nouveaux fronts contre lui", a déclaré le porte-parole de l'armée Mohammad Akraminia, cité par l'agence de presse iranienne Isna.

Lundi, le président américain Donald Trump avait annoncé avoir annulé au dernier moment une nouvelle attaque contre l'Iran qui aurait dû avoir lieu mardi selon lui, tout en assurant qu'il existait de "très bonnes chances" de parvenir à un accord avec Téhéran.

Il n'avait jamais parlé de ce projet d'attaque avant ce lundi et un message sur sa plateforme Truth Social dans lequel il a expliqué avoir renoncé à une nouvelle offensive à la demande des dirigeants du Qatar, d'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, qui, selon lui, jugent possible la conclusion d'un accord.

Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes, des tractations sont en cours pour tenter de trouver un accord mais les positions des deux parties restent très éloignées, notamment sur le volet nucléaire.

Une seule session de discussions entre représentants américains et iraniens a eu lieu, le 11 avril à Islamabad, se soldant par un échec.

Lundi matin, la diplomatie iranienne avait déclaré avoir répondu à une nouvelle proposition des Etats-Unis visant à sortir de l'impasse diplomatique et à mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient.

Elle a réitéré ses exigences, réclamant en particulier le déblocage des avoirs iraniens gelés à l'étranger et la levée des sanctions internationales asphyxiant son économie.

Lundi, M. Trump avait estimé devant la presse qu'il avait "de très bonnes chances" de s'entendre avec l'Iran, disant observer une évolution "très positive" des tractations avec Téhéran, mais sans fournir aucun détail sur leur contenu.

Il avait toutefois assuré que les Etats-Unis se tenaient prêts à lancer une "attaque totale et à grande échelle contre l'Iran à tout moment, si un accord acceptable n'était pas trouvé" avec Téhéran.

Le chef du commandement des forces armées iraniennes, Ali Abdollahi, avait répondu en mettant en garde "les Etats-Unis et leurs alliés" contre toute nouvelle "erreur stratégique et de calcul".

L'accord en question doit assurer que l'Iran ne se dote pas de l'arme nucléaire, a écrit Donald Trump sur son réseau.

Des médias iraniens avaient déjà dénoncé les "conditions excessives" imposées par les Etats-Unis dans leur dernière offre.

Selon l'agence Fars, Washington exige que l'Iran ne maintienne qu'un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d'uranium hautement enrichi aux Etats-Unis.

Washington a également refusé de débloquer "ne serait-ce que 25%" des avoirs ou de verser des compensations pour les dommages subis par l'Iran pendant la guerre, selon la même source.