Apple ignore l'inflation avec ses nouveaux iPhone

Sur ce semestre, Apple s'est arrogé 66% du marché des smartphones valant plus de 600 dollars (Photo, AFP).
Sur ce semestre, Apple s'est arrogé 66% du marché des smartphones valant plus de 600 dollars (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 08 septembre 2022

Apple ignore l'inflation avec ses nouveaux iPhone

  • Le géant des technologies n'a pas dévoilé de changements fondamentaux pour ses combinés, si ce n'est la disparition du compartiment pour la carte sim
  • La nouvelle série de téléphones comprend quatre modèles, de l'iPhone 14, qui sera commercialisé à partir de 800 dollars, à l'iPhone 14 Pro Max, à partir de 1 100 dollars

CUPERTINO: Apple a présenté mercredi de nouveaux smartphones, à des prix similaires aux deux précédentes gammes d'iPhone, malgré l'inflation galopante et les pénuries de composants, et de nouvelles montres plus chères.

Le géant des technologies n'a pas dévoilé de changements fondamentaux pour ses combinés, si ce n'est la disparition du compartiment pour la carte sim, remplacé par sa version numérique.

La nouvelle série de téléphones comprend quatre modèles, de l'iPhone 14, qui sera commercialisé à partir de 800 dollars, à l'iPhone 14 Pro Max, à partir de 1.100 dollars.

Le groupe continue sa stratégie de croissance de son immense base d'utilisateurs grâce à des produits réputés parmi les plus fiables et intuitifs du marché, et une galaxie d'accessoires et de services qui incitent les consommateurs à rester dans l'univers de la marque.

"Les appareils interagissent entre eux comme par magie et cela crée un écosystème très collant, qui garde les utilisateurs en son sein", a indiqué l'analyste Carolina Milanesi, de Creative Strategies, à l'AFP.

Le sud-coréen "Samsung essaie d'en faire autant. Ils ont fait des progrès mais ne sont pas encore au même niveau", ajoute-t-elle.

De janvier à juin 2022, le groupe américain a vendu 106 millions de smartphones, qui représentent 18% du gâteau mondial, soit 8% de plus sur un an, d'après Canalys.

Sur ce semestre, Apple s'est arrogé 66% du marché des smartphones valant plus de 600 dollars.

"Apple a continué à croître fortement au premier semestre 2022 grâce à la demande solide pour l'iPhone 13 – qui a été le smartphone le plus vendu dans le monde sur cette période – et le nouvel iPhone SE (3e génération)", a noté Le Xuan Chiew, de ce cabinet d'études.

Selon l'expert, ce succès est dû notamment au maintien des prix de l'iPhone 13 et à la diversification de sa production en Inde, quand la Chine a fermait de nombreuses usines pour éviter toute contamination au covid.

Montre à 800 dollars

L'iPhone 14 a été présenté comme "plus rapide que toute la concurrence", avec des écrans plus grands, une batterie qui dure plus longtemps et des objectifs photo et vidéo toujours plus performants quelle que la soit la luminosité ou les contraintes.

Ces smartphones permettent d'envoyer des SOS par satellite et de détecter les accidents de voiture pour alerter les secours plus rapidement.

L'événement marketing, qui a eu lieu en présentiel, a surtout mis l'accent sur la dernière génération de montres connectées, la Apple Watch Series 8 (à partir de 400 dollars), et un nouveau modèle d'entrée de gamme, la Apple Watch SE (à partir de 250 dollars).

"Le dollar fort leur facilite un peu la tâche pour ne pas augmenter leurs prix", a remarqué Carolina Milanesi.

Apple renoue néanmoins avec les prix élevés avec une nouvelle montre conçue spécialement pour les sports extrêmes, de la plongée à la randonnée dans les glaciers, la Apple Watch Ultra.

Commercialisée à partir de 800 dollars, sa batterie est censée pouvoir durer plus de deux jours – en cas d'usage optimisé – contrairement aux modèles existants de la marque qui ne tiennent pas une journée.


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.